06 août 2005

Humeur mauve


Et évidemment, vous vous dites "mais finalement, ces gens-là n'ont pas de vie, ils sont très malheureux". Qui voudrait en effet finir bossue à 35 ans, myope à cause de l'écran de l'ordinateur et cellulitée à cause de la nourriture rapide ?
Et vous croyez que je vais vous remercier de me mettre ces idées stupides en tête alors qu'il me reste encore une page acerbe sur l'historiographie critique de la révolution française à écrire ?
Mais vous rêvez, mon jeune ami !
Aujourd'hui, je suis d'humeur mauve (je trouvais que c'était plus jolie que maussade), j'ai bu 3 litres de coca et n'ai écrit qu'une page, alors que d'ordinaire je fais 2 pages par canettes. Mais je me demande si ce régime ne perturbe pas mon sommeil. A moins que ça soit la thèse. Quoi qu'il en soit, je me suis réveillée ce matin, à 11h30, en pensant que j'étais Charlotte Corday. Terrifiant. Avant de me rendormir, j'ai tout de même vérifier qu'il n'y avait personne dans ma baignoire.

05 août 2005

Mon noyau d'avocat


Ami lecteur, amie lectrice (ce blog est malheureusement 100% compatible Loi sur la parité),
Permets moi de t'apostropher de la sorte à cette heure tardive de la nuit... -la nuit d'une thésarde commence souvent vers 23h00 pour s'achever au petit matin - pour essayer te raconter encore un peu ma vie, "It's my life", comme disait si justement Dr Alban (il avait un PhD, mais je ne sais plus de quelle université).
Bref, ... "Mais toi, ami lecteur..." (je mettrais volontiers "amie lecteure" pour rigoler, mais ça ne ferait rigoler que moi), avais-je commencé... ne crois pas que la raison me fasse défaut, je tenais absoluement à te présenter un élément important de ma vie de thésarde: mon très cher noyau d'avocat.
Je sens poindre un sourire. C'est bien ingrat de se moquer des petits plaisirs quotidiens des gens qui ne prennent pas de vacances. Car à quoi bon ne pas prendre de vacances en été ? Et bien voici une très bonne raison de se faire une raison. Lorsque vous ne prenez pas de vacances l'été, vous pouvez faire pousser des plantes grasses pas chères sans qu'elles crèvent, et sans déranger les seuls amis qui ne vous ont pas encore quitté pour éviter de venir arroser votre moquette.
Mais maintenant que j'y pense, on m'a dit que l'avocatier (Persea Americana), deviendrait très grand, entre 6 et 20 mètres de haut. Et je me dis que ça sera peut-être gênant en apartement à Paris, qu'il ne supportera pas d'être tout seul l'hivers (comme moi), et qu'il aura besoin de soleil (comme moi aussi). Mais elle me rassure, moi, cette graine en germination dans son verre, suspendue par 3 allumettes. Elle a des racines terribles, un peu dégoutantes maintenant. Il est grand temps que je la mette dans un pot rempli de terre, mais allez trouver de la terre à Paris !
Mais je me rends compte que je régresse. C'est vrai, c'est la première et seule plante verte que j'ai pu faire pousser à l'age très précoce de 10 ans, poussée par ma maman qui voulait probablement m'initier aux questions existentielles de l'origine de la vie. Je lis dans sur un site: "Avec un noyau d'avocat qui pousse, tu découvriras comment les graines s'ouvrent et laissent sortir le germe, comment poussent les racines, puis les feuilles. Sa grosseur permet une observation facile. En outre tu obtiendras un élégant petit arbre pour décorer ta chambre".
Voilà, c'est tout pour ce soir, mais c'était très important de vous parler de choses très importantes et de vous présenter mon chez-moi, mon "home sweet home", garni d'un élégant petit arbre en devenir de 20 mètres de haut, qui fournira du guacamole à tout l'immeuble à la prochaine réunion "immeuble en fête".

Koh Lanta, L'ile de la tentation,...

Et voilà. Minuit passé, et me voilà devant la redifusion de Koh Lanta... Après l'ile de la tentation hier, j'aurais du faire une thèse sur "La télé-réalité face au paradigme du spectateur immobile". Mais il aurait fallu que je regarde si Foucault (Michel, pas Jean-Pierre) n'avait pas déjà écrit quelque chose sur le sujet...

Ce soir, j'ai donc décidé de continuer de finir ma thèse.

04 août 2005

J-72...


C'est ça qui est bien avec un blog, c'est qu'on peut parler à plein de gens de sa vie, et que ça sera toujours lu au moins par deux fois plus de personnes que celles qui liront un jour ma thèse. Oui, bien sur, je vais raconter ici des choses que mes parents et Tata Yvonne ne liront jamais, alors qu'ils se feront forts, eux, de m'apprendre comment conduire ma prose dans le monde sans jamais mettre mes doigts dans mon nez.
Je me demande comment Endnote acceptera ma notice de Nadine de Rotschield, Femme un jour, femme toujours... Ce logiciel est devenu très susceptible ces derniers temps; il n'accepte que de la référence de choix, de celles qui parsèment vos notes de bas de pages et qui se ratatinent, toutes collées les unes aux autres en fin de thèse... Un livre publié chez Fixot, ça n'est pas du tout son genre! Du tout.

Et d'ailleurs, ce blog est-il compatible avec Endnote v. 6 ? Accepte-t-il le style Chicago 14th ? Si oui, comment me citer moi-même ?
C'est dingue comme l'écriture est devenu quelque chose d'angoissant ces derniers temps.

Compte à rebours commencé: j- 72 jours. Si vous comptez bien, cela nous mène au 15 octobre pour le vomis de l'annuaire au service des thèses de l'université.