"Passe ta thèse d'abord..."

"L'art de la procrastination n'a pas de limite. Ce blog est un très beau message d'espoir pour de nombreux thésards à la dérive." (Mademoiselle Médiocre, 1er avril 2008)

Google

19 février 2009

Nope !

Autant pour les slogans, je ne suis pas très bonne, autant avec photoshop, je crois que je me débrouille mieux. C'est inquiétant. Un peu comme si je disais "moi, les lettres c'est pas trop mon truc. Par contre, les calculs d'entropie, sans me vanter, ça me connait!". Bon, on n'est pas multitâches dans l'université pour rien. Parce que outre les recherches de financement, on est aussi parfois amené à faire les affiches de colloque nous-mêmes, et aussi aller faire et servir le café. Heureusement, on ne sert pas encore les petits fours. Mais c'est uniquement parce qu'il n'y a pas d'argent pour en acheter. Grace à la modulation de service et à l'argent injecté à grands renforts de milliards (mais oui, mais oui! c'est Valérie qui le dit!), ça ne saurait tarder.

11 février 2009

Je suis un parasite

J'étais moi-même occupée à lire le dernier opus de Valérie Damidot (Stickers un jour, Stickers toujours), lorsque je me suis dis que j'allais bien trouver une bonne raison de ne pas corriger mes 60 dernières copies. Comme j'avais déjà lu la dernière chronique sur le béton ciré dans Modes & Travaux, et que j'avais aussi déjà lu la rubrique people sur Yahoo!, j'étais bien embêtée. Et puis, je suis tombée sur votre blog. Et voilà. C'est gagné, je ne suis plus seule. Ah, entre nantis, on se comprend.
Mais je me rends compte que je suis si feignasse moi-même que je n'arrive pas à me mettre à mon blog para-thèse: "Je suis un parasite de fonctionnaire". Que faire ? Ouvrir un para-blog qui recenserait les bons plans dont nous autres, parasites-fonctionnaires-nantis (le ticket-repas au CROUS à 6,70€), profitons tous les jours, façon "c'est la crise, on va tous mourir" ? Et si je laisse des commentaires libres... ne vais-je pas risquer d'être jug... évaluée ? Car ce que je déteste par dessus tout, c'est qu'on vienne fourrer son sale petit nez dans mes vilaines petites affaires, qu'on vienne voir que je suis tout aussi nulle que ma voisine nantie du bureau-que-je-n'ai-pas puisque je ne viens pas bosser à l'université mais que je trav... glande depuis mon lit. En tout cas, je vous l'annonce, passée 45 ans, lorsque je serai génétiquement incapable de produire oeufs, livres, articles et étudiants, alors je me suiciderai avec une biographie de Sacha Guitry écrite par Philippe Bouvard, en baignant dans les flatulences de ma médiocrité.

27 novembre 2008

"Tu...vous...tu...euh...on prend un café?"

Alors voilà. C'est aujourd'hui que je m'y prends (certes un peu tard) pour demander ma dérogation d'inscription en 4e année de thèse. Non, suivez un peu. La deuxième thèse, celle qui me permettra bientôt d'écrire un ouvrage qui me rendra riche et célèbre: La thèse sans peine et sans douleur, ouvrage qui se terminera sans doute par un chapitre plein d'espoir pour des milliers de thésards à la dérive: Sans thèse et sans reproche. Oui, les mots clefs les plus tapés dans Google en ce moment, comme depuis 3 ans, ce sont toujours "thèse déprime", juste après "Nathalie Tauziat Dessous Chic" (vous êtes de grands malades).
Bref, me voilà repartie dans une thèse sans pression, où on dit "tu" à son directeur de thèse sans se demander si c'est normal ou pas, notamment parce que vous partagez la même boulangerie depuis 10 ans, ou que vous avez failli coucher avec lui sur un malentendu ou qu'il a failli coucher avec votre mère ou votre père (rayez la mention inutile, ce genre de proximité quoi) et où on peut même se permettre de lui dire que son manteau long, en chichemoute mercerisé noir à rayures blanches, ça fait vraiment trop maquereau ("dis donc, ça fait un peu souteneur ton manteau, là...?", pour un directeur de thèse, avouez que cette image est tout à fait cocace).
Mais attention ! Je ne vous encourage à faire de l'esprit sur le dos de votre directeur de thèse que si vous avez déjà un travail stable par ailleurs. Méfiez-vous des bises claquées rapidement dans les couloirs et du faux-tutoiement que vous arborez fièrement devant vos camarades jaloux de tant de complicité avec le maître. Cela n'empêchera souvent en rien que la parole de ce dernier vous impose, d'autorité, le choix de la police de caractère de tous vos documents Word, la résolution de l'écran de votre ordinateur, le programme du soir à la télé (de toute façon, vous ne regardez plus la télé qu'en pensant à votre thèse, alors...), la présence de sa fille ou de son fils (ah oui tiens, vous sortiez avec et vous ne vous en êtiez même pas rendu compte...), et, dans de plus rares cas, la couleur de vos sous-vêtements. Avant d'en arriver à cette dernière extrémité, je vous conseille de repasser immédiatement au vouvoiement.

02 novembre 2008

Imagined picard communities

Ce soir, alors qu'en fond de bruit, BHL parle de son dernier livre de correspondance avec Houellebecq chez Ruquier (c'est triste!), alors que Doudou va se coucher, fourbu après avoir rendu son premier jet à son directeur de thèse (c'est triste!), je me sens d'humeur nostalgique (c'est triste!). Je me suis surprise à bien rire à quelques unes des réflexions des membres d'une confrerie d'anciens d'une ville de province. Oui, je viens de province (c'est triste!). Des régions. Des nobles régions de la basse mais néanmoins riante Picardie, où nous, nous savons qu'avec de la betterave, on peut faire du sucre (prononcer chuc'). Ma Picardie natale, abandonnée à 18 ans pour "monter (ou plutôt descendre) à Paris". Une ville de Province, dont les habitants et les natifs vous diront qu'elle a failli avoir une piscine olympique homologuée, mais qu'il y manquait 3 cm, l'épaisseur du carrelage une fois finie (c'est triste!). C'est assez incroyable le plaisir assez innocent qu'on peut ressentir à la lecture de ces quelques souvenirs d'anciens. "Tu sais que tu viens de ... quand...
- tu sais que Popeye est le surnom du clodo exhib' qui agresse les filles dans la rue Carnot!";
- que le Bois Brulet n'est pas une forêt qui a brulé et que la Grenouillière n'est pas une marre aux grenouilles ni un 'Babygros' ";
- qu'à la place du jeu de Paume, on se garait gratos, même en semaine...";
- quand tu donnes toujours rendez-vous à LA fontaine";
- que tu détestes la mascotte Polatouche";
- quand tu as fait du sport sur la piste d'athlétisme construite sur le toit du supermarché, en respirant toute la matinée des odeurs de pains au chocolat"
- quand tu sais que les plans de ton lycée ont été échangés avec ceux d'un lycée de Madagascar, ce qui explique qu'il y fait très froid l'hiver";
- quand tu sais que ce n'est pas l'usine Spontex qui est responsable de l'odeur pestilentielle qui y règne, mais l'usine Viskase, spécialisée dans la fabrication de peau de saucisson (rien à voir)";
- quand tu as déjà été voir un match au Stade Pierre Brisson";
- quand tu sais qui étaient Jeanne Hachette et les bellovaques";
- quand tu as de vieux numéros de Jour de France qui trainent encore chez toi ou tes parents (le Paris-Match picard. Mon préféré, c'est celui en photo, juste après celui avec Giscard en couv', en 1974)";
- quand tu es fier(e) de dire que des intellectuels comme Jean Racine, Felix Faure et Stone (de Stone & Charden) ont été élèves dans la même ville que toi";
- quand tu aurais presque pu appréciser l'humour de Jean Roucas s'il avait été de cette même ville";
- quand tu es fier(e) de dire que c'est la ville qui abrite le coeur gothique le plus haut du monde (après les Tours jumelles)";
- quand tu peux parler des supermarchés RN1, Nord et Sud (alors que maintenant, c'est Intermarché et c'est triste)";
- "quand tu milites pour qu'à Paris, Lyon, Toulouse aussi, il y ait aussi une rue du Pressoir Coquet";
- "quand tu sais que l'Argentine, c'est le nom d'un quartier, et pas du tout d'un pays";
- "quand tu sais qu'avant Mai-livre, il y avait un autre unique magasin de livre vieillot, avec un comptoir en bois et des employés en blouse bleues" (ça, ça veut aussi dire que tu as plus de 32 ans).
Au final, il me semble que je sais que je ne suis pas parisienne (et ça, contrairement à Marie-Paule Belle, ça ne me gêne pas). Et j'ai honte par contre, parce que je crois que c'est comme ça qu'on a commencé à nous faire croire que les nations existaient. Je me trouve conne de presque tomber dans le piège.

25 octobre 2008

Le docteur vous répond (sur les bords)

Bon, plein de choses me viennent à l'esprit maintenant. C'est terrible comme on a envie de reprendre le blog lorsqu'on est dans la thèse par l'intermédiaire de doudou-qui-a-un-peu-grossi-ah-tiens-c'est-curieux-ça. C'est terrible ce truc de thèse par procuration. Pour un peu, j'en serais presque à mettre des vieux bouts de pain sur mon balcon, pour attirer les moineaux, les pigeons. Mais j'ai aussi décidé d'être utile et solidaire dans l'effort et de grossir un peu également, en mêle temps que je demandais de mon côté ma dérogation pour ma 4e année de thèse-sans-stress (la 2e), que mon directeur a signée hier.


Et c'est pas pour vous mettre la pression hein, mais pour les gens qui doivent soutenir bientôt, avant mi-décembre, on est en plein rush là. D'ailleurs, ça se voit aux mots-clefs tapés dans Google et qui redirigent les âmes errantes jusqu'ici. Je reprends cet exercice que j'aime beaucoup, toujours réalisé sans trucage (je prends les requêtes des moteurs de recherche des 5 dernières pages de statistique de ce blog):

- "speach soutenance" (un angliciste sûrement...)

- "directeur refusant de signer 4e année de thèse" (juste une idée, comme ça...êtes-vous sûr que c'est bien dans Google que vous allez trouver la solution à votre problème? En même temps, je ne veux narguer personne, mais je n'ai jamais eu ce problème. Non, à part de la famille italienne à l'université de Palerme, ou des amis qui travaillent à l'AERES, je ne vois pas ce qui pourrait débloquer la situation... )

- "faire deux thèses" (mais oui ! bien sûr! c'est un conseil d'amie, tout le monde vous le dira... )

- "faire prendre racine noyau d'avocat" (je suis désolée de ne pas avoir pu vous aider davantage dans ce blog. Aglaé, mon ex-plante verte-avocate a perdu pied/racine assez vite. Je ne peux que vous recommander de l'arroser. C'est primordial (il paraît!). Par contre, je suis assez preneuse de conseils pour faire prendre feuilles un ficus nain Ikea (un modèle très rare donc)... oui, parce que j'ai tellement bien la main verte que moi, les problèmes, c'est au niveau des feuilles qui ne veulent pas rester attachées aux branches...)

- "FELINDRA" (Tête de Tiiiiiiiigreuh! Ben quoi? C'est pas ça ?)

- "speach soutenance" (un autre angliciste... décidément!)

- " raisonnable de faire une thèse 50 ans" (les thèses d'Etat ont disparu voyons...!)

- "thèse 30 septembre" (ah oui tiens, moi aussi je me suis dit ça un jour, il y a 3 ans...et puis je l'ai entendu encore le 30 septembre dernier ce "j'aurais fini le 30 septembre" il me semble, et puis on est 25 octobre là; je ne veux pas vous mettre la pression hein, mais il est temps de penser à finir...)

- "ma thèse est pleine de fautes" (ne vous inquietez pas: gagnez du temps, ne faites rien. Les membres de votre jury vont se faire un plaisir (si si... un immense plaisir, je confirme) de vous les corriger une par une. Publiquement. Vous les en remercierez.. si, si, je vous assure. Vous serez bien obligé de toute façon. Ah! Notion bourgeoise de politesse et d'orthographe ! Mais dans 10 ans, vous comprendrez que c'était pour votre bien et vous ferez subir la même humiliation à vos étudiants)

- "6 mois pour rédiger thèse" (6 mois ? on peut même en faire 2 au rythme des dernières semaines normalement. Ou une thèse et une HDR, c'est selon).

- "Comment finir sa thèse en étant maman" (en accouchant de 400 pages dans la douleur? D'ailleurs, Caroline, si tu lis toujours ce blog, ton directeur de thèse a été très sympa de ne pas répéter publiquement lors de la soutenance que tu n'étais "pas trop déformée finalement" :-)... )

- "Peut-on demander d'apporter un plumier en maternelle?" (euh... j'avoue que c'est un des aspects de la réforme de l'enseignement sur lequel je ne me suis pas encore penché. Mais vous avez raison de vous en offusquer (si je comprends bien)... on commence par un plumier et vous verrez qu'un jour, on obligera les pauvres enfants à lire la lettre de Guy Moquet !)

