11 avril 2008

Doit-on vendre "Guy" ?

Le moment est grave. Il s'agit de savoir si toi, lecteur assidu , tu penses qu'il faut que je finance un prochain grand colloque par des chemins plus originaux que la désormais classique demande de subvention à la fac (le fameux BQR: Bonus Qualité Recherche... notre label Promotelec à nous) ou l'appel aux fondations privées. Je tiens à signaler que nous sommes, nous chercheurs, poussés à cette extrémité par l'extrême difficulté que nous avons à trouver des subsides pour payer des nuits de Formules 1 aux intervenants étrangers qui viennent nous faire l'aumône de parler dans nos colloques et qui ont la gentillesse de ne pas trop nous accabler lorsqu'on les pousse, à 8h30 du matin, dans la rame bondée du métro, ligne 13, parce qu'on n'a pas non plus d'argent pour leur payer le taxi...
Si tu penses qu'un financement de la recherche peut se faire par des voies plus marginales, peu explorées jusqu'à présent (même pas par Valérie Pécresse) par le fait de répondre positiviement à la demande de publication de "Guy" - le nom de ce journal-, tape 1 dans le commentaire de ce billet. Tu peux y ajouter des messages personnels d'encouragement à destination de l'éditeur, et des messages d'insulte à l'endroit de notre chère Ministre.
Si tu penses qu'il est vain de faire un usage commercial et mercantile d'écritures sans intérêt, ferme ton Explorateur Windows ou ton Firefox et ne remets plus jamais les pieds ici. Social-traître!
Si donc, tu as un avis à exprimer sur la question et si tu n'as pas peur des sondages (ça ne fait pas mal), tu peux le faire par l'intermédiaire de l'embryon de démocratie participative qui se trouve sous ce billet. Ami citoyen, aux urnes!

09 avril 2008

Martine essaye encore d'écrire un article

C'est l'histoire de Martine qui écrit un projet d'ouvrage pour une grande maison d'édition bien trop sérieuse pour ses petites couettes. Et puis, alors qu'elle avait sa première phrase dans le stylo, elle se demande si, dans les paquets de 500g de M&M's cacahuètes, il n'y aurait pas des fois de nouvelles couleurs (orange). Ça lui passe dans la tête, à ce moment là. C'est comme ça. Et là, bien-sûr, elle a oublié sa première phrase et toutes les autres qui suivaient, et elle ferait bien le ménage aussi et elle changerait bien les joints de la salle de bain. Et hop, les bourgeois à la lanterne et le stylo au plumier ! Parce que c'est urgent et qu'elle sent que vraiment, il n'est pas bon pour la santé de travailler dans une telle poussière. Et il faut bien dire que la toile de verre au plafond, ça serait tout de même mieux que la grosse fissure qui continue à pousser et pour harmoniser le tout avec le beau mur rouge-révolution qu'elle a fait fleurir dans le salon il y a peu comme signe de son opposition à la loi Pécresse. Bon. C'est fou ce que les idées me viennent quand je dois écrire. C'est décidé, je file chez Merlin Merlin pour acheter deux rouleaux, de la colle (en super promo pas chère!) et aussi de la peinture blanche, parce que les murs et les portes sont vraiment trop dégueulasses. Je sens que c'est le moment, ne me demandez pas pourquoi. Quand ça vient, il est inutile de vouloir résister à l'esprit de Valérie Damidot.
ps. Toi aussi, découpe cette couverture de Martine selon les pointillés et colle là sur tes cahiers, sur ton cartable, sur tes dossiers de candidature aux postes de Maître de conférences. Sur demande, modèle également disponible avec la Revue Française de Science Politique.

01 avril 2008

"Y'a encore quéqu'un?"

Vous savez quoi ? Je pense que ce blog me manque et que si j'étais un lecteur assidu, je supplierais son auteur de reprendre un peu du service, parce que là, quand on ne sait pas trop quoi faire à part écouter "ma radio rose" (toujours au fond du couloir, là, à droite), on n'a plus rien pour procrastiner et s'agiter le stylo et c'est bien dommage. Et écrire des choses idiotes qui font rire les copains quand ils ont des choses à écrire aussi, ça fait parfois du bien. Même si c'est des collègues d'ailleurs.
Alors puisque vous ne me le demandez pas, je le fais. Bande d'ingrats. Après tout ce que j'ai fait pour vous !

Et je réouvre ce blog. Oui, je fais ma Sheila (Jospin avec des couettes, pour les plus jeunes d'entre nous qui ne l'ont pas connue). Je reviens après avoir dit "au revoir". Ben oui, de toute façon, je suis toujours étudiante en thèse. Il ne faut pas le dire. C'est un grand secret qui me sert surtout à avoir des tarifs réduits au cinéma et à payer moitié prix à la BNF. Je te mets dans la confidence parce que tu as adhéré au fan-club et que tu as droit à des info inédites et à une lettre parfumée personnalisée à tes couleurs (rose) pour ton anniversaire. Une confidence qui me protègera probablement tout aussi longtemps que celle auparavant liée à mon identité professionnelle (bah quoi ? ça a bien duré 1 semaine quand-même).

Bon donc me revoilà avec une thèse. Plus la même, une autre, une "pour de rire". Tout de même, c'est la première fois qu'on voit ça: une bloggeuse qui reprend une thèse juste pour le plaisir de pouvoir continuer d'écrire aussi sur son blog sans devoir en changer le titre.
Alors bien sûr et comme avant, ce blog n'aura pas grand chose à voir avec la thèse, sauf des fois. C'est surtout une psychanalyse gratuite (pour moi mais aussi pour vous, qui ne manquez pas une occasion de vous amusez du malheur des autres!). Une psychanalyse, mais en plus rigolo. Quoi que vous m'objecterez probablement qu'on peut très bien passer une soirée désopilante entre amis, en relisant tout Jung ou tout Groddek et en se demandant si ce dernier a oui ou non assuré le maintient du Ça de manière plus ferme que Freud. (Et non, ce n'est pas le sujet de ma nouvelle thèse, pourquoi?)
Mais, vous l'aurez compris. On se soigne comme on peut, surtout qu'en matière de procrastination et d'amusement, j'avais essayé un médicament de substitution, facebook, qui ne m'a récemment pas trop bien réussi il faut dire. Du coup, j'en reviens aux fondamentaux. "Rien ne vaut les fondamentaux", comme le dit le grand philosophe Bernard Laporte.

06 septembre 2007

Fin et Suite...

Chers amies lectrices, chers amis lecteur, mes biens chers compatriotes,

Comme vous avez pu vous en rendre compte, si vous avez suivi ce blog, commencé aux dernières convulsions de la thèse, le titre de ce blog ("passe ta thèse d'abord") n'a désormais plus grand chose à voir avec son contenu potentiel, moi qui fait maintenant partie des nanties et des cadres de la nation.

C'est à regrêt que j'ai donc décidé de mettre fin à ce blog.
Il serait bon, ici, ami lecteur, d'écraser une larme d'émotion.

Et pour paraphraser un auteur célèbre, académiciens de surcroît, "je souhaite bonne chance à chacune et à chacun d'entre vous. Oui! Bonne chance du fond du coeur. Sans amertume vis à vis des uns, et avec une vive reconnaissance vis à vis des autres. (...) En ces temps difficiles, où le mal rode et frappe dans le monde, je souhaite que la Providence veille sur la France, pour son bonheur, pour son bien, et pour sa grandeur... (pause) Au revoir."


L'aventure continue... bientôt la suite de Passe ta thèse d'abord sur "Passe ton Habilitation à Diriger les Recherches d'abord"... (non, j'déconne).

Mais je te connais bien, ami lecteur, toi qui es curieux comme un speculum. Tu te demandes donc où aller maintenant pour lire des imbécilités plutôt que de travailler à ta thèse ? Dans ma grande bonté, j'accepte de répondre à ta question. Bien mieux que Martine à la plage, je vais maintenant ouvrir sur un blog institutionnel, intitulé "les Aventures palpitantes d'une chercheuse au pays de Narcolène et Ségozy". Je n'ai jamais été très douée pour les "beaux tîtres" il faut dire...

Lien à suivre donc

09 juillet 2007

J'avais 13 ans...

... et ce n'est que maintenant que je me rends compte de ce que pouvait avoir d'inquiétant ma passion pour les Livres dont vous êtes le héros. Dans le début des années 1987-1990, je me mettais à lire de façon frénétique, à raison d'un tous les deux jours, ces livres aux noms improbables: "Le Tyran du Désert", "La Couronne des Rois", livres découverts dans la bibliothèque de mon collège.
Et c'est seulement aujourd'hui, après avoir lu un billet et un commentaire sur ce blog, que je me rends compte que c'était bien là qu'était née ma vocation et mon attrait pour la collection Folio de Gallimard. Tous ces titres me menaient irrémédiablement vers la science politique (mais oui ! ces titres sont à mettre directement en rapport avec la crise institutionnelle que traverse la 5e République!). De même, et plutôt que les titres barbares, qui me plaisaient beaucoup à l'époque, il y avait aussi des titres comme "Pour l'indépendance", où le lecteur est mis dans la peau d'un minuteman américain. Il y a maintenant des gens assez fous pour consigner dans un petit coin de leur ordinateur tous les changements intervenus entre la V.O. et la V.F. de ce livre, comme par exemple, les illustrations dont le lectorat français a été privé (et l'on découvre avec stupéfaction que "l'illustration 293 dans la vf, est en fait la 161 dans la vo" !!!).
Finalement, j'ai fait pareil bien après, sauf que ça s'appelle une thèse, et que là, ça fait très sérieux.

08 juillet 2007

Une nouvelle vie commence...

Voilà, une nouvelle vie commence. Et ce blog sera un peu comme les volcans Volvic... un être s'éteint, un autre s'éveille. (VGE, sors de mon corps!). Et donc je promets une suite à cette aventure palpitante: la survie du jeune chercheur en milieu hostile.
Je vais maintenant vous raconter comment je vais devenir garde des Sceaux en envoyant une lettre au bon Président Sarkozy, pour lui demander si, par hasard, il ne chercherait pas une chercheuse en science politique pour faire un rapport ou entrer au gouvernement.
- je suis une femme (check)
- je suis issue d'une fille d'immigrés, deuxième génération (check)
- je pourrais participer à Koh Lanta si on me le demande (check)
- j'ai des amis de gauche
- je peux infiltrer à l'envie les réunions de consommateurs ou d'autres institutions gauchistes (double check)
- je peux mettre dans la même phrase les mots "Segolène Royal" et "salope" (check)
Comme vous le voyez, si je m'ennuie dans la recherche un jour, je pourrais m'en sortir.

