
Je marcherai les yeux fixées sur mes pensées (là, je continue, pour ceux à qui on n'a pas fait apprendre par coeur ce poème très gai de Victor Hugo à l'école primaire), Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, car c'est très calme. La tranquillité de l'endroit est juste perturbée par une ou deux sirène hurlante de camions de pompiers par heure, parce que les pompiers n'ont pas grnd chose à faire ici à part sauver les écureuil tombés des arbres. Le saviez-vous? L'écureuil est un animal stupide. Surtout les écureuil mâles. Il paraît même que ça ne se souvient même pas de l'endroit où ça enterre ses glands pour l'hiver. Un peu comme moi avec mon argent quand vient le temps de payer ses impôts. Aujourd'hui par exemple.
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées. Heureusement, il y a l'appareil à exercices que j'ai vu au téléchat sur la télé américaine... ça a l'air bien pour se redresser, et d'après l'explication de la dame, ça se range facilement sous un lit. Sous un grand lit (que je devrais acheter aussi parce qu'il y avait une super promo). Et puis, surtout que si j'en achète une, j'en ai une gratuite. Je devrais en parler à Doudou qui se voûte sur sa thèse, lui aussi.
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. En même temps, le soir est plein de social events où plein de gens seraient very pleased having met you (oui, having met me! vous vous rendez compte!).
Bon, les Etats-Unis, j'aime bien, surtout ici où j'ai un bureau, où j'ai du beau papier à lettre qui rend jaloux tout le monde, et aussi un beau casier à mon nom (et non, je n'ai pas une caisse pour faire mes besoins) et aussi des amis très sympas qui m'hébergent. Même que je peux avoir un esclave personnel payé par l'université pour faire mes recherches à ma place. Je pense que pour subvenir à mes besoins, et puisque je ne suis pas payée moi-même, je vais m'engager.