- "J'ai eu un rapport avec une personne que je connais lors d'une soirée trop arrosée et mainte..." (et là, je n'ai pas la fin et ne sais pas pourquoi cette personne a été redirigée ici... "et maintenant, c'est mon directeur / ma directrice de thèse" peut-être?)

- "en thèse, je travaille dans le privé" (allongez-vous là.. calmez-vous, parlez-moi de votre enfance... vous êtes sûr que ce n'est pas "en privé, je travaille sur ma thèse plutôt?)

- "remerciements de thèse originaux" (originaux et dangereux ? ou juste originaux?)

- "clipart doigt d'honneur" (ah bah tiens, on y est... ou alors collez quelques logos du CNRS à l'envers sur la page de remerciements ? Ca fait CULS, c'est original, non ? voir post précédent).

- "monsieur le président soutenance" (Ca, c'est pas d'une originalité folle folle hein... Mais décidément... En fait, vous ne le saviez pas, mais il y a une date pour écrire ses remerciements. Et c'était aujourd'hui manifestement, vu que tout le monde cherche comment commencer dans Google. Bah oui, donc trop tard pour vous qui lisez ce post après le 25 octobre. A moins que vous n'envoyiez ce post à 20 personnes en leur disant que vous les aimez qu'il faut qu'il vous réponde qu'ils vous aiment aussi et qu'ils lisent chacun 3 chapitres de votre thèse pour corriger les fautes, sinon ce ne sont pas des amis et la honte s'abattra lors de la soutenance sur votre famille jusqu'à la 10e génération. Et attention, ne brise jamais la chaîne sinon tu ne trouveras jamais l'amour. Déjà que tu es en thèse et que c'est mal parti...)

- "un médecin vous répond" (ici, c'est plutôt "un docteur vous répond (mais pas trop tôt le matin, merci)", et on ne traite que les cas graves de déprime pré ou post-soutenance...)

- "frizzi pazzi" (oh oui ! moi aussi j'adorais ça !!! ça pétillait dans la bouche ! ça et la boule magique; ça me manque beaucoup. Par contre, j'ai gardé toute ma collection de Fantastickers).

- "thèse déprime" (oui, normal...vous reprendrez bien encore un peu de vin en écoutant des chansons tristes ?)

- "mon chien l'a mangée" (la thèse? c'est un gros chien alors ! J'ai peur que cela ne marche pas comme excuse pour une dérogation...ou la problématique peut-être... c'est marrant ça "mon chien a mangé ma problématique...").

- "faire résumé thèse histoire" (euh... décidément, on n'a pas tous les mêmes difficultés il faut croire...pourquoi pas "faire fiche lecture thèse histoire" pendant que vous y êtes!)

Et ma préférée...sans commentaire tellement c'est frais et mignon (à cet âge):

- "Loi contre interro-surprise"

02 octobre 2008

Logotomie

Dialogue de créatifs.
- Dis, on va leur refourguer quoi aux chercheurs comme logo ? Il faut un truc qui fasse moderne baroque, rouge et vert anis, genre Valérie Damidot tu vois...
- Ouais, mais p'tête un truc plus simple , qui marche pour les maths, la physique et la philo aussi... enfin les maths et la physique surtout. Moi je me souviens d'un cours de math, avec des gros ensembles, genre mobiles de Calder, C est dans N, mais pas dans R, donc où est S ? Un truc avec des grosses patates quoi.
- Ah ouais, une grosse patate quoi. Ouais. On commence par là. Bon... une fois qu'on a la patate on met les lettres dedans, non ? Le C, le N, le R, et le S. Ah tiens, N et S, ça fait Nicolas Sarkozy. C'est marrant ça...
- Ah ouais tiens, je suis sûr qu'ils l'avaient pas vu les chercheurs, ces cons. Tiens, on va les mettre en bleu ciel les initiales, couleur UMP... au cas où ils n'auraient pas compris d'où ça vient leur réforme...
- Et le C et le R en blanc ? Genre la recherche en blouse blanche quoi, ou alors blanche comme un nuage, le chercheur, c'est le mec [sic] qui est souvent dans les nuages, non ?
- Ouais ! Les nuages, très bon ça coco! T'es un vrai poète! On devrait p'tete faire genre Air France, l'avion qui dépasse les frontières, dans les nuages, genre "les frontières c'est naze", tout ça. Ca va leur plaire, c'est des gauchistes ces gens-là, d'façon.
- Ouais, laisse tomber Air France, Nivea c'est mieux comme charte graphique, ils ont un centre de recherche super. On leur a refourgué un logo patate naze bleu layette il y a un an, c'est très bien passé...
- OK, bleu layette et blanc donc. Bon et où on colle la phrase choc ? Il faut un truc genre "le pays où la vie est moins chère", un truc qu'on identifie tout de suite.
- Ben "les frontières tuent" ? façon paquet de clopes ?
- Nan, c'est naze, ils resortent ça à chaque manif'. Faisons plus simple: "dépasser les frontières". De toute façon, ça sera trop petit sur les logo, personne pourra lire, on peut bien écrire n'importe quoi.
- Ah bah tant qu'à faire mettons une grosse connerie alors? Ou genre un gros doigt? Tu te souviens, le logo de la ville de Liège, "une ville, un esprit" ? Ces cons n'ont même pas vu qu'on avait refilé un doigt d'honneur en logo... ah, on s'était bien marré avec Robert.
- Bon bah foutons la devise dans le "n" alors, façon tube à essai renversé. Les chercheurs, ils iront pas chercher plus loin d'façon, ils verront que le tube à essai. C'est la recherche ça, la blouse blanche, la patate et le tube à essai. Et puis nous, ça nous fera marrer dans 10 ans quand on dira qu'en fait, le CNRS s'est fait entuber profond avec son logo, comme l'Arc avec Crosemarie...
- T'as pas peur un peu que ça fasse pas très ouvert tout de même ce truc qui vient buter contre la lettre, et la patate enfermée dans une autre patate ?
- Mais non, laisse tomber, on a fait le même en 5 mn pour les fauteuils Stressless, ils ont dit que ça plaisait aux vieux.
- Ah ouais, t'as sûrement raison alors. Parce que sinon, j'avais une autre idée pour déconner, en partant de la forme d'un comprimé de Viagra, et...
- Arrête, tu déconnes là, faut rester sérieux, c'est la recherche quand-même...

30 juillet 2008

Sous les pavés, le blog

On ne s'y attend pas et *paf*, en plein mois d'août, le blog vous reprend comme une envie de plage. Comme des milliers de français dont le pouvoir d'achat a baissé, nous aussi, avec Doudou, on ne peut pas se payer des vacances à la neige. Du coup, on reste à Paris-Plage avec notre vélib' et notre bouteille de rosé tièdie, et du coup, Doudou travaille à sa thèse. En fait, en étant déjà passé par là, on se rend compte que la thèse ne protège pas du tout de la baisse du pouvoir d'achat. ("la hausse du pouvoir d'achat, elle ne passera pas par moi!", dit souvent à juste titre le thésard.
La formule est la suivante:
RDB (revenus disponible brut) - dépenses contraintes = pouvoir d'achat
Selon Jean-Pierre Pernault et les établissements Leclerc, qui nous expliquent tout bien, si l'évolution du RDB est supérieure à l'évolution du prix des dépenses contraintes, alors le pouvoir d'achat augmente. Ou pas. Or, il faut bien avouer que le thésard voit ses dépenses contraintes augmenter de façon exponentielle à mesure qu'il essaye de terminer sa thèse. Notamment en livres (achetés et lus dans les trois dernières semaines, avec une frénésie qui confine parfois à l'achat compulsif), nourriture (fringales diurnes et nocturnes) et autres auto-médications caféinées non remboursées par la déesse Sécu. En plus, comme de fait exprès, les thésards qui se mettent à rédiger pendant l'été pour pouvoir soutenir avant la date fatidique du couperet CNU (cette année, le 10 décembre 2008), se retrouvent confrontés à la difficile période des soldes chez Zadig & Voltaire. Avouez que c'est pas de bol.
Parmi les nombreux biais de ces calculs très savants, je voudrais m'élever contre celui qui concerne le calcul du taux de dépendance en fonction du niveau d'étude, et proposer de militer pour la reconnaissance du thésard comme personne à charge. Et puis aussi proposer que le thésard soit reconnu comme groupe vulnérable. Pour peu que le thésard soit aussi migrant, femme, jeune ou trop âgé, et handicapé, je pense là qu'il y a vraiment de quoi alimenter les statistiques de la commission européenne sur l'évaluation de l'effritement de la cohésion sociale.
Heureusement, pour aider Doudou à devenir autonome, je me propose de lui reverser une bonne partie de mes royalties sur mon futur best-seller. Un livre de plage qui va se vendre comme des petits pains et qui va faire de nous un jeune couple riche: La note de bas de page expliquée à mon père. Pour une approche ludique du dialogue intergénérationnel.

28 avril 2008

Interro surprise !

Et voilà, sitôt la reprise de ce blog annoncée, je déserte déjà. Et oui, j'ai l'art de me mettre les fers aux pieds. Je m'oblige moi-même. Mais au fond, qui suis-je sinon votre écho, votre conscience, votre Super Nanny, ou encore Pascal, votre grand-frère. Je vous donne bonne conscience lorsque vous allez faire vos 100 parties quotidiennes de Gromo, superpoker tous vos amis sur facebook plutôt que d'écrire votre prochain article, mettre à jour votre CV, ou répondre aux e-mails restés en souffrance depuis un mois dans votre boîte email qui n'en peut plus, elle aussi, à la fin. D'ailleurs, elle n'est pas la seule: vous perdez toute crédibilité auprès de vos amis, votre famille vous renie, et vous perdrez bientôt votre copain, votre copine qui part avec le chat parce qu'il/elle ne veut plus arpenter Paris à velib' seuls le dimanche pendant que vous faites semblant de travailler.
Alors, pour vous rassurer, vous continuez. Vous vous dites "ah! il y a pire que moi! Elle non plus ne va jamais rentrer dans les nouveaux critères de la recherche française de qualité (certifiée norme NF, n'oubliez pas le petit logo, là) et elle aussi sera obligée de continuer à partager des chambres d'hotel à 2 intervenants pour pouvoir aller parler à des colloques sans en être de sa poche". Je vous répondrais donc de façon très malhonnête que tout le malheur des thésards procrastineurs vient en fait du moment très précis où l'un d'entre eux a commencé à ouvrir le premier blog. Et là, vous conviendrez aisément que je n'y suis pour rien. Et puis, Jean-Jacques et ses considérations jalouses sur la culpabilité originelle du premier homme qui s'accapare un bout de friche m'habitent, alors qu'hier, c'était plutôt Nikos Aliagas et la philosophie hellénistique et qu'avant-hier, je ne sais plus très bien ce qui m'habitait mais encore un truc très bobo de toute façon.
D'où, in fine, la grande question existentielle du soir - amis du soir, bonsoir - Ouvrir un blog est-il un droit naturel ? Vous avez 2h15 et n'avez droit à aucun document.

11 avril 2008

Doit-on vendre "Guy" ?

Le moment est grave. Il s'agit de savoir si toi, lecteur assidu , tu penses qu'il faut que je finance un prochain grand colloque par des chemins plus originaux que la désormais classique demande de subvention à la fac (le fameux BQR: Bonus Qualité Recherche... notre label Promotelec à nous) ou l'appel aux fondations privées. Je tiens à signaler que nous sommes, nous chercheurs, poussés à cette extrémité par l'extrême difficulté que nous avons à trouver des subsides pour payer des nuits de Formules 1 aux intervenants étrangers qui viennent nous faire l'aumône de parler dans nos colloques et qui ont la gentillesse de ne pas trop nous accabler lorsqu'on les pousse, à 8h30 du matin, dans la rame bondée du métro, ligne 13, parce qu'on n'a pas non plus d'argent pour leur payer le taxi...
Si tu penses qu'un financement de la recherche peut se faire par des voies plus marginales, peu explorées jusqu'à présent (même pas par Valérie Pécresse) par le fait de répondre positiviement à la demande de publication de "Guy" - le nom de ce journal-, tape 1 dans le commentaire de ce billet. Tu peux y ajouter des messages personnels d'encouragement à destination de l'éditeur, et des messages d'insulte à l'endroit de notre chère Ministre.
Si tu penses qu'il est vain de faire un usage commercial et mercantile d'écritures sans intérêt, ferme ton Explorateur Windows ou ton Firefox et ne remets plus jamais les pieds ici. Social-traître!
Si donc, tu as un avis à exprimer sur la question et si tu n'as pas peur des sondages (ça ne fait pas mal), tu peux le faire par l'intermédiaire de l'embryon de démocratie participative qui se trouve sous ce billet. Ami citoyen, aux urnes!