20 mai 2007

"C'est un début..."

Je file un mauvais coton (la langue française est pleine d'expression délicieusement surannées)... je n'arrive pas à écrire mon texte de présentation... J'imagine que l'entretien n'a pas grand chose à voir avec les questions traditionnelles des chasseurs de tête dans le privé...
"Si vous deviez citer 3 de vos qualités et 3 de vos défauts?"
- euh... je suis bavarde ? je suis bourdieusienne ? je suis euh... spontanée ?
- euh ok, maintenant vos 3 qualités ?
- ben, c'était mes 3 qualités ça..."
Et puis les autres questions du genre "votre couleur préférée ? Là, je sais que d'ordinaire, il faut éviter de dire "Noir" ou "Gris", sinon on passe rapidement pour quelqu'un de déprimé qui va revenir cher à l'entreprise en congé-maladie... déjà qu'en tant que fille, on est quasi obligée de pondre une fois par mois et d'enfanter dans la douleur alors... n'en ajoutons pas.
Donc là, normalement, j'échappe à ce type de questions, et aussi à l'analyse graphologique. (Voir ci-contre pour les analystes expérimentés en graphologie et autres Champollion en herbe...).
Par contre, il va y avoir des questions du même genre...
"c'est qui votre auteur préféré?" (autre version du "de qui vous êtes vous inspirée pour vos travaux?")
Et si vous répondez
- "le Catalogue Leroy Merlin ! ", ça ne fera malheureusement rire que vous. (Et ça ne sera pas volé).

19 mai 2007

Lentamente...

Il y a un an et demi, je me demandais déjà comment introduire son texte de soutenance de thèse et accessoirement comment dire bien bonjour aux gens sans mettre ses doigts dans son nez. Voilà que je me pose la question de savoir maintenant comment commencer son texte d'audition à un poste. Comme quoi, tout évolue. Lentement, mais ça évolue quand-même. "Mesdames et messieurs les membres de la commission de spécialistes", ça fait vaiment trop long. "Mesdames, Messieurs", ça fait un peu court, mais je crois que c'est plus sobre. Et le sobre, ça me connait. kikoo, lol, mdr, ptdr.

18 mai 2007

Commissions de spécialistes en Science Politique

Oui, c'est nul, j'ai déserté mon blog. C'est mal, c'est très mal. Mais en exclusivité, je vous donne tous les classements des recrutements à venir sur les postes de science po...

Poste n°0238 - flêché écologie, développement et aménagement durable
Les cnadidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Alain Juppé
2- Nicolas Hulot
3- Nicolas le Jardinier
4- Cécilia Sarkozy

Poste n°2399 - flêché économie, finance et emploi
Les candidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Jean-Louis Borloo
2- Laeticia Halliday
3- Christian Clavier

Poste n°7299 - flêché intérieur, outre-mer et collectivités locales
Les candidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Michèle Alliot-Marie
2- Antoine
3- Alain Térieur
4- Steevy

Poste n°7286 - flêché immigration, intégration et identité nationale
les candidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Rachida Dati
2- Michel Sardou
3- Alain Juppé (mais si, allez, ça aurait été drôle!)
4- Jacques Chirac

Poste n°8288 - flêché santé, jeunesse et sport
les candidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Roselyne Bacelot
2- Maïté
3- Line Renaud
4- Henri Salvador

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai envie de me jeter par la fenêtre...

13 mars 2007

Et 1, et 2, et... 2.

Bon, alors voilà, je n'ai pas été qualifiée en Histoire. Evidemment, c'est bien volontaire, et c'était uniquement fait pour éviter que vous répandiez partout la nouvelle "tu sais, je connais une fille qui est qualifiée en 3 sections CNU. Tu vois le genre, elle a du sucer". Je vous connais, vous avez l'esprit mal embouché. D'abord, je voudrais préciser une chose sucer c'est le minimum, c'est tout juste utile pour une publication (et encore un truc vite fait publié par une obscure revue trotskyste que plus personne ne lit, vous voyez le genre et là si j'avais voulu être méchante, j'aurais dit un truc publié par Syllepse, un truc comme ça, heureusement vous avez de mauvais yeux), mais certainement pas pour une qualification CNU. Car une fois qualifiée, vous ferez quoi malheureuse ? Vous coucherez avec les Coeurs de l'Armée Rouge ?

Mais à tout bien réfléchir, était-ce bien la carrière que vous envisagiez ? Public lecteur attention. Tu lis ici en exclusivité l'une des réponses au grand test du printemps 2007 "je remets de l'ordre dans ma vie en m'inscrivant au chomage et en me demandant pour quel métier je suis faite" du numéro de mars de Marie-Claire. Ensuite, je t'emmenerai nager avec les dauphins magiques -tu verras, ils sont plus intelligents que les profs de ton université-, et tu devras envoyer cette news à 20 personnes que tu aimes afin que ton rêve se réalise. Sinon, toute ta famille et tes amis s'écraseront dans un accident d'avion en forêt amazonienne, ce qui contribuera au réchauffement climatique et à la propagation de la grippe aviaire qui fera disparaître toutes les générations futures dans une gigantesque diarrhée universelle. Public chéri, ce sera terrible pour les survivants. Je ne te le cache pas.

Bon, et moi, on ne me la fait pas. Même quand on suce, on n'est pas sûre d'être qualifiée au final. Donc je me suis dit que ça ne servait à rien de toute façon de finir dans un bordel à Bangkok avec des crampes aux cuisses, et qu'on ne m'attraperait pas cette fois avec du sel sur la queue comme avec les allouettes (ou les mouettes, je ne sais plus très bien, avec un animal niais de toute façon) et que surtout je m'étais déjà faite bien avoir la dernière fois et que c'était déjà assez pénible comme ça. Un peu comme marcher dans une petite flaque d'eau lorsqu'on porte des sandales avec des chaussettes marron clair qui puent. Ou un peu comme essayer de percer un bouton qui est blanc mais pas encore bien mûr, ou se faire surprendre les doigts dans le nez à un feu rouge par le conducteur de la voiture d'à côté qui est en plus super beau gosse. Vous voyez ? Alors que là, "je m'en tamponne le coquillard avec un pinceau grand comme ça", comme disait mon prof de latin de 2nde à qui on racontait que non non non, on n'avait pas copié sur les traductions bilingues des Belles Lettres de la bibliothèque du lycée pour faire notre thème et qu'on était doués, un point c'est tout. Collectivement doués, voilà. Il fronçait les sourcil quand il disait ça, et aussi, il postillonait des petits trucs super gras qu'il gardait dans les poils rèches de sa moustache poivre et sel après le déjeuner. Vous voyez ? Oui, car normalement, on en a tous eu au moins un comme ça dans notre scolarité. Soit celui qui postillone les restes de nourriture du repas de la veille, soit celui qui a des pellicules grosses comme des confettis sur le col et le dos de sa veste en velour côtelé marron (grosses côtes), soit celui qui n'a pas seulement l'haleine du matin, mais celle de l'avant-veille, et puis encore celui qui porte des vêtements tâchés et qui revient des toilettes en oubliant de remonter sa braguette. Moi, j'ai eu les quatre, en plusieurs exemplaires même, plus celui qui garde des dépots blanchâtres et pâteux à la commissure des lèvres (collector celui là, pour peu qu'il soit prof de sport et qu'il porte un pantalon de survêt un peu collant avec poutre apparente lorsqu'il vient dans les vestiaire des filles pour voir si elles sont prêtes, c'est bingo!). Et j'en ai même eu un qui a un jour machônné par inadvertance mon stylo bic rouge, c'est dire jusqu'où j'ai poussé l'abnégation alors que c'était du prof d'allemand dont j'étais amoureuse, et qui aurait pu mâchonner tous mes crayons, celui qui nous racontait toutes les histoires de Rolf Und Gisela (voir photo).
Je lance d'ailleurs un vibrant appel: si vous avez chez vous les manuels d'allemand des années 85-90, merci de les mettre quelque part sur le net ou d'envoyer les scans des aventures folles folles folles de Rolf et Gisela, son idiote de soeur, tout juste bonne au ping-pong ("Eins zu Nuuull ! Bravooo, Gisela"), qui ne pouvait même pas amener la pipe "en bois" et le journal à son père qui se reposait d'une journée de travail dans le fauteuil du salon ("Rolf, Wo ist meine Pfeife - deine Pfeife? - Ja, meine Pfeife - Achh ! Wo ist die Pfeife. Sie ist nicht in Wohnzimmer" - bah voyons, on y revient ! il faut dire qu'à l'époque, en 6e, on n'avait pas l'esprit mal tourné comme les jeunes de main'nant), pendant que sa mère cuisinait dans euh... ben dans la cuisine. Vous pouvez laisser vos coordonnées ou vos liens en commentaire si c'est le cas. Et si, comme Gisela, vous n'êtes doué que pour le sport et boire de l'Orangenschaft et pas avec les ordinateurs, je peux vous aider.

Bref, c'est bien parce que doudou ne serait probablement pas d'accord, mais il ne tiendrait qu'à un fil que je ressemble un jour à ces profs dégoûtants, juste pour emmerder les étudiants et me venger de tant de souffrances endurées depuis le collège. Je dis le collège parce qu'avant le collège il y avait le CM2 avec la classe de neige et que c'était chouette d'être loin des parents pendant 3 semaines, même si j'ai pleuré un peu des fois parce j'étais la seule à qui les parents n'avaient pas écrit depuis 2 semaines (c'était surtout qu'ils n'avaient pas mis assez de timbres sur l'enveloppe qui avait mis 2 semaines à arriver, les inconscients), et avant je ne sais plus très bien, mais il y avait de la peinture à doigt qui sentait rudement bon, des feutres et aussi de la terre cuite que l'on roulait en long boudins bien fins sur la table avec les copains pour ensuite en faire de jolis paniers pour maman. Bref, un jour, je me vengerai sur les étudiants d'une part et sur mes parents d'autre part en leur racontant l'histoire de la petite fille qui pleure en classe de neige parce qu'elle est la seule à ne pas avoir reçu de cartes de ses parents pendant 2 semaines, même qu'elle marchait dans le froid et la neige en se réchauffant avec des allumettes achetées lors de la sortie hebdomadaire de la classe au Franprix du village (là où on s'approvisionnait aussi en Malabar). Et non, lachez moi enfin, je ne ferai pas votre psychalanyse à la con.

12 mars 2007

"Au revoir, au revoir président..."

Oui, c'est bien triste, Chirac nous dit au revoir, et, compte tenue du niveau de la campagne, j'en reviens presque à regretter qu'il ne se lance pas dans la bataille. Le président est mort! Vive la mort !
On aurait eu de chouettes blagues à raconter. Si ça tombe, Nicolas Sarkozy aurait débalé des histoires de famille pas très reluisantes... Ce genre d'histoire par exemple, qui me fait encore rire, rien que de penser à la tête des gens qui ont découvert son principal protagoniste:

lundi 12 mars 2007, 17h31
L'ambassadeur d'Israël au Salvador retrouvé nu, ivre et ligoté
JERUSALEM (Reuters) - Israël a rappelé son ambassadeur au Salvador, qui avait été retrouvé ivre et nu avec des accessoires sexuels dans la cour de sa résidence officielle, rapportent les médias israéliens. A Jérusalem, le ministère des Affaires étrangères a confirmé qu'il avait été rappelé, sans donner de précisions. "Le ministère juge son comportement malséant pour un diplomate", a dit un porte-parole.

Selon les informations de presse, la police salvadorienne a retrouvé l'ambassadeur nu, ivre, ligoté et bâillonné, une balle en caoutchouc dans la bouche et des accessoires sexuels posés près de lui. L'incident, précise le ministère à Jérusalem, remonte à deux semaines. Un nouvel ambassadeur sera nommé au Salvador.

Malhreusement, ce n'est pas demain que l'on pourra rire autant, étant donné le puritanisme de Segolène, et la vie désormais bien rangée de Nicolas (Anne Fulda, si tu nous lis...). A part François Bayrou, capable de plonger par inadvertance dans des piscine vides, je ne vois pas ce qui peut nous amuser autant qu'un Chirac nu mais en chaussettes et porte-chaussettes au fort de Brégançon. Ou alors peut-être la coupe de cheveux de Nicolas Hulot ?

26 février 2007

Et 1, ... et 2...

My Dear Fellows, ... I am pleased to announce...(oui, ce soir, c'est la nuit des Oscars sur ABC, j'essaye de me donner une contenance...) que ça fait plusieurs jours que je retiens la nouvelle que le monde entier attend: la qualification en science politique est là cette année... Bon voilà, vous savez tout. Et là, il y a Céline Dion qui chante et qui grimace, mais c'est à la télé et ça n'a rien à voir avec ma qualification que je sache. Ca serait trop beau...

09 février 2007

"We want you"

Et de 1... Une qualification in the pocket (as you see, my English is rich...), ce qui tombe bien car c'est probablement pour cette excellente raison que j'ai été qualifiée par les membres de cette haute et estimable assemblée...
En attendant le résultat des deux autres qualifications, dans des sections moins exotiques, lets keep les doigts croisés.

31 janvier 2007

"Sauvez-moi..."

Un cri déchirant, digne de la Star-mais-qu'à-demi (pour sauver votre candidat à la qualification, tapez 56389204), une supplique à Jeanne Mass... Mais pourquoi donc ? Parce qu'aujourd'hui, demain, après-demain...enfin dans les jours qui viennent, va s'abattre sur moi le glaive tranchant des examinateurs du C.N.U..
Pour les néophytes qui arrivent sur ce blog en tapant n'importe quoi et qui se plaignent ensuite de tomber sur n'importe quoi, une petite explication s'impose.

Le C.N.U. (Conseil
National des Universités
) est composé de 2/3 de membres élus, et d'1/3 de
membres nommés (par le Ministères), renouvelés tous les 4 ans. C'est fait de
plein de gens qui vous comprennent et qui vous soutiennent dans vos démarches de
recrutement. Si vous n'avez pas été recruté une année, vos amis vous disent
pourquoi ils sont désolés, et comment recommencer efficacement l'année qui suit.

Je ne peux en dire plus pour le moment, vous le comprendrez bien. Je suis déjà en danger de mort. J'en ai trop dit.
Ouvrons les paris: sur 3 qualifications demandées, combien me seront accordées ? On peut même faire un jeu amusant chez soi avec trois fois rien en attendant les résultats:
Vous connaisez le chifoumi ? (non, je n'essaye pas de vous vendre une plante médicinale aux effets laxatifs). Le chifoumi est un jeu stimulant pour l'esprit des jeunes personnes. Vous choisissez entre pierre, cailloux, puits, papier, ciseaux et vous vous engagez dans un combat viril contre quelqu'un qui choisit également l'un de ces items. A la fin, les règles décident de celui qui gagne: (la pierre tombe dans le puits, les ciseaux se cassent contre la pierre, etc.)
Je pense qu'une variante tout aussi stimulante pourrait voir le jour avec les règles suivantes:
  • Entre Pouvoirs et Raisons Politiques, c'est Raisons Politiques qui l'emporte.
  • Entre congrès de l'AFSP et Raisons Politique, c'est le congrès de l'AFSP qui l'emporte
  • Entre Presses de la FSP et l'Harmattan, c'est les Presses de la FSP qui l'emportent
  • Entre Bourdieu et Finkielkraut, c'est Bourdieu qui gagne
  • Entre Finkielkraut et Politix, c'est Politix qui gagne ("ah bah tiens, "Finkielkraut", il ne fait jamais gagner alors ? " - "Ah bah non, on est en science politique ici mon petit monsieur...")

Evidemment, toutes les combinaisons transversales (Bourdieu contre le congrès de l'AFSP, Finkielkraut contre Raisons Politiques) sont en cours d'élaboration. J'en appelle à vos témoignages. Et sinon, il reste le jeu de poker de l'année dernière. On ne peut pas dire que j'avais alors fait sauter la banque...

(Esprit du chifoumi, ou que tu sois, sauve moi !!)

29 janvier 2007

Un suspence bien suspenceux

Suspenceux? Mais il n'existe pas ce mot! Et bien je vous répondrais que:
* les mots gouvernance ou bravitude n'existent pas non plus;
* dans ce cas, on a bien le droit d'inventer les mots que l'on veut en sciences humaines et sociales;
* et que quand je l'employais déjà à 5 ans, les gens trouvaient alors que j'avais beaucoup d'esprit. Et en plus, ça faisait déjà plus rire que le dernier opus de Jean Leca. Ce qui n'est pas peu dire.
Les heureux élus qualifiés seront donc bientôt connus du grand public (c'est-à-dire, en gros, des lecteurs de la liste de l'ANCMSP et de l'AECSP) car les réunions plénières sont enfin affichées (plus ou moins) sur la page du Ministère de la Recherche. D'ailleurs, en googlelant l'url ce blog, j'ai trouvé amusant qu'il soit répertorié comme "lien" dans la home sweet home page de l'ANCMSP. Comme quoi, on peut être à la fois thésard ou post-doc désespéré, en recherche d'emploi et ne pas perdre son humour. Avant de se jeter par la fenêtre quand-même à la fin.
D'ailleurs, il faut aussi un peu d'humour certainement pour assister à une conférence intitulée "L'avenir du doctorat au niveau européen". L'intitulé me fait penser à ces conférences de micro-biologie cellulaire: "Le devenir du cytosquelette de la mitochondrie en milieu acide". Et vous ne m'en voudrez pas, à la lecture de ce blog, moi qui vous parle néanmoins depuis une retraite américaine forcément dorée selon notre ancien ministre, de considérer qu'en milieu acide, le cytosquelette de la mitochondrie a une survie plutôt précaire.

Avis aux webmasteurs intéressés

Mieux que le Monde Diplomatique, plus fort que Joey Starr et surtout sans aucun rapport, le flux d'actualisation de ce blog est disponible ici:
http://passetathesedabord.blogspot.com/atom.xml

04 janvier 2007

Mes Meilleurs Vieux...

Biens chers camarades d'angoisse, je me permets tout d'abord de vous rassurer. Dans les bonnes résolutions 2007, j'ai inscrit "écrire tous les jours sur mon blog". Comme j'avais déjà inscrit au programme de 2005 "écrire tous les jours sur ma thèse", je sais que vous ne serez pas trop déçus.
Et pour bien commencer l'année, voici une petite histoire drôle de notre ex-ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement vraiment supérieur et de la recherche (d'emploi). Interrogé par un journaliste de France Inter, François Fillon annonce (retranscription disponible sur le site de France Inter):
F. Fillon : « Il y a tous les pays de l'Union Européenne qui deviennent plus accueillants que nous ! La Belgique, la Grande-Bretagne, bientôt les pays de l'Europe du Nord avec leur fiscalité pourtant record vont devenir plus accueillants que nous. »
Le Journaliste : « Donc on peut comprendre Johnny ? »
F. Fillon : « Ah moi je... je... je porte aucun jugement moral, je dis que la... la responsabilité... parce que y a Johnny mais y a aussi les jeunes chercheurs qui s'en vont aux Etats-Unis. C'est exactement la même chose. Pourquoi est-ce qu'ils vont aux Etats-Unis ? Parce qu'aux Etats-Unis ils seront mieux payés, que s'ils déposent des brevets ils pourront les exploiter et qu'ils seront moins imposés sur le plan fiscal. »
Voilà, je ne sais si on peut comparer la fuite d'un cerveau bac + 15, non payé en France avec la fuite du cerveau d'acarien de Johnny, mais la comparaison méritait d'être soulignée effectivement. Merci Monsieur le Ministre. Et je ne dis pas ça parce que je suis en post-doc non rémunéré aux Etats-Unis... Je n'ai personnellement aucune idée de brevet pour le moment, SuperChouChou étant déjà très occupée à sauver le monde, mais je pense que celui qui va trouver l'appareil à les cons moins puissants va faire fortune...

26 novembre 2006

Le petit Nicolas en thèse

Une petite page très drôle sur le Petit Nicolas en thèse. Très drôle tellement ça aurait pu être de moi. Ou peut-être est-ce l'inverse. Je vais donc éviter de faire la même chose avec les BD de Reiser ou Wolinski ("Gros Degueulasse soutient sa thèse - vol I. ") mais vais par contre reprendre mes vieilles planches de Snoopy, le chien philosophe.