09 avril 2008

Martine essaye encore d'écrire un article

C'est l'histoire de Martine qui écrit un projet d'ouvrage pour une grande maison d'édition bien trop sérieuse pour ses petites couettes. Et puis, alors qu'elle avait sa première phrase dans le stylo, elle se demande si, dans les paquets de 500g de M&M's cacahuètes, il n'y aurait pas des fois de nouvelles couleurs (orange). Ça lui passe dans la tête, à ce moment là. C'est comme ça. Et là, bien-sûr, elle a oublié sa première phrase et toutes les autres qui suivaient, et elle ferait bien le ménage aussi et elle changerait bien les joints de la salle de bain. Et hop, les bourgeois à la lanterne et le stylo au plumier ! Parce que c'est urgent et qu'elle sent que vraiment, il n'est pas bon pour la santé de travailler dans une telle poussière. Et il faut bien dire que la toile de verre au plafond, ça serait tout de même mieux que la grosse fissure qui continue à pousser et pour harmoniser le tout avec le beau mur rouge-révolution qu'elle a fait fleurir dans le salon il y a peu comme signe de son opposition à la loi Pécresse. Bon. C'est fou ce que les idées me viennent quand je dois écrire. C'est décidé, je file chez Merlin Merlin pour acheter deux rouleaux, de la colle (en super promo pas chère!) et aussi de la peinture blanche, parce que les murs et les portes sont vraiment trop dégueulasses. Je sens que c'est le moment, ne me demandez pas pourquoi. Quand ça vient, il est inutile de vouloir résister à l'esprit de Valérie Damidot.
ps. Toi aussi, découpe cette couverture de Martine selon les pointillés et colle là sur tes cahiers, sur ton cartable, sur tes dossiers de candidature aux postes de Maître de conférences. Sur demande, modèle également disponible avec la Revue Française de Science Politique.

01 avril 2008

"Y'a encore quéqu'un?"

Vous savez quoi ? Je pense que ce blog me manque et que si j'étais un lecteur assidu, je supplierais son auteur de reprendre un peu du service, parce que là, quand on ne sait pas trop quoi faire à part écouter "ma radio rose" (toujours au fond du couloir, là, à droite), on n'a plus rien pour procrastiner et s'agiter le stylo et c'est bien dommage. Et écrire des choses idiotes qui font rire les copains quand ils ont des choses à écrire aussi, ça fait parfois du bien. Même si c'est des collègues d'ailleurs.
Alors puisque vous ne me le demandez pas, je le fais. Bande d'ingrats. Après tout ce que j'ai fait pour vous !

Et je réouvre ce blog. Oui, je fais ma Sheila (Jospin avec des couettes, pour les plus jeunes d'entre nous qui ne l'ont pas connue). Je reviens après avoir dit "au revoir". Ben oui, de toute façon, je suis toujours étudiante en thèse. Il ne faut pas le dire. C'est un grand secret qui me sert surtout à avoir des tarifs réduits au cinéma et à payer moitié prix à la BNF. Je te mets dans la confidence parce que tu as adhéré au fan-club et que tu as droit à des info inédites et à une lettre parfumée personnalisée à tes couleurs (rose) pour ton anniversaire. Une confidence qui me protègera probablement tout aussi longtemps que celle auparavant liée à mon identité professionnelle (bah quoi ? ça a bien duré 1 semaine quand-même).

Bon donc me revoilà avec une thèse. Plus la même, une autre, une "pour de rire". Tout de même, c'est la première fois qu'on voit ça: une bloggeuse qui reprend une thèse juste pour le plaisir de pouvoir continuer d'écrire aussi sur son blog sans devoir en changer le titre.
Alors bien sûr et comme avant, ce blog n'aura pas grand chose à voir avec la thèse, sauf des fois. C'est surtout une psychanalyse gratuite (pour moi mais aussi pour vous, qui ne manquez pas une occasion de vous amusez du malheur des autres!). Une psychanalyse, mais en plus rigolo. Quoi que vous m'objecterez probablement qu'on peut très bien passer une soirée désopilante entre amis, en relisant tout Jung ou tout Groddek et en se demandant si ce dernier a oui ou non assuré le maintient du Ça de manière plus ferme que Freud. (Et non, ce n'est pas le sujet de ma nouvelle thèse, pourquoi?)
Mais, vous l'aurez compris. On se soigne comme on peut, surtout qu'en matière de procrastination et d'amusement, j'avais essayé un médicament de substitution, facebook, qui ne m'a récemment pas trop bien réussi il faut dire. Du coup, j'en reviens aux fondamentaux. "Rien ne vaut les fondamentaux", comme le dit le grand philosophe Bernard Laporte.

06 septembre 2007

Fin et Suite...

Chers amies lectrices, chers amis lecteur, mes biens chers compatriotes,

Comme vous avez pu vous en rendre compte, si vous avez suivi ce blog, commencé aux dernières convulsions de la thèse, le titre de ce blog ("passe ta thèse d'abord") n'a désormais plus grand chose à voir avec son contenu potentiel, moi qui fait maintenant partie des nanties et des cadres de la nation.

C'est à regrêt que j'ai donc décidé de mettre fin à ce blog.
Il serait bon, ici, ami lecteur, d'écraser une larme d'émotion.

Et pour paraphraser un auteur célèbre, académiciens de surcroît, "je souhaite bonne chance à chacune et à chacun d'entre vous. Oui! Bonne chance du fond du coeur. Sans amertume vis à vis des uns, et avec une vive reconnaissance vis à vis des autres. (...) En ces temps difficiles, où le mal rode et frappe dans le monde, je souhaite que la Providence veille sur la France, pour son bonheur, pour son bien, et pour sa grandeur... (pause) Au revoir."


L'aventure continue... bientôt la suite de Passe ta thèse d'abord sur "Passe ton Habilitation à Diriger les Recherches d'abord"... (non, j'déconne).

Mais je te connais bien, ami lecteur, toi qui es curieux comme un speculum. Tu te demandes donc où aller maintenant pour lire des imbécilités plutôt que de travailler à ta thèse ? Dans ma grande bonté, j'accepte de répondre à ta question. Bien mieux que Martine à la plage, je vais maintenant ouvrir sur un blog institutionnel, intitulé "les Aventures palpitantes d'une chercheuse au pays de Narcolène et Ségozy". Je n'ai jamais été très douée pour les "beaux tîtres" il faut dire...

Lien à suivre donc

09 juillet 2007

J'avais 13 ans...

... et ce n'est que maintenant que je me rends compte de ce que pouvait avoir d'inquiétant ma passion pour les Livres dont vous êtes le héros. Dans le début des années 1987-1990, je me mettais à lire de façon frénétique, à raison d'un tous les deux jours, ces livres aux noms improbables: "Le Tyran du Désert", "La Couronne des Rois", livres découverts dans la bibliothèque de mon collège.
Et c'est seulement aujourd'hui, après avoir lu un billet et un commentaire sur ce blog, que je me rends compte que c'était bien là qu'était née ma vocation et mon attrait pour la collection Folio de Gallimard. Tous ces titres me menaient irrémédiablement vers la science politique (mais oui ! ces titres sont à mettre directement en rapport avec la crise institutionnelle que traverse la 5e République!). De même, et plutôt que les titres barbares, qui me plaisaient beaucoup à l'époque, il y avait aussi des titres comme "Pour l'indépendance", où le lecteur est mis dans la peau d'un minuteman américain. Il y a maintenant des gens assez fous pour consigner dans un petit coin de leur ordinateur tous les changements intervenus entre la V.O. et la V.F. de ce livre, comme par exemple, les illustrations dont le lectorat français a été privé (et l'on découvre avec stupéfaction que "l'illustration 293 dans la vf, est en fait la 161 dans la vo" !!!).
Finalement, j'ai fait pareil bien après, sauf que ça s'appelle une thèse, et que là, ça fait très sérieux.

08 juillet 2007

Une nouvelle vie commence...

Voilà, une nouvelle vie commence. Et ce blog sera un peu comme les volcans Volvic... un être s'éteint, un autre s'éveille. (VGE, sors de mon corps!). Et donc je promets une suite à cette aventure palpitante: la survie du jeune chercheur en milieu hostile.
Je vais maintenant vous raconter comment je vais devenir garde des Sceaux en envoyant une lettre au bon Président Sarkozy, pour lui demander si, par hasard, il ne chercherait pas une chercheuse en science politique pour faire un rapport ou entrer au gouvernement.
- je suis une femme (check)
- je suis issue d'une fille d'immigrés, deuxième génération (check)
- je pourrais participer à Koh Lanta si on me le demande (check)
- j'ai des amis de gauche
- je peux infiltrer à l'envie les réunions de consommateurs ou d'autres institutions gauchistes (double check)
- je peux mettre dans la même phrase les mots "Segolène Royal" et "salope" (check)
Comme vous le voyez, si je m'ennuie dans la recherche un jour, je pourrais m'en sortir.

28 mai 2007

Mon Daruma (bis)

J'ai aujourd'hui dessiné le second oeil de mon Daruma...


20 mai 2007

"C'est un début..."

Je file un mauvais coton (la langue française est pleine d'expression délicieusement surannées)... je n'arrive pas à écrire mon texte de présentation... J'imagine que l'entretien n'a pas grand chose à voir avec les questions traditionnelles des chasseurs de tête dans le privé...
"Si vous deviez citer 3 de vos qualités et 3 de vos défauts?"
- euh... je suis bavarde ? je suis bourdieusienne ? je suis euh... spontanée ?
- euh ok, maintenant vos 3 qualités ?
- ben, c'était mes 3 qualités ça..."
Et puis les autres questions du genre "votre couleur préférée ? Là, je sais que d'ordinaire, il faut éviter de dire "Noir" ou "Gris", sinon on passe rapidement pour quelqu'un de déprimé qui va revenir cher à l'entreprise en congé-maladie... déjà qu'en tant que fille, on est quasi obligée de pondre une fois par mois et d'enfanter dans la douleur alors... n'en ajoutons pas.
Donc là, normalement, j'échappe à ce type de questions, et aussi à l'analyse graphologique. (Voir ci-contre pour les analystes expérimentés en graphologie et autres Champollion en herbe...).
Par contre, il va y avoir des questions du même genre...
"c'est qui votre auteur préféré?" (autre version du "de qui vous êtes vous inspirée pour vos travaux?")
Et si vous répondez
- "le Catalogue Leroy Merlin ! ", ça ne fera malheureusement rire que vous. (Et ça ne sera pas volé).

19 mai 2007

Lentamente...

Il y a un an et demi, je me demandais déjà comment introduire son texte de soutenance de thèse et accessoirement comment dire bien bonjour aux gens sans mettre ses doigts dans son nez. Voilà que je me pose la question de savoir maintenant comment commencer son texte d'audition à un poste. Comme quoi, tout évolue. Lentement, mais ça évolue quand-même. "Mesdames et messieurs les membres de la commission de spécialistes", ça fait vaiment trop long. "Mesdames, Messieurs", ça fait un peu court, mais je crois que c'est plus sobre. Et le sobre, ça me connait. kikoo, lol, mdr, ptdr.

18 mai 2007

Commissions de spécialistes en Science Politique

Oui, c'est nul, j'ai déserté mon blog. C'est mal, c'est très mal. Mais en exclusivité, je vous donne tous les classements des recrutements à venir sur les postes de science po...

Poste n°0238 - flêché écologie, développement et aménagement durable
Les cnadidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Alain Juppé
2- Nicolas Hulot
3- Nicolas le Jardinier
4- Cécilia Sarkozy

Poste n°2399 - flêché économie, finance et emploi
Les candidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Jean-Louis Borloo
2- Laeticia Halliday
3- Christian Clavier

Poste n°7299 - flêché intérieur, outre-mer et collectivités locales
Les candidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Michèle Alliot-Marie
2- Antoine
3- Alain Térieur
4- Steevy

Poste n°7286 - flêché immigration, intégration et identité nationale
les candidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Rachida Dati
2- Michel Sardou
3- Alain Juppé (mais si, allez, ça aurait été drôle!)
4- Jacques Chirac

Poste n°8288 - flêché santé, jeunesse et sport
les candidats suivants ont été auditionnés et classés à l'issu de l'audition:
1- Roselyne Bacelot
2- Maïté
3- Line Renaud
4- Henri Salvador

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai envie de me jeter par la fenêtre...

13 mars 2007

Et 1, et 2, et... 2.

Bon, alors voilà, je n'ai pas été qualifiée en Histoire. Evidemment, c'est bien volontaire, et c'était uniquement fait pour éviter que vous répandiez partout la nouvelle "tu sais, je connais une fille qui est qualifiée en 3 sections CNU. Tu vois le genre, elle a du sucer". Je vous connais, vous avez l'esprit mal embouché. D'abord, je voudrais préciser une chose sucer c'est le minimum, c'est tout juste utile pour une publication (et encore un truc vite fait publié par une obscure revue trotskyste que plus personne ne lit, vous voyez le genre et là si j'avais voulu être méchante, j'aurais dit un truc publié par Syllepse, un truc comme ça, heureusement vous avez de mauvais yeux), mais certainement pas pour une qualification CNU. Car une fois qualifiée, vous ferez quoi malheureuse ? Vous coucherez avec les Coeurs de l'Armée Rouge ?