20 novembre 2006

Eliminatoires

Bon, pour la seconde année consécutive, voilà le stress des qualifications qui commence. En fait, il n'a jamais cessé depuis un an, mais pour faire la fille qui s'en fout, je dis que ça ne m'affecte pas du tout quand des amis me disent "ah... tu as untel ou untelle... il/elle est imprévisible". Même pas mal. Pas affectée du tout. *DU TOUT*. Et puis je me refuse à céder à ce genre de discussion (qui ne m'affecte pas du tout, je le rappelle) digne d'une rentrée de 6e ("ah, tu as la vieille Brignon en français ? Fallait pas la prendre! elle a déjà electrocuté des élèves avec son vieux fer à friser! si si, j'te jure!").
Et puis, c'est décidé, si je ne suis pas qualifiée cette année, je renomme mon blog "le blog de Mademoiselle Médiocre" et je me suicide aux mi-cho-ko en direct à la Staracademy devant un parterre d'enfants médusés qui ne feront, du coup, jamais de recherche. Ca risque de prendre du temps, mais voilà comment on se venge de l'ingratitude de la recherche française. D'ailleurs, j'ai mes entrées (à la Starac, pas dans la recherche) puisque ma concierge connaît très bien une copine de la soeur de Nikos Aliagas. Bref, les qualifications, ça marche pareil. Il faut trouver un(e) gardien(ne) d'immeuble (votre département, votre chez-vous, le chez-vous de vos parents, ...) qui connaisse la cousine d'un voisin du "membre qualificateur". Si vous fréquentez la même boulangerie de quartier, c'est gagné! (il faut entendre boulangerie au sens large ici, vous aurez compris).
Mais sinon, oui oui je sais... mon dossier est très bon, et tout le toutim et oui, je suis aussi la fille la plus intelligente et drôle au monde. C'est ce que mes parents me disent d'ordinaire quand ils veulent que je passe Noël/ Pâcques/ les fêtes de L'Aïd / Thanksgiving/ Hannoukah/ StNicolas/ LaToussaint/ avec eux. Je trouve que pour une famille d'athés, ils poussent un peu. Heureusement, il y a doudou qui me le dit aussi et qui ne me demande que des trucs sexuels en échange. J'ai juste peur que les membres du CNU ne soient intéressés ni par la première contrepartie, ni par la seconde.

14 novembre 2006

Y'a que la vérité qui compte

Mes petits loups. Je vous devais bien quelques nouvelles, depuis le temps. Je sais que vous attendez toujours ces petits billets caustiques comme on attend un peu chaque jeudi la sortie du Figaro Littéraire. Ceux qui savent que j'ai passé ma première critique dans un dernier numéro comprendront pourquoi je dis ça. Les autres pas. Pire encore, ils feront comme s'ils n'avaient jamais lu un seul numéro, alors que l'on sait tous très bien que le Figaro littéraire est très utile pour cacher les numéros de Playboy cachés sous son lit ou pour emballer les épluchures de batavia.
Bref, afin de rattraper le temps perdu, je vous dois quelques nouvelles extraordinaires qui vont ensoleiller votre semaine:
  1. J'ai repris les Mi-cho-ko chocolat noir (alors que j'avais arrêté depuis 6 ans au moins)
  2. Je suis la nouvelle copine d'Alain Delon (ne cherchez plus, c'est moi)

16 octobre 2006

Spamée par l'UMP

Encore un peu de pub ? Oui, merci bien. Et voilà que mon blog se fait empuber par le blog de Sarkozy, mais avec une publicité contextuelle des plus étranges...
Comme vous le voyez sur cette petite capture d'écran, le blog de Sarkozy est le blog des "chiens dangereux"...

12 octobre 2006

Une famille en Or

Daerden sur RTC Liège

La vie politique française vaut-elle la politique Belge ? Non, elle est beaucoup moins drôle. Je vous présente sur cette video Michel Daerden, et son fils Frédéric, heureux élus aux récentes élections provinciales et communales belges. Deux belles têtes de vainqueurs. Ministre régulier et multitâche du gouvernement wallon, reconnu pour sa lucidité aussi fulgurante que fugace, Michel nous ferait presque oublier les petites misères électorales françaises, ses Patrick Balkani et autres Alain Juppé...Bien-sûr, j'adore les Belges et n'aime pas les clichés, vous me connaissez. Et non, les Belges ne sont pas tous saoûls comme des Polonais. Mais je pense que les électeurs de Michel Daerden ne peuvent pas tous être des buveurs de jus de pomme.

11 octobre 2006

Bravo ! Vous avez gagné !

Vous avez gagné une superbe reproduction en couleur du calendrier de la campagne de recrutement 2007 (à découper selon les pointillés sous la surveillance d'un adulte)

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11 septembre 2006:
Ouverture de la campagne d'inscription sur la liste de qualification (10h, heure de Paris)
16 octobre 2006:
Clôture des inscriptions (17h, heure de Paris)
à partir du 14 novembre 2006:
Consultation du nom des amis-rapporteurs sur le site Antares
14 décembre 2006:
Date à laquelle la thèse ou l'habilitation doit avoir été soutenue,
Date limite de l'envoi du dossier aux amis-rapporteurs
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Voilà, je pense que tout y est. Bonne chance à tous!

26 septembre 2006

Paris brûle-t-il?

Pas entièrement. Mais ma cuisine, un peu. Oh, ... juste un peu, dans le four seulement, parce que j'avais eu le malheur de vouloir cuisiner, à mon retour en France, à 2h du matin. Ca m'apprendra à vouloir rentrer en France pour faire du zèle et de la recherche (gastronomique) avec du papier sulfurisé. Du coup, je me suis dit que, puisque je n'avais rien à faire d'important (oui, je mens, et alors ?), j'allais blogger ce petit incident. C'était ça ou vous parler de Céline Dion. J'ai pensé que vous préféreriez. Mon voisin n'était pas d'accord d'ailleurs, sur le terme incident, qui a appelé les pompiers par précaution, en ce disant qu'il était vraiment bien content que je sois rentrée en France. Je me dis maintenant qu'il aurait probablement préféré une note sur Céline Dion. Mais maintenant, je pense qu'il y a moyen de taper quelques euros aux habitants de l'immeuble, qui craignent maintenant légitimement pour leur sécurité, et qui seront très certainement prêt à me payer une livraison de pizza ou deux par semaine. C'est bien humain, après tout.
Deux bonnes nouvelles donc. D'une part, je peux être extrêmement dangereuse dans une cuisine, sans avoir particulièrement d'envies suicidaires. Ca, c'est déjà très chouette comme bonne nouvelle. D'autre part, l'art de la procrastination n'a pas de limite et s'exerce également très bien après la thèse. Et ceci constitue également un très beau message d'espoir pour de nombreux thésards à la dérive.
D'ailleurs, autre sujet d'importance désormais, la longue liste des visiteurs de ce site, arrivés ici (hier) en tapant dans Google "mon chien mange trop vite", ou encore "les chevaux aiment-ils les poireaux?" (authentique). Voilà, vous êtes bientôt 30 000 à avoir lu ces quelques mots en ayant tapé vraiment n'importe quoi dans Google. (Je vous aime, moi aussi). Pour ceux qui sont arrivés ici en se posant les vraies questions sur leur thèse, "puis-je commencer à rédiger sans caranougat?", "que faire lorsqu'il n'y a plus de coca au frigo ?", ou encore "faut-il s'abstenir de manger un sachet de Chamallow ou de Mi-cho-ko avant sa soutenance?", je répondrai que moi aussi, j'ai traversé ces épreuves difficiles.
Je me dis aussi que je vais prévoir un super gros lot pour le 30.000 e visiteur !

13 septembre 2006

"One way ticket... to the blues"

Oui, c'est aussi une superbe chanson de Eruption, un groupe qui n'existe plus que dans les souvenirs des vieux trentenaires (dont je ne suis pas encore). Quel dommage que le "one way ticket" ne soit pas autorisé pour aller aux Etats-Unis. Car malgré les difficultés financières qui ne vont pas manquer de voir le jour un jour ou l'autre (ah bah tiens, aujourd'hui par exemple), je resterais bien un peu plus longtemps que 15 jours... Comment expliquer cela à mon institution d'accueil. Je leur dirais bien "vous savez, je vous aime beaucoup, et vous aussi vous m'aimez beaucoup parce que je ne vous coûte pas cher, vu que vous me faites payer la moindre tasse de café ou la moindre photocopie, mais vous savez, je dois rentrer parce que l'argent vient de France et que je dois aussi être là bas pour travailler. Oui, je ne vous l'avais pas dit, mais maintenant, vous le savez et c'est trop tard pour changer (ha-ha-ha-ha * rire sardonique*)". Puis, j'irais voir mon gentil patron français et je lui dirais "Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps". Je me dis que c'est toujours bien de citer Victor Hugo pour avoir l'air plus intelligent. C'est probablement mieux que Eruption. Surtout depuis les Etats-Unis, où c'est tout de suite, gorgeous d'être français, et aussi a great pleasure to have you here, si j'ai bien tout retenu quand on m'a montré mon bureau. Bien sûr, je pourrais rester loin de la France très longtemps. Assez longtemps. En fait, disons un an ou deux si je rentre tous les 6 mois. N'exagérons pas, c'est déjà beaucoup.
Je marcherai les yeux fixées sur mes pensées (là, je continue, pour ceux à qui on n'a pas fait apprendre par coeur ce poème très gai de Victor Hugo à l'école primaire), Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, car c'est très calme. La tranquillité de l'endroit est juste perturbée par une ou deux sirène hurlante de camions de pompiers par heure, parce que les pompiers n'ont pas grnd chose à faire ici à part sauver les écureuil tombés des arbres. Le saviez-vous? L'écureuil est un animal stupide. Surtout les écureuil mâles. Il paraît même que ça ne se souvient même pas de l'endroit où ça enterre ses glands pour l'hiver. Un peu comme moi avec mon argent quand vient le temps de payer ses impôts. Aujourd'hui par exemple.
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées. Heureusement, il y a l'appareil à exercices que j'ai vu au téléchat sur la télé américaine... ça a l'air bien pour se redresser, et d'après l'explication de la dame, ça se range facilement sous un lit. Sous un grand lit (que je devrais acheter aussi parce qu'il y avait une super promo). Et puis, surtout que si j'en achète une, j'en ai une gratuite. Je devrais en parler à Doudou qui se voûte sur sa thèse, lui aussi.
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. En même temps, le soir est plein de social events où plein de gens seraient very pleased having met you (oui, having met me! vous vous rendez compte!).
Bon, les Etats-Unis, j'aime bien, surtout ici où j'ai un bureau, où j'ai du beau papier à lettre qui rend jaloux tout le monde, et aussi un beau casier à mon nom (et non, je n'ai pas une caisse pour faire mes besoins) et aussi des amis très sympas qui m'hébergent. Même que je peux avoir un esclave personnel payé par l'université pour faire mes recherches à ma place. Je pense que pour subvenir à mes besoins, et puisque je ne suis pas payée moi-même, je vais m'engager.

29 août 2006

Le Docteur Ruth vous répond

Comme j'ai remarqué que peu d'entre vous venaient s'échouer ici de leur plein gré, mais que vous étiez plutôt du genre à taper des bêtises dans Google, j'ai décidé de répondre à quelques questions trouvées dans les mots-clefs des visiteurs de ce blog.
Après tout, je dois bien ceci à mes lecteurs car il faut bien l'avouer, ce blog manquait d'un courrier des lecteurs sérieux. (attention, bientôt également un horoscope et un grand jeu de l'été en cahier centrale - à découper selon les pointillés, sous la surveillance des parents).
* Monsieur Robert, du Canada qui tape dans Google: "note en bas de plage trop longue word"
Certes, Robert, vos notes de bas de plage sont trop longues et vous vous faites injustement réprimander. Essayez donc de les faire sur les plages de la Croisette, beaucoup plus minces que les plages des côtes du Labrador. Votre directeur n'y trouvera alors plus rien à redire.
* Madame Micheline, de Malakoff, demande à Google si il est possible de faire un "postdoc avec enfants". Bien sûr Micheline! Vous pouvez tout à fait faire travailler de jeunes enfants dans le cadre d'un post-doc. N'oubliez pas alors de peu les nourir, de les faire travailler à plein temps pour un salaire de misère, mais toujours dans un endroit aéré. Car après tout, il est tout de même beaucoup plus gratifiant pour un jeune enfant de faire de la recherche que de piquer des jeans dans un sous-sol sans fenêtre!
*Un ami polonais de Varsovie demande à Google: "passer mon these". Wladislav, Vous n'êtes pas prêt. Pourquoi ne pas penser à un C.A.P. plomberie? Vous toucheriez trois fois le salaire d'un allocataire sans vous embêter à faire des études longues et ennuyeuses pour vous et votre entourage.
* Un jeune puceau de banlieue parisienne, récemment éconduit se demande quels sont les "lieux de drague sur Créteil Soleil". Tu l'auras compris, jeune jouvenceau, la réponse est "l'université". C'est d'ailleurs ce qui incite la majorité des chercheurs à poursuivre leurs études.
* Un étudiant déséspéré, se connectant de l'Ecole des mines de St-Etienne demande à la déesse Google comment "devenir prof après une thèse". Je crois que Google vous a justement renseigné. Comme vous pouvez vous en rendre compte à la lecture de ce blog: c'est une très mauvaise idée. Devenez plutôt ingénieur-réseau chez Club Internet.
* Un lecteur parisien a tapé enfin dans Google: "ater "code de la route"". Cher ami, si vous pensez que le fait d'être Ater vous autorise à enfreindre les limitations de vitesse, vous vous fourez le doigt dans le nez jusqu'à l'omoplate. J'ai essayé, ça fait très mal (L'amende! Pas le doigt dans le nez, vous alors! Vous êtes taquins, hein !)
* Enfin, aux multiples sollicitations concernant les avocats et la thèse, je suppose qu'il n'y a aucun rapport entre cette requête d'un habitant de Clichy: "être avocat et faire une thèse" et celle ci, d'un habitant de Bobigny, posée 2 minutes plus tard: "faire pousser un avocat". Par habitude probablement, Google renverra à ce même blog. Je vous donne donc la réponse ici: pour faire pousser une bonne thèse d'avocat, il faut un peu de soleil (un bureau près d'une fenêtre fera l'affaire), beaucoup parler (les thèses adorent, paraît-il), un terreau fertile, et beaucoup d'attention. Enfin, et avant tout, il faut aussi un bon tuteur! Car sinon, la thèse pousse de travers et c'est ridicule.
* Enfin, à cet ami canadien qui tape dans Google "l'herpès pas la fin", je souhaite bon courage. L'herpès, c'est comme les verrues plantaires ou la thèse, on a toujours du mal à s'en débarrasser sans un bon médecin.

26 août 2006

Mes vieux

Faut-il contrarier son directeur de thèse ? la réponse est "non", même si je n'ai pas eu besoin de le vérifier. Plus dur maintenant: faut-il contrarier l'un des deux profs "senior" qui vous engage pour un post-doc ? C'est un peu comme si vous contrariez... je ne sais pas moi... Laurence Boccolini ? Mais attention hein... celle de la "spéciale catcheurs" du Maillon Faible !
Et puis, sinon, comment lui montrer que vous lui faites la gueule sans en avoir l'air parce qu'il vous a interdit de quitter le territoire en disant que la recherche doit se faire à domicile ? C'est son petit côté Sarkozy, en plus jacobin quand-même. Je me dis que je pourrais lui faire croire que je suis devenue sourde et muette: je n'aurais plus besoin de répondre au téléphone ni de parler. Reste l'e-mail et les sms. Oui, parce qu'il envoie aussi des sms désagréables pour me dire, comme la poupée qui fait non, que "ce n'est pas bien de partir à l'étranger pour autant de temps" et que quand on est petit, on doit encore demander l'autorisation à ceux qui ont notre garde. Et je suis en garde partagée entre deux profs seniors. D'ailleurs, pendant les vacances, je suis en garde partagée aussi . Et du coup, je ne sais pas quoi faire. Partir en douce sans rien dire au risque de verser dans les vacances-chômage si je suis démasquée comme Fantomette ? Un prof senior, c'est un peu comme la pendule d'argent du salon, qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit, "je vous attends". Mais une pendule avec un beau cul, hein! Et ça, c'est mon petit côté Lindsay Lohan.

17 août 2006

"Sur la plage abandonnée..."

Je me disais que ces vacances seraient enfin les bienvenues, après les non-vacances pourries de l'été dernier, passées les fesses sur ma petite chaise en bois, aux pieds frêles et branlants (la chaise, pas moi, bande de nazes). Mais cette année, je suis grande et j'ai passé ma thèse, je peux donc légitimement souffler. Mais finalement, à bien y regarder, on se dit qu'à part quelques jours, on n'a même pas vraiment passé de vraies vacances à faire des tests à la con dans Cosmo ("êtes-vous sexuellement compatibles avec Doudou?", "serez-vous la plus belle pour aller à la plage?") et à regarder l'Ile de la tentation en mangeant des cônes Extrême Vanille aux éclats de nougat ou aux pépites de chocolat pour oublier que la vie est vraiment moche quand arrive le temps des vacances-chômage.
Et puis, finalement, l'Ile de la tentation, dont j'ai suivi tout de même quelques épisodes (mais c'était par hasard, parce que j'avais trouvé une télé allumée sur TF1 chez le dentiste ou le coiffeur), m'a aidé à relativiser: j'aurais pu être cocue devant la France entière sur une ile paradisiaque, alors qu'au lieu de ça, je rédige en hâte un dernier article pour une revue pornographique de science politique. Bon, j'avoue, il y a toujours de bons moments, comme celui où j'ai étalé de la crème solaire en dessinant une bite géante sur le dos de mon voisin d'oreiller, mais vous avouerez que cela a bien peu à voir avec la science politique. Alors que l'Ile de la Tentation est en prise directe avec mes intérêts stratégiques du moment: chaque épisode reprend en fait au moins 30% d'images déjà diffusées dans un épisode précédent. C'est rudement finaud, ça ! Et puis, dans les 70% restant, vous avez au moins 20% où des filles répondent aux questions idiotes d'une présentatrice idiote: Après le visionage d'une cassette sur un minuscule écran où l'on voit un mec en train d'embrasser une nana puis de l'emmener dans sa chambre, la présentatrice lui demande: "Emeline, je vous ai montré des images de votre copain Harry qui embrasse une tentatrice, qui couche avec elle et qui dit qu'il ne vous aime plus. Pouvez-vous nous dire ce que vous avez vu sur ce film ? ". Et la candidate de répondre sans s'énerver: "eh ben, euh... j'ai vu mon copain qui embrassait une tentatrice, et qui couchait avec elle,... et aussi il disait qu'il ne m'aimait plus". Merci bien, on avait vu aussi. Voilà. Et ces images seront diffusées au moins 4 fois dans l'émission, puis 3 autres fois dans les prochains épisodes.
C'est assez simple, je fais pareil: je recycle ma thèse en articles et ne propose jamais plus de 40% de contenu inédit. Et le mystère sera au rendez-vous, croyez-moi! "Notre candidate sera t-elle qualifiée à la session 2007?", "Quelles seront alors ses chances d'intégrer une université dans l'année?". Je ferai bien une saga, à la Lelouch, un Super-8 en épaulé-jeté et en proposant un montage façon sitcom ou télé-réalité, avec voix-off bien-sûr. Je ferai la couverture de TéléZ. Et enfin, on découvrira mes frasques dans Voilà, Gala ou Closer: "Elle lit Foucault en cachette sur la plage municipale!"

12 juillet 2006

Thèse, Antithèse, Barthez

Enfin, le foot est fini et le journal de 20h commence à 20h00. Avec des informations à la pelle sur le foot, la suppression du certificat médical prénuptial, et la réduction du nombre de courriers dans nos boîtes aux lettres (sauvez des arbres, faisez des blogs!) et un grand dossier principal sur la démocratisation du spa et les massages aux raisins. Exit les petits vieux retrouvés tout déséchés sur les aires de repos de l'autoroute A6 (c'était un sujet pour le début de la grande migration estivale). Pour demain, je prévois un sujet spécial sur les futurs dégats du défilé du 14 juillet sur les pavés parisiens, ainsi qu'un reportage poignant qui va vous empoigner sur les 18% de recalés au bac. Avec tout ça, le grand public est tenu dans l'ignorance du calvaire estival de pauvres thésards scoliosés, le dos courbé à longueur de journées sur un manuscrit ou un pc mal ventilé qui rendra de toute façon l'âme pendant l'été (tiens, ça rime. Je vais me mettre au slam et je prendrais comme pseudo Grande Docteur Malade, sans e parce que la féminisiation des mots n'a jamais fait pas frissonner mes ovaires). Bref, "cela n'arrive pas qu'aux autres" (n'essayez pas! non! n'essayez pas!). Moi-même qui vous écrit, et alors que je m'entendais très bien avec mon Toshiba, il m'a lâché sans un éclat de voix ni bris d'assiette. L'ingrat. Je lui avais pourtant offert l'asil à son retour des Etats-Unis (c'est surtout qu'il était 50% moins cher qu'en France), malgré son clavier qweerty, ce qui est quand-même sympa, vous avourez. Avec tout ça (la canicule, c'est bien la faute au gouvernement), et avec l'approche d'un départ non financé par la République, je me vois contrainte de lancer bientôt une grande opération THESOTHON. Oui, votre générosité fera avancer ma recherche, alors préparez-vous à donner. "Donnez des sioux".