Mais à tout bien réfléchir, était-ce bien la carrière que vous envisagiez ? Public lecteur attention. Tu lis ici en exclusivité l'une des réponses au grand test du printemps 2007 "je remets de l'ordre dans ma vie en m'inscrivant au chomage et en me demandant pour quel métier je suis faite" du numéro de mars de Marie-Claire. Ensuite, je t'emmenerai nager avec les dauphins magiques -tu verras, ils sont plus intelligents que les profs de ton université-, et tu devras envoyer cette news à 20 personnes que tu aimes afin que ton rêve se réalise. Sinon, toute ta famille et tes amis s'écraseront dans un accident d'avion en forêt amazonienne, ce qui contribuera au réchauffement climatique et à la propagation de la grippe aviaire qui fera disparaître toutes les générations futures dans une gigantesque diarrhée universelle. Public chéri, ce sera terrible pour les survivants. Je ne te le cache pas.

Bon, et moi, on ne me la fait pas. Même quand on suce, on n'est pas sûre d'être qualifiée au final. Donc je me suis dit que ça ne servait à rien de toute façon de finir dans un bordel à Bangkok avec des crampes aux cuisses, et qu'on ne m'attraperait pas cette fois avec du sel sur la queue comme avec les allouettes (ou les mouettes, je ne sais plus très bien, avec un animal niais de toute façon) et que surtout je m'étais déjà faite bien avoir la dernière fois et que c'était déjà assez pénible comme ça. Un peu comme marcher dans une petite flaque d'eau lorsqu'on porte des sandales avec des chaussettes marron clair qui puent. Ou un peu comme essayer de percer un bouton qui est blanc mais pas encore bien mûr, ou se faire surprendre les doigts dans le nez à un feu rouge par le conducteur de la voiture d'à côté qui est en plus super beau gosse. Vous voyez ? Alors que là, "je m'en tamponne le coquillard avec un pinceau grand comme ça", comme disait mon prof de latin de 2nde à qui on racontait que non non non, on n'avait pas copié sur les traductions bilingues des Belles Lettres de la bibliothèque du lycée pour faire notre thème et qu'on était doués, un point c'est tout. Collectivement doués, voilà. Il fronçait les sourcil quand il disait ça, et aussi, il postillonait des petits trucs super gras qu'il gardait dans les poils rèches de sa moustache poivre et sel après le déjeuner. Vous voyez ? Oui, car normalement, on en a tous eu au moins un comme ça dans notre scolarité. Soit celui qui postillone les restes de nourriture du repas de la veille, soit celui qui a des pellicules grosses comme des confettis sur le col et le dos de sa veste en velour côtelé marron (grosses côtes), soit celui qui n'a pas seulement l'haleine du matin, mais celle de l'avant-veille, et puis encore celui qui porte des vêtements tâchés et qui revient des toilettes en oubliant de remonter sa braguette. Moi, j'ai eu les quatre, en plusieurs exemplaires même, plus celui qui garde des dépots blanchâtres et pâteux à la commissure des lèvres (collector celui là, pour peu qu'il soit prof de sport et qu'il porte un pantalon de survêt un peu collant avec poutre apparente lorsqu'il vient dans les vestiaire des filles pour voir si elles sont prêtes, c'est bingo!). Et j'en ai même eu un qui a un jour machônné par inadvertance mon stylo bic rouge, c'est dire jusqu'où j'ai poussé l'abnégation alors que c'était du prof d'allemand dont j'étais amoureuse, et qui aurait pu mâchonner tous mes crayons, celui qui nous racontait toutes les histoires de Rolf Und Gisela (voir photo).
Je lance d'ailleurs un vibrant appel: si vous avez chez vous les manuels d'allemand des années 85-90, merci de les mettre quelque part sur le net ou d'envoyer les scans des aventures folles folles folles de Rolf et Gisela, son idiote de soeur, tout juste bonne au ping-pong ("Eins zu Nuuull ! Bravooo, Gisela"), qui ne pouvait même pas amener la pipe "en bois" et le journal à son père qui se reposait d'une journée de travail dans le fauteuil du salon ("Rolf, Wo ist meine Pfeife - deine Pfeife? - Ja, meine Pfeife - Achh ! Wo ist die Pfeife. Sie ist nicht in Wohnzimmer" - bah voyons, on y revient ! il faut dire qu'à l'époque, en 6e, on n'avait pas l'esprit mal tourné comme les jeunes de main'nant), pendant que sa mère cuisinait dans euh... ben dans la cuisine. Vous pouvez laisser vos coordonnées ou vos liens en commentaire si c'est le cas. Et si, comme Gisela, vous n'êtes doué que pour le sport et boire de l'Orangenschaft et pas avec les ordinateurs, je peux vous aider.

Bref, c'est bien parce que doudou ne serait probablement pas d'accord, mais il ne tiendrait qu'à un fil que je ressemble un jour à ces profs dégoûtants, juste pour emmerder les étudiants et me venger de tant de souffrances endurées depuis le collège. Je dis le collège parce qu'avant le collège il y avait le CM2 avec la classe de neige et que c'était chouette d'être loin des parents pendant 3 semaines, même si j'ai pleuré un peu des fois parce j'étais la seule à qui les parents n'avaient pas écrit depuis 2 semaines (c'était surtout qu'ils n'avaient pas mis assez de timbres sur l'enveloppe qui avait mis 2 semaines à arriver, les inconscients), et avant je ne sais plus très bien, mais il y avait de la peinture à doigt qui sentait rudement bon, des feutres et aussi de la terre cuite que l'on roulait en long boudins bien fins sur la table avec les copains pour ensuite en faire de jolis paniers pour maman. Bref, un jour, je me vengerai sur les étudiants d'une part et sur mes parents d'autre part en leur racontant l'histoire de la petite fille qui pleure en classe de neige parce qu'elle est la seule à ne pas avoir reçu de cartes de ses parents pendant 2 semaines, même qu'elle marchait dans le froid et la neige en se réchauffant avec des allumettes achetées lors de la sortie hebdomadaire de la classe au Franprix du village (là où on s'approvisionnait aussi en Malabar). Et non, lachez moi enfin, je ne ferai pas votre psychalanyse à la con.

12 mars 2007

"Au revoir, au revoir président..."

Oui, c'est bien triste, Chirac nous dit au revoir, et, compte tenue du niveau de la campagne, j'en reviens presque à regretter qu'il ne se lance pas dans la bataille. Le président est mort! Vive la mort !
On aurait eu de chouettes blagues à raconter. Si ça tombe, Nicolas Sarkozy aurait débalé des histoires de famille pas très reluisantes... Ce genre d'histoire par exemple, qui me fait encore rire, rien que de penser à la tête des gens qui ont découvert son principal protagoniste:

lundi 12 mars 2007, 17h31
L'ambassadeur d'Israël au Salvador retrouvé nu, ivre et ligoté
JERUSALEM (Reuters) - Israël a rappelé son ambassadeur au Salvador, qui avait été retrouvé ivre et nu avec des accessoires sexuels dans la cour de sa résidence officielle, rapportent les médias israéliens. A Jérusalem, le ministère des Affaires étrangères a confirmé qu'il avait été rappelé, sans donner de précisions. "Le ministère juge son comportement malséant pour un diplomate", a dit un porte-parole.

Selon les informations de presse, la police salvadorienne a retrouvé l'ambassadeur nu, ivre, ligoté et bâillonné, une balle en caoutchouc dans la bouche et des accessoires sexuels posés près de lui. L'incident, précise le ministère à Jérusalem, remonte à deux semaines. Un nouvel ambassadeur sera nommé au Salvador.

Malhreusement, ce n'est pas demain que l'on pourra rire autant, étant donné le puritanisme de Segolène, et la vie désormais bien rangée de Nicolas (Anne Fulda, si tu nous lis...). A part François Bayrou, capable de plonger par inadvertance dans des piscine vides, je ne vois pas ce qui peut nous amuser autant qu'un Chirac nu mais en chaussettes et porte-chaussettes au fort de Brégançon. Ou alors peut-être la coupe de cheveux de Nicolas Hulot ?

26 février 2007

Et 1, ... et 2...

My Dear Fellows, ... I am pleased to announce...(oui, ce soir, c'est la nuit des Oscars sur ABC, j'essaye de me donner une contenance...) que ça fait plusieurs jours que je retiens la nouvelle que le monde entier attend: la qualification en science politique est là cette année... Bon voilà, vous savez tout. Et là, il y a Céline Dion qui chante et qui grimace, mais c'est à la télé et ça n'a rien à voir avec ma qualification que je sache. Ca serait trop beau...

09 février 2007

"We want you"

Et de 1... Une qualification in the pocket (as you see, my English is rich...), ce qui tombe bien car c'est probablement pour cette excellente raison que j'ai été qualifiée par les membres de cette haute et estimable assemblée...
En attendant le résultat des deux autres qualifications, dans des sections moins exotiques, lets keep les doigts croisés.

31 janvier 2007

"Sauvez-moi..."

Un cri déchirant, digne de la Star-mais-qu'à-demi (pour sauver votre candidat à la qualification, tapez 56389204), une supplique à Jeanne Mass... Mais pourquoi donc ? Parce qu'aujourd'hui, demain, après-demain...enfin dans les jours qui viennent, va s'abattre sur moi le glaive tranchant des examinateurs du C.N.U..
Pour les néophytes qui arrivent sur ce blog en tapant n'importe quoi et qui se plaignent ensuite de tomber sur n'importe quoi, une petite explication s'impose.

Le C.N.U. (Conseil
National des Universités
) est composé de 2/3 de membres élus, et d'1/3 de
membres nommés (par le Ministères), renouvelés tous les 4 ans. C'est fait de
plein de gens qui vous comprennent et qui vous soutiennent dans vos démarches de
recrutement. Si vous n'avez pas été recruté une année, vos amis vous disent
pourquoi ils sont désolés, et comment recommencer efficacement l'année qui suit.

Je ne peux en dire plus pour le moment, vous le comprendrez bien. Je suis déjà en danger de mort. J'en ai trop dit.
Ouvrons les paris: sur 3 qualifications demandées, combien me seront accordées ? On peut même faire un jeu amusant chez soi avec trois fois rien en attendant les résultats:
Vous connaisez le chifoumi ? (non, je n'essaye pas de vous vendre une plante médicinale aux effets laxatifs). Le chifoumi est un jeu stimulant pour l'esprit des jeunes personnes. Vous choisissez entre pierre, cailloux, puits, papier, ciseaux et vous vous engagez dans un combat viril contre quelqu'un qui choisit également l'un de ces items. A la fin, les règles décident de celui qui gagne: (la pierre tombe dans le puits, les ciseaux se cassent contre la pierre, etc.)
Je pense qu'une variante tout aussi stimulante pourrait voir le jour avec les règles suivantes:
  • Entre Pouvoirs et Raisons Politiques, c'est Raisons Politiques qui l'emporte.
  • Entre congrès de l'AFSP et Raisons Politique, c'est le congrès de l'AFSP qui l'emporte
  • Entre Presses de la FSP et l'Harmattan, c'est les Presses de la FSP qui l'emportent
  • Entre Bourdieu et Finkielkraut, c'est Bourdieu qui gagne
  • Entre Finkielkraut et Politix, c'est Politix qui gagne ("ah bah tiens, "Finkielkraut", il ne fait jamais gagner alors ? " - "Ah bah non, on est en science politique ici mon petit monsieur...")

Evidemment, toutes les combinaisons transversales (Bourdieu contre le congrès de l'AFSP, Finkielkraut contre Raisons Politiques) sont en cours d'élaboration. J'en appelle à vos témoignages. Et sinon, il reste le jeu de poker de l'année dernière. On ne peut pas dire que j'avais alors fait sauter la banque...

(Esprit du chifoumi, ou que tu sois, sauve moi !!)

29 janvier 2007

Un suspence bien suspenceux

Suspenceux? Mais il n'existe pas ce mot! Et bien je vous répondrais que:
* les mots gouvernance ou bravitude n'existent pas non plus;
* dans ce cas, on a bien le droit d'inventer les mots que l'on veut en sciences humaines et sociales;
* et que quand je l'employais déjà à 5 ans, les gens trouvaient alors que j'avais beaucoup d'esprit. Et en plus, ça faisait déjà plus rire que le dernier opus de Jean Leca. Ce qui n'est pas peu dire.
Les heureux élus qualifiés seront donc bientôt connus du grand public (c'est-à-dire, en gros, des lecteurs de la liste de l'ANCMSP et de l'AECSP) car les réunions plénières sont enfin affichées (plus ou moins) sur la page du Ministère de la Recherche. D'ailleurs, en googlelant l'url ce blog, j'ai trouvé amusant qu'il soit répertorié comme "lien" dans la home sweet home page de l'ANCMSP. Comme quoi, on peut être à la fois thésard ou post-doc désespéré, en recherche d'emploi et ne pas perdre son humour. Avant de se jeter par la fenêtre quand-même à la fin.
D'ailleurs, il faut aussi un peu d'humour certainement pour assister à une conférence intitulée "L'avenir du doctorat au niveau européen". L'intitulé me fait penser à ces conférences de micro-biologie cellulaire: "Le devenir du cytosquelette de la mitochondrie en milieu acide". Et vous ne m'en voudrez pas, à la lecture de ce blog, moi qui vous parle néanmoins depuis une retraite américaine forcément dorée selon notre ancien ministre, de considérer qu'en milieu acide, le cytosquelette de la mitochondrie a une survie plutôt précaire.

Avis aux webmasteurs intéressés

Mieux que le Monde Diplomatique, plus fort que Joey Starr et surtout sans aucun rapport, le flux d'actualisation de ce blog est disponible ici:
http://passetathesedabord.blogspot.com/atom.xml

04 janvier 2007

Mes Meilleurs Vieux...

Biens chers camarades d'angoisse, je me permets tout d'abord de vous rassurer. Dans les bonnes résolutions 2007, j'ai inscrit "écrire tous les jours sur mon blog". Comme j'avais déjà inscrit au programme de 2005 "écrire tous les jours sur ma thèse", je sais que vous ne serez pas trop déçus.
Et pour bien commencer l'année, voici une petite histoire drôle de notre ex-ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement vraiment supérieur et de la recherche (d'emploi). Interrogé par un journaliste de France Inter, François Fillon annonce (retranscription disponible sur le site de France Inter):
F. Fillon : « Il y a tous les pays de l'Union Européenne qui deviennent plus accueillants que nous ! La Belgique, la Grande-Bretagne, bientôt les pays de l'Europe du Nord avec leur fiscalité pourtant record vont devenir plus accueillants que nous. »
Le Journaliste : « Donc on peut comprendre Johnny ? »
F. Fillon : « Ah moi je... je... je porte aucun jugement moral, je dis que la... la responsabilité... parce que y a Johnny mais y a aussi les jeunes chercheurs qui s'en vont aux Etats-Unis. C'est exactement la même chose. Pourquoi est-ce qu'ils vont aux Etats-Unis ? Parce qu'aux Etats-Unis ils seront mieux payés, que s'ils déposent des brevets ils pourront les exploiter et qu'ils seront moins imposés sur le plan fiscal. »
Voilà, je ne sais si on peut comparer la fuite d'un cerveau bac + 15, non payé en France avec la fuite du cerveau d'acarien de Johnny, mais la comparaison méritait d'être soulignée effectivement. Merci Monsieur le Ministre. Et je ne dis pas ça parce que je suis en post-doc non rémunéré aux Etats-Unis... Je n'ai personnellement aucune idée de brevet pour le moment, SuperChouChou étant déjà très occupée à sauver le monde, mais je pense que celui qui va trouver l'appareil à les cons moins puissants va faire fortune...

26 novembre 2006

Le petit Nicolas en thèse

Une petite page très drôle sur le Petit Nicolas en thèse. Très drôle tellement ça aurait pu être de moi. Ou peut-être est-ce l'inverse. Je vais donc éviter de faire la même chose avec les BD de Reiser ou Wolinski ("Gros Degueulasse soutient sa thèse - vol I. ") mais vais par contre reprendre mes vieilles planches de Snoopy, le chien philosophe.

20 novembre 2006

Eliminatoires

Bon, pour la seconde année consécutive, voilà le stress des qualifications qui commence. En fait, il n'a jamais cessé depuis un an, mais pour faire la fille qui s'en fout, je dis que ça ne m'affecte pas du tout quand des amis me disent "ah... tu as untel ou untelle... il/elle est imprévisible". Même pas mal. Pas affectée du tout. *DU TOUT*. Et puis je me refuse à céder à ce genre de discussion (qui ne m'affecte pas du tout, je le rappelle) digne d'une rentrée de 6e ("ah, tu as la vieille Brignon en français ? Fallait pas la prendre! elle a déjà electrocuté des élèves avec son vieux fer à friser! si si, j'te jure!").
Et puis, c'est décidé, si je ne suis pas qualifiée cette année, je renomme mon blog "le blog de Mademoiselle Médiocre" et je me suicide aux mi-cho-ko en direct à la Staracademy devant un parterre d'enfants médusés qui ne feront, du coup, jamais de recherche. Ca risque de prendre du temps, mais voilà comment on se venge de l'ingratitude de la recherche française. D'ailleurs, j'ai mes entrées (à la Starac, pas dans la recherche) puisque ma concierge connaît très bien une copine de la soeur de Nikos Aliagas. Bref, les qualifications, ça marche pareil. Il faut trouver un(e) gardien(ne) d'immeuble (votre département, votre chez-vous, le chez-vous de vos parents, ...) qui connaisse la cousine d'un voisin du "membre qualificateur". Si vous fréquentez la même boulangerie de quartier, c'est gagné! (il faut entendre boulangerie au sens large ici, vous aurez compris).
Mais sinon, oui oui je sais... mon dossier est très bon, et tout le toutim et oui, je suis aussi la fille la plus intelligente et drôle au monde. C'est ce que mes parents me disent d'ordinaire quand ils veulent que je passe Noël/ Pâcques/ les fêtes de L'Aïd / Thanksgiving/ Hannoukah/ StNicolas/ LaToussaint/ avec eux. Je trouve que pour une famille d'athés, ils poussent un peu. Heureusement, il y a doudou qui me le dit aussi et qui ne me demande que des trucs sexuels en échange. J'ai juste peur que les membres du CNU ne soient intéressés ni par la première contrepartie, ni par la seconde.

14 novembre 2006

Y'a que la vérité qui compte

Mes petits loups. Je vous devais bien quelques nouvelles, depuis le temps. Je sais que vous attendez toujours ces petits billets caustiques comme on attend un peu chaque jeudi la sortie du Figaro Littéraire. Ceux qui savent que j'ai passé ma première critique dans un dernier numéro comprendront pourquoi je dis ça. Les autres pas. Pire encore, ils feront comme s'ils n'avaient jamais lu un seul numéro, alors que l'on sait tous très bien que le Figaro littéraire est très utile pour cacher les numéros de Playboy cachés sous son lit ou pour emballer les épluchures de batavia.
Bref, afin de rattraper le temps perdu, je vous dois quelques nouvelles extraordinaires qui vont ensoleiller votre semaine:
  1. J'ai repris les Mi-cho-ko chocolat noir (alors que j'avais arrêté depuis 6 ans au moins)
  2. Je suis la nouvelle copine d'Alain Delon (ne cherchez plus, c'est moi)

16 octobre 2006

Spamée par l'UMP

Encore un peu de pub ? Oui, merci bien. Et voilà que mon blog se fait empuber par le blog de Sarkozy, mais avec une publicité contextuelle des plus étranges...
Comme vous le voyez sur cette petite capture d'écran, le blog de Sarkozy est le blog des "chiens dangereux"...

12 octobre 2006

Une famille en Or

Daerden sur RTC Liège

La vie politique française vaut-elle la politique Belge ? Non, elle est beaucoup moins drôle. Je vous présente sur cette video Michel Daerden, et son fils Frédéric, heureux élus aux récentes élections provinciales et communales belges. Deux belles têtes de vainqueurs. Ministre régulier et multitâche du gouvernement wallon, reconnu pour sa lucidité aussi fulgurante que fugace, Michel nous ferait presque oublier les petites misères électorales françaises, ses Patrick Balkani et autres Alain Juppé...Bien-sûr, j'adore les Belges et n'aime pas les clichés, vous me connaissez. Et non, les Belges ne sont pas tous saoûls comme des Polonais. Mais je pense que les électeurs de Michel Daerden ne peuvent pas tous être des buveurs de jus de pomme.

11 octobre 2006

Bravo ! Vous avez gagné !

Vous avez gagné une superbe reproduction en couleur du calendrier de la campagne de recrutement 2007 (à découper selon les pointillés sous la surveillance d'un adulte)

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11 septembre 2006:
Ouverture de la campagne d'inscription sur la liste de qualification (10h, heure de Paris)
16 octobre 2006:
Clôture des inscriptions (17h, heure de Paris)
à partir du 14 novembre 2006:
Consultation du nom des amis-rapporteurs sur le site Antares
14 décembre 2006:
Date à laquelle la thèse ou l'habilitation doit avoir été soutenue,
Date limite de l'envoi du dossier aux amis-rapporteurs
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Voilà, je pense que tout y est. Bonne chance à tous!

26 septembre 2006

Paris brûle-t-il?

Pas entièrement. Mais ma cuisine, un peu. Oh, ... juste un peu, dans le four seulement, parce que j'avais eu le malheur de vouloir cuisiner, à mon retour en France, à 2h du matin. Ca m'apprendra à vouloir rentrer en France pour faire du zèle et de la recherche (gastronomique) avec du papier sulfurisé. Du coup, je me suis dit que, puisque je n'avais rien à faire d'important (oui, je mens, et alors ?), j'allais blogger ce petit incident. C'était ça ou vous parler de Céline Dion. J'ai pensé que vous préféreriez. Mon voisin n'était pas d'accord d'ailleurs, sur le terme incident, qui a appelé les pompiers par précaution, en ce disant qu'il était vraiment bien content que je sois rentrée en France. Je me dis maintenant qu'il aurait probablement préféré une note sur Céline Dion. Mais maintenant, je pense qu'il y a moyen de taper quelques euros aux habitants de l'immeuble, qui craignent maintenant légitimement pour leur sécurité, et qui seront très certainement prêt à me payer une livraison de pizza ou deux par semaine. C'est bien humain, après tout.
Deux bonnes nouvelles donc. D'une part, je peux être extrêmement dangereuse dans une cuisine, sans avoir particulièrement d'envies suicidaires. Ca, c'est déjà très chouette comme bonne nouvelle. D'autre part, l'art de la procrastination n'a pas de limite et s'exerce également très bien après la thèse. Et ceci constitue également un très beau message d'espoir pour de nombreux thésards à la dérive.
D'ailleurs, autre sujet d'importance désormais, la longue liste des visiteurs de ce site, arrivés ici (hier) en tapant dans Google "mon chien mange trop vite", ou encore "les chevaux aiment-ils les poireaux?" (authentique). Voilà, vous êtes bientôt 30 000 à avoir lu ces quelques mots en ayant tapé vraiment n'importe quoi dans Google. (Je vous aime, moi aussi). Pour ceux qui sont arrivés ici en se posant les vraies questions sur leur thèse, "puis-je commencer à rédiger sans caranougat?", "que faire lorsqu'il n'y a plus de coca au frigo ?", ou encore "faut-il s'abstenir de manger un sachet de Chamallow ou de Mi-cho-ko avant sa soutenance?", je répondrai que moi aussi, j'ai traversé ces épreuves difficiles.
Je me dis aussi que je vais prévoir un super gros lot pour le 30.000 e visiteur !

13 septembre 2006

"One way ticket... to the blues"

Oui, c'est aussi une superbe chanson de Eruption, un groupe qui n'existe plus que dans les souvenirs des vieux trentenaires (dont je ne suis pas encore). Quel dommage que le "one way ticket" ne soit pas autorisé pour aller aux Etats-Unis. Car malgré les difficultés financières qui ne vont pas manquer de voir le jour un jour ou l'autre (ah bah tiens, aujourd'hui par exemple), je resterais bien un peu plus longtemps que 15 jours... Comment expliquer cela à mon institution d'accueil. Je leur dirais bien "vous savez, je vous aime beaucoup, et vous aussi vous m'aimez beaucoup parce que je ne vous coûte pas cher, vu que vous me faites payer la moindre tasse de café ou la moindre photocopie, mais vous savez, je dois rentrer parce que l'argent vient de France et que je dois aussi être là bas pour travailler. Oui, je ne vous l'avais pas dit, mais maintenant, vous le savez et c'est trop tard pour changer (ha-ha-ha-ha * rire sardonique*)". Puis, j'irais voir mon gentil patron français et je lui dirais "Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps". Je me dis que c'est toujours bien de citer Victor Hugo pour avoir l'air plus intelligent. C'est probablement mieux que Eruption. Surtout depuis les Etats-Unis, où c'est tout de suite, gorgeous d'être français, et aussi a great pleasure to have you here, si j'ai bien tout retenu quand on m'a montré mon bureau. Bien sûr, je pourrais rester loin de la France très longtemps. Assez longtemps. En fait, disons un an ou deux si je rentre tous les 6 mois. N'exagérons pas, c'est déjà beaucoup.
Je marcherai les yeux fixées sur mes pensées (là, je continue, pour ceux à qui on n'a pas fait apprendre par coeur ce poème très gai de Victor Hugo à l'école primaire), Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, car c'est très calme. La tranquillité de l'endroit est juste perturbée par une ou deux sirène hurlante de camions de pompiers par heure, parce que les pompiers n'ont pas grnd chose à faire ici à part sauver les écureuil tombés des arbres. Le saviez-vous? L'écureuil est un animal stupide. Surtout les écureuil mâles. Il paraît même que ça ne se souvient même pas de l'endroit où ça enterre ses glands pour l'hiver. Un peu comme moi avec mon argent quand vient le temps de payer ses impôts. Aujourd'hui par exemple.
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées. Heureusement, il y a l'appareil à exercices que j'ai vu au téléchat sur la télé américaine... ça a l'air bien pour se redresser, et d'après l'explication de la dame, ça se range facilement sous un lit. Sous un grand lit (que je devrais acheter aussi parce qu'il y avait une super promo). Et puis, surtout que si j'en achète une, j'en ai une gratuite. Je devrais en parler à Doudou qui se voûte sur sa thèse, lui aussi.
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. En même temps, le soir est plein de social events où plein de gens seraient very pleased having met you (oui, having met me! vous vous rendez compte!).
Bon, les Etats-Unis, j'aime bien, surtout ici où j'ai un bureau, où j'ai du beau papier à lettre qui rend jaloux tout le monde, et aussi un beau casier à mon nom (et non, je n'ai pas une caisse pour faire mes besoins) et aussi des amis très sympas qui m'hébergent. Même que je peux avoir un esclave personnel payé par l'université pour faire mes recherches à ma place. Je pense que pour subvenir à mes besoins, et puisque je ne suis pas payée moi-même, je vais m'engager.