30 juin 2006

L'école est finie !

C'est la fin de l'année. Et comme à chaque fin d'année, on corrige des copies, on rend les notes, on dit aux étudiants qu'on a été très contente de les avoir, qu'on ne les oubliera jamais et on espère qu'ils vous feront de petits avions en papier avec un petit mot dessus, qu'ils laisseront s'envoler de la fenêtre de la classe, avant que de mettre le feu à l'université, par dépit. Bon, ça n'arrive jamais bien-sûr et c'est bien triste. Mais parfois, il y en a un ou deux qui vous regardent avec de grands yeux humides, qui semblent presque vous dire "au revoir monsieur le professeur" (oui, "Adieu, Monsieur le Professeur", comme dans la chanson de Hugues Auffray, alors que dans la vraie vie, c'est "Salut, vous êtes la secrétaire?", si vous êtes une femme). Bon, en fait, c'est surtout que les deux étudiants qui pleuraient presque avaient été pris en train de recopier tout Wikipedia en lieu et place du commentaire de texte personnel à faire à la maison... En plus, Wikipedia! en L2!... alors qu'on enseigne aux élèves à l'utiliser dès la 6e, c'est dire si ça valait 00/20. Et puis, je suis rassurée pour les avions en papier et les petits mots, que nous avons utilement remplacés par les fiches d'évaluation des enseignements et, où à la question "Quels sont les points forts de votre enseignant?" nous obtenons un nombre impressionant de "Elle a un physique agréable / Elle est bonne !". Merci les enfants, je suis très touchée.
Brif, bref, c'est la fin de l'année, et je ne sais pas vous, mais moi ça me donne l'envie de faire un spectacle de fin d'année, comme au retour de ma classe de neige de CM2 où je m'étais essayée pour la première fois aux rôles de composition (un arbre muet dans une pièce de Marcel Aymé, c'est dire si j'avais brillé).
Lors de mon exil américain, pendant ma thèse, j'avais trouvé qu'un spectacle de début d'année dans un département de science politique, où les étudiants imitaient et se moquaient de leurs professeurs, avaient été une très bonne idée. Les professeurs y assistaient et riaient beaucoup. Au début. Et puis après je me suis dit que c'était finalement risqué au début de l'année, surtout pour les étudiants.
Quoi qu'il en soit, j'ai toujours rêvé de faire un grand spectacle de fin d'année, avec profs et élèves, où les uns se moqueraient des autres et parfois de soi, et où on finirait tous par chanter des chansons contre la guerre et la faim dans le monde, sur la musique de Champs-Elysées. J'avais cette idée depuis longtemps, lorsqu'hier, à la faveur d'un concert où l'une des maîtres[ses] de conf' de notre département jouait, ma voisine de droite, du même département, m'avoua avoir eu une idée similaire. Tous les jours, sur le périphérique, en voiture et en chemin vers la fac, elle imaginait le spectacle de fin d'année du département. Imaginez le choc ! Quelqu'un qui pense la même chose improbable que vous depuis des années. Je ne sais si on avoue ces choses là à la faveur de quelques bières, mais je ne l'aurais jamais dit moi-même.
Car j'avais aussi imaginé la scène depuis longtemps. La moitié du département, les plus de 60 ans, entonnerait des chants de la Guerre civile espagnole et le Temps des Cerises. On aurait bien-sûr refusé que les profs de droit se joignent à nous et nous jouent de petits sketchs de Thierry Le Luron ("Vous saviez que Jacques Chaban-Delmas était champion de France vétéran en tennis?" *rires* ) ou des scenettes tirées de La Cage aux Folles. Les faux jeunes fredonneraient du Michel Delpech (Wight is Wight) et du Alan Stivell, Monsieur-Belles-Fesses montrerait ses fesses (fantasme personnel, désolée), et les vrais jeunes hurleraient des chansons des années 80, des génériques de dessins animés et des chansons sexistes, parce que la nostalgie ça va bien un moment et que, oui, tout se perd ma bonne dame.
Ceci étant dit, on pourrait même faire payer l'entrée, récupérer l'argent et renflouer notre M2 recherche qui, comme tous les M2, n'est plus financé par le ministère. Ca serait génial -mais si!- on passerait chez Ardisson, habillées en vamps, et on finirait par faire des strip-teases sur du Donna Summer, comme dans The Full Monty, pour financer un nouveau M2 professionnel, payer des vacataires et rembourser les frais de colloque ! J'ose même imaginer qu'un jour, les enseignants du département de plus de 50 ans soient obligés d'apprendre à danser un pogo ou un ska...(c'est normal, les enseignantes du département comprennent déjà en grande majorité la règle du hors-jeu). Enfin, pour finir ce post un peu long, dear friends of my blog, dear colleagues, permettez-moi de citer une grande philosophe-à-couettes:
Quand on se voit, on se tutoie gentiment
Di doua di di doua di dam di di dou
On est sincère, on chante et on danse tout le temps
Di doua di di doua di dam di di dou
Vous les copains, je n'vous oublierai jamais
Di doua di di doua di dam di di dou

23 juin 2006

"Mon chien a mangé mon article"

Je ne savais plus quoi dire pour justifier un retard de 6 mois à rendre mon article. Alors j'ai passé en revue toute la série d'excuses débiles que les étudiants avaient pu me sortir depuis quelques années, en incluant celles que j'avais moi-même données en primaire: le crash de mon disque dur, le caniche enragé qui mange la copie en bavant, l'unique stylo de la maison qui refuse de fonctionner, la grand-mère qui meurt pour la énième fois, un frère qui réclame ma moëlle osseuse ou un rein, etc. Puis j'ai vu que je passais plus de temps à réfléchir sur ma prochaine excuse qu'à écrire l'article en question. Et donc, selon le bon vieux principe "plus j'écris moins vite, moins j'avance davantage", je m'y suis mise, enfin. Enfin, c'est surtout que le monsieur du colloque n'était pas content et commençait à s'impatienter. Il l'aura donc pour demain car moi, quand on me demande quelque chose, je réponds toujours, même si ma grand-mère bave et mange ma copie, que le seul chien de la maison refuse de fonctionner, que mon rein (le gauche) subit régulièrement des erreurs fatales au démarrage. Ca s'appelle l'abnégation, parce que je suis comme ça moi; ça me vient naturellement (et fuck les constructivistes). Et donc je me lance ce soir, après le match de foot (promis !), dans la première prose de plus de trois pages avec notes de bas de page que j'écris depuis la fin de la thèse, dossiers de post-docs inclus. D'ailleurs, à propos de post-doc, je pars l'année prochaine (merci à l'ingrat Monsieur Lavoisier de ne pas m'avoir donné de financement) en espérant compléter mon premier financement par un hold-up sur les tirelires des parents des riches petits enfants américains qui veulent apprendre le français avec une indigène. Et j'en profite pour dire à Clotilde Cannard, celle à qui j'ai craché dans le plumier en 5e parce que, d'un grand coup haineux, elle avait enfoncé la plume de son stylo dans le gras de ma main, que si elle veut passer me voir, "en bonne copine", elle peut toujours crever, un compas planté dans l'oeil.
Et comme dans cette chanson de Arthur H en duo avec M., je reviendrai, emplie de l'esprit des pionniers et je descendrai calmement tous mes vieux ennemis du CNU ! Fear ! Làlàlàlàlà-lààààà....
Nous irons vivre libres,
dans un pays sauvage,
et nos armes seront
l'amour et le courage..."

27 mai 2006

Pink Inside

O joie, ô désoeuvrement suprême: voilà, ami lecteur, que tu peux désormais écouter mes musiques préférées (aucune musique classique ici, j'ai pensé que tu n'aimerais pas). C'est le radioblog, sur la droite, là. Oui, là. J'ai voulu rendre une sorte d'hommage à tous les mecs que j'ai plaqué et qui ont du les écouter en pleurant et en pensant à combien c'était bien avec moi. Il y a surtout des chansons en mineur, de Pierre Perret à NTM. Parce qu'on pleure mieux en mineur et qu'il n'y a pas besoin d'avoir fait 10 ans de solfège pour le savoir. Enjoy your meal !
NOUVEAU Ecoute aussi mes morceaux préférés sans pleurer en écrivant ta thèse et en t'essayant à l'analyse de discours musicaux. Car comme l'affirme l'herméneutique de Quentin Skinner, si bien transcrite par James Tully, il n'y a pas de petites sources. Ainsi, au delà mon attrait certain pour la musique ringarde des années 80, vous aurez compris au passage mon égale préférence pour la répétition légère dans les intitulés des chansons: "Madrid, Madrid" (Nilda Fernandez), "Yéké Yéké" (Mori Kanté), "Bang Bang" (Nancy Sinatra) "Réaumur-Sébastopol, Réaumur-Sébastopol" (ligne 9).

14 mai 2006

"My Home Sweet Elite Home"

"Alors, bienvenue chez nous. Si vous choisissez de venir ici, chez nous, l'année prochaine,... Alors ici nous avons deux salles dont une de réunion avec des tables en U, un secrétariat et aussi 2 paper boards. La boîte à craie est dans le placard du fond et la clef des toilettes propres dans le petit meuble, là. Nous n'avons pas encore de secrétaire, mais si on s'y met tous, alors on pourra fonctionner normalement, c'est certain."
Evidemment, dans une situation générale moins précaire, on aurait du mal à recruter, aussi bien des étudiants que des enseignants avec ce genre de discours de bienvenue. Du genre de celui que l'on peut faire lors des journées "portes-ouvertes à l'Université" (oui, mais pas trop ouvertes pour les portes coupe-feu, parce qu'elles sortent de leurs gonds, là, on attend le passage de la commission de sécurité pour l'année prochaine, là ils sont débordés).
Notre Home Sweet Home nous fait rougir de honte parfois, mais finalement, tout le monde s'en accommode très bien. Jusqu'au jour où l'on va voir comment cela se passe dans une fac de province. Pire, jusqu'au jour où l'on va voir une fac à l'étranger.
Et puis, on se rend compte que les problèmes matériels ne sont pas ceux qui donnent lieu à la description la plus drôle et aux Open Day Speeches les plus controversés. Un exemple très drôle ici chez nos amis de la L.S.E. Bon courage à son rédacteur, qui, depuis, est un peu sous la pression de sa hiérarchie...

08 mai 2006

Pressure

Je n'imaginais pas que lorsque je regardais Génies en Herbe sur FR 3, je m'entraînais en fait à devenir une accro de Questions pour un champion, dont la formule beaucoup plus individualiste me séduit davantage ("Vous avez gagné, les autres sont tous des cons mais gagnent quand-même un dictionnaire"). Je n'ai jamais joué à Génies en Herbe autrement que chez moi toute seule et sans botins pour accéder aux buzzers trop hauts pour ma petite taille. Et je gagnais tout le temps, bien-sûr. Mais impossible d'en faire plus et d'aller forcer ma classe à concourir pour un jeu où j'aurais dignement représenté le collège Henri Beaumont d'une ZUP de province. Le jeu opposant deux équipes de 4 camarades, impossible en effet d'associer mes réponses à celles de cette idiote de Clotilde Cannard ou à celles encore plus crétines de Cédric Mahieu, le cancre de la classe qui nous faisait néanmoins beaucoup rire lorsqu'il rendait ses feuilles de dictées pliées selon la toute dernière mode de l'origami niponne.
Non, ce que je préférais de ce jeu, ce n'était pas l'esprit d'équipe ("un esprit pour une équipe", comme dans le rugby ou le foot, ce qui fait assez peu par joueur), mais le générique, recomposé probablement par Charly Oleg sur orgue Bontempi, à partir d'une chanson de Billy Joel (Pressure), Billy, l'inimitable interprète de Honesty.
I'm sure you'll have some cosmic rationale
But here you are with your faith
And your Peter Pan advice
You have no scars on your face
And you cannot handle pressure
Pressure, pressure
Et aujourd'hui, c'est toujours la même chose. Je supporte mal l'idée de devoir rédiger bientôt un rapport à 4 mains dans le cadre d'un post-doc avec quelqu'un qui ne supporte pas bien "la pression" et l'inhumanité de la recherche en science sociale. Comme quoi, tout se tient.

03 mai 2006

"Zen"

Ceci est un Daruma. Une petite poupée japonaise de papier maché, posée comme un culbuto à côté de mon canard en plastique rose (merci Rx :-) ).
Pour avoir trop prié "en boule", pendant 9 ans face à un mur, Bodhidharma perdit ses jambes et ses bras. Privé de paupière pour s'être endormi en méditant, le daruma possède deux yeux blancs que l'on doit colorier. Oui, tout à fait. Comme les playmobils. D'abord un oeil (le gauche), en faisant un voeux, puis l'autre lorsque le voeux s'est réalisé.
Mais dans la vraie vie, Bodhidharma a un regard bleu irrité car il n'aime pas quand on le dérange dans ses méditations. Curieusement, allez savoir pourquoi je me sens assez proche de cette petite figurine. Je n'ai pas encore perdu mes jambes et mes bras à force de recueillement sur mon sujet de thèse, mais j'ai probablement développé les qualités propres aux abonnés de la liste de l'ANCMSP: baisse de la vision, apparition de doigts surnuméraires permettant de taper encore plus vite à l'ordinateur, ainsi que bien d'autres qualités plus utiles encore, qui me permettent désormais de pouvoir sauver le monde sans même qu'il s'en rende compte (je n'aime pas faire mon intéressante).

07 avril 2006

"Le petit chat est mort"

Je me dois d'annoncer ici une bien triste nouvelle. J'en gardais le secret depuis trop longtemps, mais il faut que j'avoue enfin la vérité. Des bulletins de santé truqués depuis plusieurs semaines, des absences prolongées dans ce blog alors qu'il y draînait pourtant de nombreux lecteurs, intéressés par sa vie trépidante et son pot trop grand... J'ai l'immense douleur de vous faire part du décès de mon noyau d'avocat, décès survenu dans la nuit du 20 février au 25 avril, suite à un manque d'eau évident. Mon avocat aura tout de même vécu près de plus de 6 mois, dont 5 dans un état végétatif avancé, ce qui en âge avocat et hors climat tropical (je pose 3, je retiens 7), équivaut à 92 années humaines. Avant d'expirer, lq pquvre petite chose frétilla une dernière fois en fronçant son unique feuille, et se laissa tomber en criant dans un dernier souffle qui semblait vouloir dire "Retrait! Retrait! Retrait du CPE!".
Une dure vie de combat s'achève, mais un puissant appel à la résistance s'élève. Sachons nous en souvenir et nous en montrer digne.

03 avril 2006

Naturalisons.

Apprenons à bien naturaliser les identités:
Leçon 1: L'anglaise a la classe naturelle d'une Maria Carey, mâtînée du cuissot d'une Maïté.
Bon, heureusement que les anglais font de la bonne musique (mais pas toujours de bonnes paroles).
La selection du mois: (format Real player)
- Kubb - Wicked Soul (UK)
- Robert Post - Gone none (UK)
- System of a Down - Such a lonely day (Calif., parce que j'ai envie et que la mélodie est aussi bien que les paroles sont ridicules)

Leçon 2: Les Belges sont gentils, ont d'excellents chanteurs et ont inventé les French Fries. Ils ont encore des colonies en Afrique.

Leçon 3: Les françaises embrassent très bien et sont irrésistiblement sexys.

02 mars 2006

Procrastination, suite et pas fin.

procrastination C'est mal, je sais c'est mal, je sais c'est mal, je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est très très mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal..., oui, je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal...mais je peux pas m'en empêcher et je pense à mes ami(e)s qui cherchent aussi souvent en vain de quoi ne pas travailler...

27 février 2006

Quand Google devient cynique...

C'en est presque drôle. Un désamiantage des poules et des canards français. C'est ça qu'il nous faudrait. Du coup, autant envoyer nos canards malades et tous les animaux de la ferme à des petits enfants pauvres. Je trouve que cette pub google, diffusée au dessus du post du 23 février, intitulé 'les chercheurs atteints de la grippe aviaire", est d'un cynisme assez désopillant. Finalement, le porte-avion Clémenceau, c'était un peu le "cadeau solidaire" de la France à l'Inde. Une sorte de gros gâteau un peu périmé que l'on offre à des amis quand ils viennent grignoter à la maison, parce que ça nous donne mauvaise conscience de le jeter à la poubelle, mais qu'on l'aurait quand-même jeté si ça avait été pour nous. (ps: que mes amis se rassurent, je n'ai jamais eu ce genre de problème avec les gâteaux parce que je m'arrange toujours pour les manger avant qu'ils ne débarquent).
Mais en même temps, est-ce que ça se fait de refuser un cadeau en pleine période de Saint Valentin ? Je vous le demande !

23 février 2006

Les chercheurs atteints de la grippe aviaire

Il y a des symptomes qui ne trompent pas. Une déprime qui dure un peu trop, de la fièvre, des période de stress intense et d'activités désordonnées. C'est le H5N1 qui couvait en fait depuis longtemps mais dont la période d'incubation n'était pas encore bien connue du gouvernement.
Comme cette année, nous n'avons pas de 29 février, c'est le 28 février que la grande manifestation de protestation contre la prochaine "loi sur la recherche" se déroulera en plusieurs endroits de notre doulce France. A Lyon par exemple, un enterrement symbolique s'opèrera place Belcourt, où chacun pourra amener un objet qui représente son objet de recherche ou sa discipline. Inutile de vous dire que ce jour là, ceux des chercheurs en science politique qui défileront aimeraient bien enterrer vivant les auteurs de ladite loi, comme le fut Michel Strogoff dans le désert... C'est marrant, parce que justement, je me rappelle très bien du film adapté de l'ouvrage de Jules Verne, avec Curd Jürgens - que je trouvais bien mais un peu âgé pour incarner un officier de 30 ans. Il avait réussi à faire croire à tout le monde, sauf à sa vieille mère, qu'il n'était pas si aveugle qu'on le croyait... J'ai toujours pensé que c'était dangereux de faire semblant de ne rien voir.

22 février 2006

On m'aurait menti ?

Depuis que je suis petite, on me répète sans cesse qu'il faut bien travailler à l'école; que si je travaille bien, alors je pourrais avoir double ration de blédine. Plus tard, on avait acheté ma bonne volonté avec des babioles et le Journal de Mickey. Parfois, quand j'étais très sage et que je ramenais de bonnes notes, on remplaçait le Journal de Mickey par Pif Gadget. Même si, à l'époque, je ne comprenais déjà pas tout des aventures potagères du conconbre masqué, les gadgets de Pif étaient des plus élaborés: en vrac... les pois sauteurs venus de pays amis - Cuba-, un pistolet Colt à flêchettes (à n'utiliser qu'en milieu bourgeois), le stylo qui couine (pratique pour corriger les partiels ou prendre des notes en colloque), la machine à faire des oeufs carrés (là, c'est con, je ne sais pas quoi mettre), et Francette, la rainette gobe-francs (ça ne s'invente pas... vive le néo-keynésianisme). Ce que mes parents n'avaient pas prévu, c'est que Pif Gadget me familiarise dès ma plus tendre enfance avec des engagements politiques marqués, puisque, petite déjà, je m'interrogeais sur l'avenir de la vente de la presse engagée en pays socialiste. Ces questionnements ne m'ont pas quitté, même si les gadgets ne sont plus ce qu'ils étaient (qu'on ne vienne pas me demander ce qui explique la défaite de la gauche...).
Et aujourd'hui, plus rien. Plus de Pif Gadget quand je ramène de bonnes notes. Et surtout, je me rends compte que mes parents m'ont menti. Que ce n'est pas parce qu'on fait des études et qu'on les fait pas trop mal qu'on en est forcément récompensé de ses efforts et de ses soirées passées à ne pas faire de soirées. A côté de ça, la petite Clotilde Cannard qui avait de vilaines notes et qui ne s'intéressait qu'à des jeux de filles dans la cours de récré a eu son BTS depuis bientôt 10 ans en ayant redoublé 5 fois, et gagneaujourd'hui trois fois mon salaire en tant qu'esthéticienne-conseil chez Yves Rocher.
Pour me consoler, certes, avec l'après-thèse, je me prépare à vagabonder - si j'y arrive. Je suis toujours un peu "un enfant du monde" comme l'annonçait fièrement et de façon prémonitoire la main de Pif, collée à l'arrière de la petite Fiat familiale. Un enfant du tiers-monde de la recherche qui comme "Nazim, [est] au travail depuis 7 ans" nous dit le n° 1 de Pif Gadget (nouvelle série), 2004, p.13. En exclusivité également, un grand reportage, "Quand je m'ennuie en vacances [je fais ma thèse]" (pp.82-83). Alors, toi aussi découpe selon le pointillé la main Pif donnée ici (fais bien attention à ne pas te blesser avec les ciseaux), et colle-la au dos de ta carte d'étudiant.