29 août 2006

Le Docteur Ruth vous répond

Comme j'ai remarqué que peu d'entre vous venaient s'échouer ici de leur plein gré, mais que vous étiez plutôt du genre à taper des bêtises dans Google, j'ai décidé de répondre à quelques questions trouvées dans les mots-clefs des visiteurs de ce blog.
Après tout, je dois bien ceci à mes lecteurs car il faut bien l'avouer, ce blog manquait d'un courrier des lecteurs sérieux. (attention, bientôt également un horoscope et un grand jeu de l'été en cahier centrale - à découper selon les pointillés, sous la surveillance des parents).
* Monsieur Robert, du Canada qui tape dans Google: "note en bas de plage trop longue word"
Certes, Robert, vos notes de bas de plage sont trop longues et vous vous faites injustement réprimander. Essayez donc de les faire sur les plages de la Croisette, beaucoup plus minces que les plages des côtes du Labrador. Votre directeur n'y trouvera alors plus rien à redire.
* Madame Micheline, de Malakoff, demande à Google si il est possible de faire un "postdoc avec enfants". Bien sûr Micheline! Vous pouvez tout à fait faire travailler de jeunes enfants dans le cadre d'un post-doc. N'oubliez pas alors de peu les nourir, de les faire travailler à plein temps pour un salaire de misère, mais toujours dans un endroit aéré. Car après tout, il est tout de même beaucoup plus gratifiant pour un jeune enfant de faire de la recherche que de piquer des jeans dans un sous-sol sans fenêtre!
*Un ami polonais de Varsovie demande à Google: "passer mon these". Wladislav, Vous n'êtes pas prêt. Pourquoi ne pas penser à un C.A.P. plomberie? Vous toucheriez trois fois le salaire d'un allocataire sans vous embêter à faire des études longues et ennuyeuses pour vous et votre entourage.
* Un jeune puceau de banlieue parisienne, récemment éconduit se demande quels sont les "lieux de drague sur Créteil Soleil". Tu l'auras compris, jeune jouvenceau, la réponse est "l'université". C'est d'ailleurs ce qui incite la majorité des chercheurs à poursuivre leurs études.
* Un étudiant déséspéré, se connectant de l'Ecole des mines de St-Etienne demande à la déesse Google comment "devenir prof après une thèse". Je crois que Google vous a justement renseigné. Comme vous pouvez vous en rendre compte à la lecture de ce blog: c'est une très mauvaise idée. Devenez plutôt ingénieur-réseau chez Club Internet.
* Un lecteur parisien a tapé enfin dans Google: "ater "code de la route"". Cher ami, si vous pensez que le fait d'être Ater vous autorise à enfreindre les limitations de vitesse, vous vous fourez le doigt dans le nez jusqu'à l'omoplate. J'ai essayé, ça fait très mal (L'amende! Pas le doigt dans le nez, vous alors! Vous êtes taquins, hein !)
* Enfin, aux multiples sollicitations concernant les avocats et la thèse, je suppose qu'il n'y a aucun rapport entre cette requête d'un habitant de Clichy: "être avocat et faire une thèse" et celle ci, d'un habitant de Bobigny, posée 2 minutes plus tard: "faire pousser un avocat". Par habitude probablement, Google renverra à ce même blog. Je vous donne donc la réponse ici: pour faire pousser une bonne thèse d'avocat, il faut un peu de soleil (un bureau près d'une fenêtre fera l'affaire), beaucoup parler (les thèses adorent, paraît-il), un terreau fertile, et beaucoup d'attention. Enfin, et avant tout, il faut aussi un bon tuteur! Car sinon, la thèse pousse de travers et c'est ridicule.
* Enfin, à cet ami canadien qui tape dans Google "l'herpès pas la fin", je souhaite bon courage. L'herpès, c'est comme les verrues plantaires ou la thèse, on a toujours du mal à s'en débarrasser sans un bon médecin.

26 août 2006

Mes vieux

Faut-il contrarier son directeur de thèse ? la réponse est "non", même si je n'ai pas eu besoin de le vérifier. Plus dur maintenant: faut-il contrarier l'un des deux profs "senior" qui vous engage pour un post-doc ? C'est un peu comme si vous contrariez... je ne sais pas moi... Laurence Boccolini ? Mais attention hein... celle de la "spéciale catcheurs" du Maillon Faible !
Et puis, sinon, comment lui montrer que vous lui faites la gueule sans en avoir l'air parce qu'il vous a interdit de quitter le territoire en disant que la recherche doit se faire à domicile ? C'est son petit côté Sarkozy, en plus jacobin quand-même. Je me dis que je pourrais lui faire croire que je suis devenue sourde et muette: je n'aurais plus besoin de répondre au téléphone ni de parler. Reste l'e-mail et les sms. Oui, parce qu'il envoie aussi des sms désagréables pour me dire, comme la poupée qui fait non, que "ce n'est pas bien de partir à l'étranger pour autant de temps" et que quand on est petit, on doit encore demander l'autorisation à ceux qui ont notre garde. Et je suis en garde partagée entre deux profs seniors. D'ailleurs, pendant les vacances, je suis en garde partagée aussi . Et du coup, je ne sais pas quoi faire. Partir en douce sans rien dire au risque de verser dans les vacances-chômage si je suis démasquée comme Fantomette ? Un prof senior, c'est un peu comme la pendule d'argent du salon, qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit, "je vous attends". Mais une pendule avec un beau cul, hein! Et ça, c'est mon petit côté Lindsay Lohan.

17 août 2006

"Sur la plage abandonnée..."

Je me disais que ces vacances seraient enfin les bienvenues, après les non-vacances pourries de l'été dernier, passées les fesses sur ma petite chaise en bois, aux pieds frêles et branlants (la chaise, pas moi, bande de nazes). Mais cette année, je suis grande et j'ai passé ma thèse, je peux donc légitimement souffler. Mais finalement, à bien y regarder, on se dit qu'à part quelques jours, on n'a même pas vraiment passé de vraies vacances à faire des tests à la con dans Cosmo ("êtes-vous sexuellement compatibles avec Doudou?", "serez-vous la plus belle pour aller à la plage?") et à regarder l'Ile de la tentation en mangeant des cônes Extrême Vanille aux éclats de nougat ou aux pépites de chocolat pour oublier que la vie est vraiment moche quand arrive le temps des vacances-chômage.
Et puis, finalement, l'Ile de la tentation, dont j'ai suivi tout de même quelques épisodes (mais c'était par hasard, parce que j'avais trouvé une télé allumée sur TF1 chez le dentiste ou le coiffeur), m'a aidé à relativiser: j'aurais pu être cocue devant la France entière sur une ile paradisiaque, alors qu'au lieu de ça, je rédige en hâte un dernier article pour une revue pornographique de science politique. Bon, j'avoue, il y a toujours de bons moments, comme celui où j'ai étalé de la crème solaire en dessinant une bite géante sur le dos de mon voisin d'oreiller, mais vous avouerez que cela a bien peu à voir avec la science politique. Alors que l'Ile de la Tentation est en prise directe avec mes intérêts stratégiques du moment: chaque épisode reprend en fait au moins 30% d'images déjà diffusées dans un épisode précédent. C'est rudement finaud, ça ! Et puis, dans les 70% restant, vous avez au moins 20% où des filles répondent aux questions idiotes d'une présentatrice idiote: Après le visionage d'une cassette sur un minuscule écran où l'on voit un mec en train d'embrasser une nana puis de l'emmener dans sa chambre, la présentatrice lui demande: "Emeline, je vous ai montré des images de votre copain Harry qui embrasse une tentatrice, qui couche avec elle et qui dit qu'il ne vous aime plus. Pouvez-vous nous dire ce que vous avez vu sur ce film ? ". Et la candidate de répondre sans s'énerver: "eh ben, euh... j'ai vu mon copain qui embrassait une tentatrice, et qui couchait avec elle,... et aussi il disait qu'il ne m'aimait plus". Merci bien, on avait vu aussi. Voilà. Et ces images seront diffusées au moins 4 fois dans l'émission, puis 3 autres fois dans les prochains épisodes.
C'est assez simple, je fais pareil: je recycle ma thèse en articles et ne propose jamais plus de 40% de contenu inédit. Et le mystère sera au rendez-vous, croyez-moi! "Notre candidate sera t-elle qualifiée à la session 2007?", "Quelles seront alors ses chances d'intégrer une université dans l'année?". Je ferai bien une saga, à la Lelouch, un Super-8 en épaulé-jeté et en proposant un montage façon sitcom ou télé-réalité, avec voix-off bien-sûr. Je ferai la couverture de TéléZ. Et enfin, on découvrira mes frasques dans Voilà, Gala ou Closer: "Elle lit Foucault en cachette sur la plage municipale!"

12 juillet 2006

Thèse, Antithèse, Barthez

Enfin, le foot est fini et le journal de 20h commence à 20h00. Avec des informations à la pelle sur le foot, la suppression du certificat médical prénuptial, et la réduction du nombre de courriers dans nos boîtes aux lettres (sauvez des arbres, faisez des blogs!) et un grand dossier principal sur la démocratisation du spa et les massages aux raisins. Exit les petits vieux retrouvés tout déséchés sur les aires de repos de l'autoroute A6 (c'était un sujet pour le début de la grande migration estivale). Pour demain, je prévois un sujet spécial sur les futurs dégats du défilé du 14 juillet sur les pavés parisiens, ainsi qu'un reportage poignant qui va vous empoigner sur les 18% de recalés au bac. Avec tout ça, le grand public est tenu dans l'ignorance du calvaire estival de pauvres thésards scoliosés, le dos courbé à longueur de journées sur un manuscrit ou un pc mal ventilé qui rendra de toute façon l'âme pendant l'été (tiens, ça rime. Je vais me mettre au slam et je prendrais comme pseudo Grande Docteur Malade, sans e parce que la féminisiation des mots n'a jamais fait pas frissonner mes ovaires). Bref, "cela n'arrive pas qu'aux autres" (n'essayez pas! non! n'essayez pas!). Moi-même qui vous écrit, et alors que je m'entendais très bien avec mon Toshiba, il m'a lâché sans un éclat de voix ni bris d'assiette. L'ingrat. Je lui avais pourtant offert l'asil à son retour des Etats-Unis (c'est surtout qu'il était 50% moins cher qu'en France), malgré son clavier qweerty, ce qui est quand-même sympa, vous avourez. Avec tout ça (la canicule, c'est bien la faute au gouvernement), et avec l'approche d'un départ non financé par la République, je me vois contrainte de lancer bientôt une grande opération THESOTHON. Oui, votre générosité fera avancer ma recherche, alors préparez-vous à donner. "Donnez des sioux".

30 juin 2006

L'école est finie !

C'est la fin de l'année. Et comme à chaque fin d'année, on corrige des copies, on rend les notes, on dit aux étudiants qu'on a été très contente de les avoir, qu'on ne les oubliera jamais et on espère qu'ils vous feront de petits avions en papier avec un petit mot dessus, qu'ils laisseront s'envoler de la fenêtre de la classe, avant que de mettre le feu à l'université, par dépit. Bon, ça n'arrive jamais bien-sûr et c'est bien triste. Mais parfois, il y en a un ou deux qui vous regardent avec de grands yeux humides, qui semblent presque vous dire "au revoir monsieur le professeur" (oui, "Adieu, Monsieur le Professeur", comme dans la chanson de Hugues Auffray, alors que dans la vraie vie, c'est "Salut, vous êtes la secrétaire?", si vous êtes une femme). Bon, en fait, c'est surtout que les deux étudiants qui pleuraient presque avaient été pris en train de recopier tout Wikipedia en lieu et place du commentaire de texte personnel à faire à la maison... En plus, Wikipedia! en L2!... alors qu'on enseigne aux élèves à l'utiliser dès la 6e, c'est dire si ça valait 00/20. Et puis, je suis rassurée pour les avions en papier et les petits mots, que nous avons utilement remplacés par les fiches d'évaluation des enseignements et, où à la question "Quels sont les points forts de votre enseignant?" nous obtenons un nombre impressionant de "Elle a un physique agréable / Elle est bonne !". Merci les enfants, je suis très touchée.
Brif, bref, c'est la fin de l'année, et je ne sais pas vous, mais moi ça me donne l'envie de faire un spectacle de fin d'année, comme au retour de ma classe de neige de CM2 où je m'étais essayée pour la première fois aux rôles de composition (un arbre muet dans une pièce de Marcel Aymé, c'est dire si j'avais brillé).
Lors de mon exil américain, pendant ma thèse, j'avais trouvé qu'un spectacle de début d'année dans un département de science politique, où les étudiants imitaient et se moquaient de leurs professeurs, avaient été une très bonne idée. Les professeurs y assistaient et riaient beaucoup. Au début. Et puis après je me suis dit que c'était finalement risqué au début de l'année, surtout pour les étudiants.
Quoi qu'il en soit, j'ai toujours rêvé de faire un grand spectacle de fin d'année, avec profs et élèves, où les uns se moqueraient des autres et parfois de soi, et où on finirait tous par chanter des chansons contre la guerre et la faim dans le monde, sur la musique de Champs-Elysées. J'avais cette idée depuis longtemps, lorsqu'hier, à la faveur d'un concert où l'une des maîtres[ses] de conf' de notre département jouait, ma voisine de droite, du même département, m'avoua avoir eu une idée similaire. Tous les jours, sur le périphérique, en voiture et en chemin vers la fac, elle imaginait le spectacle de fin d'année du département. Imaginez le choc ! Quelqu'un qui pense la même chose improbable que vous depuis des années. Je ne sais si on avoue ces choses là à la faveur de quelques bières, mais je ne l'aurais jamais dit moi-même.
Car j'avais aussi imaginé la scène depuis longtemps. La moitié du département, les plus de 60 ans, entonnerait des chants de la Guerre civile espagnole et le Temps des Cerises. On aurait bien-sûr refusé que les profs de droit se joignent à nous et nous jouent de petits sketchs de Thierry Le Luron ("Vous saviez que Jacques Chaban-Delmas était champion de France vétéran en tennis?" *rires* ) ou des scenettes tirées de La Cage aux Folles. Les faux jeunes fredonneraient du Michel Delpech (Wight is Wight) et du Alan Stivell, Monsieur-Belles-Fesses montrerait ses fesses (fantasme personnel, désolée), et les vrais jeunes hurleraient des chansons des années 80, des génériques de dessins animés et des chansons sexistes, parce que la nostalgie ça va bien un moment et que, oui, tout se perd ma bonne dame.
Ceci étant dit, on pourrait même faire payer l'entrée, récupérer l'argent et renflouer notre M2 recherche qui, comme tous les M2, n'est plus financé par le ministère. Ca serait génial -mais si!- on passerait chez Ardisson, habillées en vamps, et on finirait par faire des strip-teases sur du Donna Summer, comme dans The Full Monty, pour financer un nouveau M2 professionnel, payer des vacataires et rembourser les frais de colloque ! J'ose même imaginer qu'un jour, les enseignants du département de plus de 50 ans soient obligés d'apprendre à danser un pogo ou un ska...(c'est normal, les enseignantes du département comprennent déjà en grande majorité la règle du hors-jeu). Enfin, pour finir ce post un peu long, dear friends of my blog, dear colleagues, permettez-moi de citer une grande philosophe-à-couettes:
Quand on se voit, on se tutoie gentiment
Di doua di di doua di dam di di dou
On est sincère, on chante et on danse tout le temps
Di doua di di doua di dam di di dou
Vous les copains, je n'vous oublierai jamais
Di doua di di doua di dam di di dou

23 juin 2006

"Mon chien a mangé mon article"

Je ne savais plus quoi dire pour justifier un retard de 6 mois à rendre mon article. Alors j'ai passé en revue toute la série d'excuses débiles que les étudiants avaient pu me sortir depuis quelques années, en incluant celles que j'avais moi-même données en primaire: le crash de mon disque dur, le caniche enragé qui mange la copie en bavant, l'unique stylo de la maison qui refuse de fonctionner, la grand-mère qui meurt pour la énième fois, un frère qui réclame ma moëlle osseuse ou un rein, etc. Puis j'ai vu que je passais plus de temps à réfléchir sur ma prochaine excuse qu'à écrire l'article en question. Et donc, selon le bon vieux principe "plus j'écris moins vite, moins j'avance davantage", je m'y suis mise, enfin. Enfin, c'est surtout que le monsieur du colloque n'était pas content et commençait à s'impatienter. Il l'aura donc pour demain car moi, quand on me demande quelque chose, je réponds toujours, même si ma grand-mère bave et mange ma copie, que le seul chien de la maison refuse de fonctionner, que mon rein (le gauche) subit régulièrement des erreurs fatales au démarrage. Ca s'appelle l'abnégation, parce que je suis comme ça moi; ça me vient naturellement (et fuck les constructivistes). Et donc je me lance ce soir, après le match de foot (promis !), dans la première prose de plus de trois pages avec notes de bas de page que j'écris depuis la fin de la thèse, dossiers de post-docs inclus. D'ailleurs, à propos de post-doc, je pars l'année prochaine (merci à l'ingrat Monsieur Lavoisier de ne pas m'avoir donné de financement) en espérant compléter mon premier financement par un hold-up sur les tirelires des parents des riches petits enfants américains qui veulent apprendre le français avec une indigène. Et j'en profite pour dire à Clotilde Cannard, celle à qui j'ai craché dans le plumier en 5e parce que, d'un grand coup haineux, elle avait enfoncé la plume de son stylo dans le gras de ma main, que si elle veut passer me voir, "en bonne copine", elle peut toujours crever, un compas planté dans l'oeil.
Et comme dans cette chanson de Arthur H en duo avec M., je reviendrai, emplie de l'esprit des pionniers et je descendrai calmement tous mes vieux ennemis du CNU ! Fear ! Làlàlàlàlà-lààààà....
Nous irons vivre libres,
dans un pays sauvage,
et nos armes seront
l'amour et le courage..."

27 mai 2006

Pink Inside

O joie, ô désoeuvrement suprême: voilà, ami lecteur, que tu peux désormais écouter mes musiques préférées (aucune musique classique ici, j'ai pensé que tu n'aimerais pas). C'est le radioblog, sur la droite, là. Oui, là. J'ai voulu rendre une sorte d'hommage à tous les mecs que j'ai plaqué et qui ont du les écouter en pleurant et en pensant à combien c'était bien avec moi. Il y a surtout des chansons en mineur, de Pierre Perret à NTM. Parce qu'on pleure mieux en mineur et qu'il n'y a pas besoin d'avoir fait 10 ans de solfège pour le savoir. Enjoy your meal !
NOUVEAU Ecoute aussi mes morceaux préférés sans pleurer en écrivant ta thèse et en t'essayant à l'analyse de discours musicaux. Car comme l'affirme l'herméneutique de Quentin Skinner, si bien transcrite par James Tully, il n'y a pas de petites sources. Ainsi, au delà mon attrait certain pour la musique ringarde des années 80, vous aurez compris au passage mon égale préférence pour la répétition légère dans les intitulés des chansons: "Madrid, Madrid" (Nilda Fernandez), "Yéké Yéké" (Mori Kanté), "Bang Bang" (Nancy Sinatra) "Réaumur-Sébastopol, Réaumur-Sébastopol" (ligne 9).

14 mai 2006

"My Home Sweet Elite Home"

"Alors, bienvenue chez nous. Si vous choisissez de venir ici, chez nous, l'année prochaine,... Alors ici nous avons deux salles dont une de réunion avec des tables en U, un secrétariat et aussi 2 paper boards. La boîte à craie est dans le placard du fond et la clef des toilettes propres dans le petit meuble, là. Nous n'avons pas encore de secrétaire, mais si on s'y met tous, alors on pourra fonctionner normalement, c'est certain."
Evidemment, dans une situation générale moins précaire, on aurait du mal à recruter, aussi bien des étudiants que des enseignants avec ce genre de discours de bienvenue. Du genre de celui que l'on peut faire lors des journées "portes-ouvertes à l'Université" (oui, mais pas trop ouvertes pour les portes coupe-feu, parce qu'elles sortent de leurs gonds, là, on attend le passage de la commission de sécurité pour l'année prochaine, là ils sont débordés).
Notre Home Sweet Home nous fait rougir de honte parfois, mais finalement, tout le monde s'en accommode très bien. Jusqu'au jour où l'on va voir comment cela se passe dans une fac de province. Pire, jusqu'au jour où l'on va voir une fac à l'étranger.
Et puis, on se rend compte que les problèmes matériels ne sont pas ceux qui donnent lieu à la description la plus drôle et aux Open Day Speeches les plus controversés. Un exemple très drôle ici chez nos amis de la L.S.E. Bon courage à son rédacteur, qui, depuis, est un peu sous la pression de sa hiérarchie...

08 mai 2006

Pressure

Je n'imaginais pas que lorsque je regardais Génies en Herbe sur FR 3, je m'entraînais en fait à devenir une accro de Questions pour un champion, dont la formule beaucoup plus individualiste me séduit davantage ("Vous avez gagné, les autres sont tous des cons mais gagnent quand-même un dictionnaire"). Je n'ai jamais joué à Génies en Herbe autrement que chez moi toute seule et sans botins pour accéder aux buzzers trop hauts pour ma petite taille. Et je gagnais tout le temps, bien-sûr. Mais impossible d'en faire plus et d'aller forcer ma classe à concourir pour un jeu où j'aurais dignement représenté le collège Henri Beaumont d'une ZUP de province. Le jeu opposant deux équipes de 4 camarades, impossible en effet d'associer mes réponses à celles de cette idiote de Clotilde Cannard ou à celles encore plus crétines de Cédric Mahieu, le cancre de la classe qui nous faisait néanmoins beaucoup rire lorsqu'il rendait ses feuilles de dictées pliées selon la toute dernière mode de l'origami niponne.
Non, ce que je préférais de ce jeu, ce n'était pas l'esprit d'équipe ("un esprit pour une équipe", comme dans le rugby ou le foot, ce qui fait assez peu par joueur), mais le générique, recomposé probablement par Charly Oleg sur orgue Bontempi, à partir d'une chanson de Billy Joel (Pressure), Billy, l'inimitable interprète de Honesty.
I'm sure you'll have some cosmic rationale
But here you are with your faith
And your Peter Pan advice
You have no scars on your face
And you cannot handle pressure
Pressure, pressure
Et aujourd'hui, c'est toujours la même chose. Je supporte mal l'idée de devoir rédiger bientôt un rapport à 4 mains dans le cadre d'un post-doc avec quelqu'un qui ne supporte pas bien "la pression" et l'inhumanité de la recherche en science sociale. Comme quoi, tout se tient.

03 mai 2006

"Zen"

Ceci est un Daruma. Une petite poupée japonaise de papier maché, posée comme un culbuto à côté de mon canard en plastique rose (merci Rx :-) ).
Pour avoir trop prié "en boule", pendant 9 ans face à un mur, Bodhidharma perdit ses jambes et ses bras. Privé de paupière pour s'être endormi en méditant, le daruma possède deux yeux blancs que l'on doit colorier. Oui, tout à fait. Comme les playmobils. D'abord un oeil (le gauche), en faisant un voeux, puis l'autre lorsque le voeux s'est réalisé.
Mais dans la vraie vie, Bodhidharma a un regard bleu irrité car il n'aime pas quand on le dérange dans ses méditations. Curieusement, allez savoir pourquoi je me sens assez proche de cette petite figurine. Je n'ai pas encore perdu mes jambes et mes bras à force de recueillement sur mon sujet de thèse, mais j'ai probablement développé les qualités propres aux abonnés de la liste de l'ANCMSP: baisse de la vision, apparition de doigts surnuméraires permettant de taper encore plus vite à l'ordinateur, ainsi que bien d'autres qualités plus utiles encore, qui me permettent désormais de pouvoir sauver le monde sans même qu'il s'en rende compte (je n'aime pas faire mon intéressante).