16 février 2006

Felindra, tête de Tiiiigreuh!

Bon alors j'étais déjà au courant de la mauvaise nouvelle par des voies syndicales: merci aux élus snesup et snejesaispuquoi du CNU pour m'avoir envoyé un papillon dans une enveloppe recyclée pour me prévenir que je n'étais pas qualifiée en section xx - ce dont je me doutais un peu - une semaine avant que le résultat ne soit disponible sur Antarès. Je suppose que je vais devoir payer une cotisation pour cette bonne nouvelle ? En tout cas, je vois aujourd'hui, non sans indifférence, ma "non qualification" en section xx apparaître sur mon écran. Et comme je suis d'humeur freudienne, j'ai décidé de "tuer les pères".
Il paraît que les résultats de la qualification en sociologie sont pour bientôt, si ce n'est déjà connnus eux-aussi... Pour ceux qui angoissent... je vous présente le défouloir. A défaut d'épingles et de poupée (par ailleurs disponible en version Foucault ou Giddens sur ce site ), une petite séance de morphing sur nos illustres maîtres (suivre le lien du défouloir, puis cliquez et étirez l'image) nous fera le plus grand bien.

14 février 2006

Saint-Valentin, poils aux mains.

Vraiment pas grand chose à dire sur cette journée noire. Je voulais contribuer à ma façon à l'esprit festif de la Saint-Valentin... (Maurice et Patapon, tiré du Charlie Hebdo d'octobre 2002).

10 février 2006

Jouez votre qualification au Poker

Bientôt les résultats des qualifications aux sections 19 et 04 du C.N.U. Pour détourner votre attention de la douleur, venez plutôt jouer au poker votre future carrière d'enseignant-chercheur en science politique. J'ai fait les cartes avec mes petites mains, en y mettant un condensé de tout ce que j'avais vu du petit monde de la recherche, entre insomnies et fins de mois difficiles. Et puis cela vous fera patienter jusqu'à la réouverture du site Antarès (en "panne" du 8 au 15 février", c'est-à-dire très exactement au moment où il aurait pu devenir utile).
Vous partez avec une bourse faramineuse de 100 $, généreusement offerte par les Trustees de la Foundation for a Better Wonderland. Une palpitante aventure sur fond de place du Panthéon...
N'hésitez pas à laisser en commentaire vos plus belles combinaisons (je viens de faire un brelan de rois, avec Derrida, un Schtroumpf, Bourdieu, Rousseau et une tirelire capitaliste).
Je sais que cette phrase dernière va paraître étrange à ceux qui la prendront en cours de route...
Bonne chance à tous !

09 février 2006

Réglez tous vos problèmes avec l'avion en papier

Vous avez quelques pages de thèse à finir de rédiger mais vous ne savez pas comment trouver une bonne excuse pour vous en dispenser ? Ménage, courses diverses, poste ou sécu... déjà fait. Se laver les cheveux, aller aux toilettes, pareil.
N'ayez crainte. J'ai plus d'idées qu'il n'en faut pour vous faire renoncer à commencer à travailler pour l'année (je ne dis ça que pour vous dédouaner de vos propres pulsions car si vous aviez commencé à travailler aujourd'hui, vous ne seriez pas en train de lire ce blog, n'est-ce-pas?)
Bref, je travaille, moi, à des choses utiles à l'humanité. Vous ne savez pas comment occuper vos journées pour éviter de faire votre thèse? Vous appréhendez la Saint-Valentin car vous ne savez plus comment prouver à l'élu(e) - ou plutôt aux élu(e)s de votre coeur que vous êtes l'homme/la femme/le cobaye (rayez la mention inutile) de sa vie/de leur vie. Vous étiez perdu dans ces réflexions comme un chihuahua sans collier quand vous vous dites, une fois de plus, que plutôt de faire votre thèse, vous auriez aussi bien envie de pisser sur les pots de fleur de votre voisin du dessous qui joue de la batterie à 3h du matin, parce que c'est là que l'inspiration lui vient (et qu'en matière d'inspiration, vous aussi, vous savez qu'il ne faut pas la déranger quand elle vous vient... et là par exemple, elle ne vous vient pas du tout). Je viens vous sauver du désoeuvrement qui vous gagne irrésistiblement et j'apporte une solution tout-en-une aux douloureux problèmes évoqués plus haut.
Que n'avez-vous songé plutôt à fabriquer un bel avion en papier qui, une fois plié, saura porter votre mine réjouie à l'élu(e) de votre coeur ou votre message de mécontentement à un voisin que l'on imaginera pour l'occasion fort défait par tant d'ingéniosité.
Suivez les instructions ici et ajoutez le message de votre choix à l'intérieur de la feuille. Avec ça, si vous n'êtes pas "the impredictible one" de l'année... alors je renonce à ma condition de fille superficielle.

04 février 2006

C'est Jésus qui te parle...

1 - Partir à l'étranger tu devras,
2 - Inventer rapidement un bon sujet de recherche tu sauras,
3 - Ne toucher aucun salaire, tu accepteras,
4 - Sans couverture sociale tu survivras,
5 - Aucune indemnité chômage tu n'auras à ton retour,
6 - Aucun cumul de bourse tu n'auras*,
7 - Publier ta thèse gratuitement chez *beeeep* tu accepteras,
8 - Et même le remercier chaudement pour avoir accepté ton manuscript minable tu n'oublieras,
9 - Financer tes participations aux colloques sans être remboursée tu accepteras,
10 - Garder le moral tu devras.
Jesus a inventé un monde à son image, ce qui n'est pas flatteur.
* dotation des post-doc Lavoisier: en gros, 1000 euros par mois au mieux (pour une ville universitaire où cela représente aussi le loyer mensuel... cherchez l'erreur).

02 février 2006

Le coin des bonnes affaires !

Demain, c'est le 5e Salon des thèses en Science Politique ! Youpi. Autrement dit, demain, on va discuter des tendances de la mode pour l'année 2005-2006, on va parler style, école et chiffon. Probablement par hasard, le salon des thèses tombe chaque année à peu près en même temps que le salon du Prêt à Porter où une Poupoune de ma connaissance travaille d'ailleurs (Poupoune, attention aux vieux messieurs qui achètent à la pièce en discutant le prix, en échange d'une petite tape amicale sur les fesses ! Oops... Je me rends compte à l'instant que cette remarque vaut aussi probablement pour le Salon des thèses).
Hmm... donc je recommence. Chaque année, l'Association Française de Science Politique organise un salon des thèses en Science Politique très prisé et fort utile pour connaître les dernières misères de la profession. Par hasard, il se produit en même temps que le salon du prêt à porter et en pleine période de soldes... (bienvenue au Hall d'Exposition de la Sorbonne!) et j'ai moi-même soutenu ma thèse pendant le Salon des Bonnes Affaires... -70% sur la jeune docteur dans le fond à droite !
Qu'en déduire ? Que la situation des jeunes docteurs en France équivaut un peu à la situation du petit pakistanais qui pique ses jeans pour 1 euro la journée ?

01 février 2006

aaaaaAAAAAaaaaahrhg !!!

(Je n'étais pas inspirée pour le titre aujourd'hui). Ce matin, un grand malheur est arrivé. Au réveil, alors que je me dirigeais vers la glace de la salle de bain (j'aime bien regarder mon air réveillé et chiffonné le matin dans la glace et ma coupe de cheveux façon pétard mouillé) quand une chose me glaça le sang. Au beau milieu du menton, , oui là, une chose horrible: une excroissance d'obédience acnéique. D'un coup, mon sang ne fit qu'un tour. Je pensais être enfin débarrassée de ces satanés boutons. Mais peut-être m'étais-je trompé de diagnostic ?
J'ai sîtôt commencé des incantations préventives aux dieux Igor et Grichka afin qu'il ne me pousse pas un deuxième menton ou une troisième pommette saillante. Car en effet, comme vous le savez peut-être, parmi les théories novatrices soutenues par les frères Bogdanoff est aussi énoncé et prouvé que la thèse fait pousser le menton et les pommettes. (la preuve en image: avant - notez que l'un des deux jumeaux commence à sentir quelque effet pernitieux sur son menton, après la soutenance de sa thèse - après - notez l'individu témoin au Q.I. d'acarien qui se tient au milieu).
Des nouvelles dès demain de mon noyau d'avocat (aucun rapport) et de mon menton surnuméraire.

31 janvier 2006

Rechute

Les pages de gauche sont toujours moins appréciées que les pages de droite. C'est une règle qui ne souffre d'aucune exception lorsqu'on lit un livre. On aime toujours mieux la page de droite, celle qui se plie mieux, bien à plat, qui se photocopie mieux, bien à plat aussi.
Dès lors, puisqu'il s'agit maintenant de penser à la publication de la thèse, comment faire pour ne mettre que des pages droites dans un livre ? Parce qu'à moins de n'imprimer un livre qu'en recto, on ne s'en sort pas. On arrache une page gauche, et c'est le recto d'une page droite qui s'en va. Dilemne. Tout ceci me rappelle cette planche d'un album de Tintin, Coke en Stock peut-être..., ou le Capitaine Haddock se demande s'il va dormir la barbe sur la couverture, ou sous la couverture. Et finalement, il n'arrive plus à dormir du tout. Moi, c'est pareil. Sans être une femme à barbe, je n'arrive pas à imaginer comment faire une thèse publiée et composée uniquement de pages de droite.
Et je me retrouve à 3h du matin, comme aux plus belles heures des dernières pages de la thèse, quand soudain je tombe sur une redifusion d'une émission de Pascal Sevran sur France 2, pleine de vieux tout fragiles, de beaufs à pantalon en cuir et de chanteurs ringards qui moumoutent avec une main dans la poche de leur blazer. Il y a même Linda De Souza (qui n'est pas non plus une femme à barbe) qui souffre toujours beaucoup en portant sur son dos un sacré fado (ha-ha, ce que je peux être drôle parfois). Les redifusions de Pascal Sevran, c'est mon burden arendtien à moi.