07 avril 2006

"Le petit chat est mort"

Je me dois d'annoncer ici une bien triste nouvelle. J'en gardais le secret depuis trop longtemps, mais il faut que j'avoue enfin la vérité. Des bulletins de santé truqués depuis plusieurs semaines, des absences prolongées dans ce blog alors qu'il y draînait pourtant de nombreux lecteurs, intéressés par sa vie trépidante et son pot trop grand... J'ai l'immense douleur de vous faire part du décès de mon noyau d'avocat, décès survenu dans la nuit du 20 février au 25 avril, suite à un manque d'eau évident. Mon avocat aura tout de même vécu près de plus de 6 mois, dont 5 dans un état végétatif avancé, ce qui en âge avocat et hors climat tropical (je pose 3, je retiens 7), équivaut à 92 années humaines. Avant d'expirer, lq pquvre petite chose frétilla une dernière fois en fronçant son unique feuille, et se laissa tomber en criant dans un dernier souffle qui semblait vouloir dire "Retrait! Retrait! Retrait du CPE!".
Une dure vie de combat s'achève, mais un puissant appel à la résistance s'élève. Sachons nous en souvenir et nous en montrer digne.

03 avril 2006

Naturalisons.

Apprenons à bien naturaliser les identités:
Leçon 1: L'anglaise a la classe naturelle d'une Maria Carey, mâtînée du cuissot d'une Maïté.
Bon, heureusement que les anglais font de la bonne musique (mais pas toujours de bonnes paroles).
La selection du mois: (format Real player)
- Kubb - Wicked Soul (UK)
- Robert Post - Gone none (UK)
- System of a Down - Such a lonely day (Calif., parce que j'ai envie et que la mélodie est aussi bien que les paroles sont ridicules)

Leçon 2: Les Belges sont gentils, ont d'excellents chanteurs et ont inventé les French Fries. Ils ont encore des colonies en Afrique.

Leçon 3: Les françaises embrassent très bien et sont irrésistiblement sexys.

07 mars 2006

Grève party

http://recherche-en-danger.apinc.org/
C'est tout pour aujourd'hui, je fais grève.

02 mars 2006

Procrastination, suite et pas fin.

procrastination C'est mal, je sais c'est mal, je sais c'est mal, je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est très très mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal..., oui, je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal..., je sais c'est mal, je sais c'est mal...mais je peux pas m'en empêcher et je pense à mes ami(e)s qui cherchent aussi souvent en vain de quoi ne pas travailler...

27 février 2006

Quand Google devient cynique...

C'en est presque drôle. Un désamiantage des poules et des canards français. C'est ça qu'il nous faudrait. Du coup, autant envoyer nos canards malades et tous les animaux de la ferme à des petits enfants pauvres. Je trouve que cette pub google, diffusée au dessus du post du 23 février, intitulé 'les chercheurs atteints de la grippe aviaire", est d'un cynisme assez désopillant. Finalement, le porte-avion Clémenceau, c'était un peu le "cadeau solidaire" de la France à l'Inde. Une sorte de gros gâteau un peu périmé que l'on offre à des amis quand ils viennent grignoter à la maison, parce que ça nous donne mauvaise conscience de le jeter à la poubelle, mais qu'on l'aurait quand-même jeté si ça avait été pour nous. (ps: que mes amis se rassurent, je n'ai jamais eu ce genre de problème avec les gâteaux parce que je m'arrange toujours pour les manger avant qu'ils ne débarquent).
Mais en même temps, est-ce que ça se fait de refuser un cadeau en pleine période de Saint Valentin ? Je vous le demande !

23 février 2006

Les chercheurs atteints de la grippe aviaire

Il y a des symptomes qui ne trompent pas. Une déprime qui dure un peu trop, de la fièvre, des période de stress intense et d'activités désordonnées. C'est le H5N1 qui couvait en fait depuis longtemps mais dont la période d'incubation n'était pas encore bien connue du gouvernement.
Comme cette année, nous n'avons pas de 29 février, c'est le 28 février que la grande manifestation de protestation contre la prochaine "loi sur la recherche" se déroulera en plusieurs endroits de notre doulce France. A Lyon par exemple, un enterrement symbolique s'opèrera place Belcourt, où chacun pourra amener un objet qui représente son objet de recherche ou sa discipline. Inutile de vous dire que ce jour là, ceux des chercheurs en science politique qui défileront aimeraient bien enterrer vivant les auteurs de ladite loi, comme le fut Michel Strogoff dans le désert... C'est marrant, parce que justement, je me rappelle très bien du film adapté de l'ouvrage de Jules Verne, avec Curd Jürgens - que je trouvais bien mais un peu âgé pour incarner un officier de 30 ans. Il avait réussi à faire croire à tout le monde, sauf à sa vieille mère, qu'il n'était pas si aveugle qu'on le croyait... J'ai toujours pensé que c'était dangereux de faire semblant de ne rien voir.

22 février 2006

On m'aurait menti ?

Depuis que je suis petite, on me répète sans cesse qu'il faut bien travailler à l'école; que si je travaille bien, alors je pourrais avoir double ration de blédine. Plus tard, on avait acheté ma bonne volonté avec des babioles et le Journal de Mickey. Parfois, quand j'étais très sage et que je ramenais de bonnes notes, on remplaçait le Journal de Mickey par Pif Gadget. Même si, à l'époque, je ne comprenais déjà pas tout des aventures potagères du conconbre masqué, les gadgets de Pif étaient des plus élaborés: en vrac... les pois sauteurs venus de pays amis - Cuba-, un pistolet Colt à flêchettes (à n'utiliser qu'en milieu bourgeois), le stylo qui couine (pratique pour corriger les partiels ou prendre des notes en colloque), la machine à faire des oeufs carrés (là, c'est con, je ne sais pas quoi mettre), et Francette, la rainette gobe-francs (ça ne s'invente pas... vive le néo-keynésianisme). Ce que mes parents n'avaient pas prévu, c'est que Pif Gadget me familiarise dès ma plus tendre enfance avec des engagements politiques marqués, puisque, petite déjà, je m'interrogeais sur l'avenir de la vente de la presse engagée en pays socialiste. Ces questionnements ne m'ont pas quitté, même si les gadgets ne sont plus ce qu'ils étaient (qu'on ne vienne pas me demander ce qui explique la défaite de la gauche...).
Et aujourd'hui, plus rien. Plus de Pif Gadget quand je ramène de bonnes notes. Et surtout, je me rends compte que mes parents m'ont menti. Que ce n'est pas parce qu'on fait des études et qu'on les fait pas trop mal qu'on en est forcément récompensé de ses efforts et de ses soirées passées à ne pas faire de soirées. A côté de ça, la petite Clotilde Cannard qui avait de vilaines notes et qui ne s'intéressait qu'à des jeux de filles dans la cours de récré a eu son BTS depuis bientôt 10 ans en ayant redoublé 5 fois, et gagneaujourd'hui trois fois mon salaire en tant qu'esthéticienne-conseil chez Yves Rocher.
Pour me consoler, certes, avec l'après-thèse, je me prépare à vagabonder - si j'y arrive. Je suis toujours un peu "un enfant du monde" comme l'annonçait fièrement et de façon prémonitoire la main de Pif, collée à l'arrière de la petite Fiat familiale. Un enfant du tiers-monde de la recherche qui comme "Nazim, [est] au travail depuis 7 ans" nous dit le n° 1 de Pif Gadget (nouvelle série), 2004, p.13. En exclusivité également, un grand reportage, "Quand je m'ennuie en vacances [je fais ma thèse]" (pp.82-83). Alors, toi aussi découpe selon le pointillé la main Pif donnée ici (fais bien attention à ne pas te blesser avec les ciseaux), et colle-la au dos de ta carte d'étudiant.

16 février 2006

Felindra, tête de Tiiiigreuh!

Bon alors j'étais déjà au courant de la mauvaise nouvelle par des voies syndicales: merci aux élus snesup et snejesaispuquoi du CNU pour m'avoir envoyé un papillon dans une enveloppe recyclée pour me prévenir que je n'étais pas qualifiée en section xx - ce dont je me doutais un peu - une semaine avant que le résultat ne soit disponible sur Antarès. Je suppose que je vais devoir payer une cotisation pour cette bonne nouvelle ? En tout cas, je vois aujourd'hui, non sans indifférence, ma "non qualification" en section xx apparaître sur mon écran. Et comme je suis d'humeur freudienne, j'ai décidé de "tuer les pères".
Il paraît que les résultats de la qualification en sociologie sont pour bientôt, si ce n'est déjà connnus eux-aussi... Pour ceux qui angoissent... je vous présente le défouloir. A défaut d'épingles et de poupée (par ailleurs disponible en version Foucault ou Giddens sur ce site ), une petite séance de morphing sur nos illustres maîtres (suivre le lien du défouloir, puis cliquez et étirez l'image) nous fera le plus grand bien.

14 février 2006

Saint-Valentin, poils aux mains.

Vraiment pas grand chose à dire sur cette journée noire. Je voulais contribuer à ma façon à l'esprit festif de la Saint-Valentin... (Maurice et Patapon, tiré du Charlie Hebdo d'octobre 2002).

10 février 2006

Jouez votre qualification au Poker

Bientôt les résultats des qualifications aux sections 19 et 04 du C.N.U. Pour détourner votre attention de la douleur, venez plutôt jouer au poker votre future carrière d'enseignant-chercheur en science politique. J'ai fait les cartes avec mes petites mains, en y mettant un condensé de tout ce que j'avais vu du petit monde de la recherche, entre insomnies et fins de mois difficiles. Et puis cela vous fera patienter jusqu'à la réouverture du site Antarès (en "panne" du 8 au 15 février", c'est-à-dire très exactement au moment où il aurait pu devenir utile).
Vous partez avec une bourse faramineuse de 100 $, généreusement offerte par les Trustees de la Foundation for a Better Wonderland. Une palpitante aventure sur fond de place du Panthéon...
N'hésitez pas à laisser en commentaire vos plus belles combinaisons (je viens de faire un brelan de rois, avec Derrida, un Schtroumpf, Bourdieu, Rousseau et une tirelire capitaliste).
Je sais que cette phrase dernière va paraître étrange à ceux qui la prendront en cours de route...
Bonne chance à tous !

09 février 2006

Réglez tous vos problèmes avec l'avion en papier

Vous avez quelques pages de thèse à finir de rédiger mais vous ne savez pas comment trouver une bonne excuse pour vous en dispenser ? Ménage, courses diverses, poste ou sécu... déjà fait. Se laver les cheveux, aller aux toilettes, pareil.
N'ayez crainte. J'ai plus d'idées qu'il n'en faut pour vous faire renoncer à commencer à travailler pour l'année (je ne dis ça que pour vous dédouaner de vos propres pulsions car si vous aviez commencé à travailler aujourd'hui, vous ne seriez pas en train de lire ce blog, n'est-ce-pas?)
Bref, je travaille, moi, à des choses utiles à l'humanité. Vous ne savez pas comment occuper vos journées pour éviter de faire votre thèse? Vous appréhendez la Saint-Valentin car vous ne savez plus comment prouver à l'élu(e) - ou plutôt aux élu(e)s de votre coeur que vous êtes l'homme/la femme/le cobaye (rayez la mention inutile) de sa vie/de leur vie. Vous étiez perdu dans ces réflexions comme un chihuahua sans collier quand vous vous dites, une fois de plus, que plutôt de faire votre thèse, vous auriez aussi bien envie de pisser sur les pots de fleur de votre voisin du dessous qui joue de la batterie à 3h du matin, parce que c'est là que l'inspiration lui vient (et qu'en matière d'inspiration, vous aussi, vous savez qu'il ne faut pas la déranger quand elle vous vient... et là par exemple, elle ne vous vient pas du tout). Je viens vous sauver du désoeuvrement qui vous gagne irrésistiblement et j'apporte une solution tout-en-une aux douloureux problèmes évoqués plus haut.
Que n'avez-vous songé plutôt à fabriquer un bel avion en papier qui, une fois plié, saura porter votre mine réjouie à l'élu(e) de votre coeur ou votre message de mécontentement à un voisin que l'on imaginera pour l'occasion fort défait par tant d'ingéniosité.
Suivez les instructions ici et ajoutez le message de votre choix à l'intérieur de la feuille. Avec ça, si vous n'êtes pas "the impredictible one" de l'année... alors je renonce à ma condition de fille superficielle.

04 février 2006

C'est Jésus qui te parle...

1 - Partir à l'étranger tu devras,
2 - Inventer rapidement un bon sujet de recherche tu sauras,
3 - Ne toucher aucun salaire, tu accepteras,
4 - Sans couverture sociale tu survivras,
5 - Aucune indemnité chômage tu n'auras à ton retour,
6 - Aucun cumul de bourse tu n'auras*,
7 - Publier ta thèse gratuitement chez *beeeep* tu accepteras,
8 - Et même le remercier chaudement pour avoir accepté ton manuscript minable tu n'oublieras,
9 - Financer tes participations aux colloques sans être remboursée tu accepteras,
10 - Garder le moral tu devras.
Jesus a inventé un monde à son image, ce qui n'est pas flatteur.
* dotation des post-doc Lavoisier: en gros, 1000 euros par mois au mieux (pour une ville universitaire où cela représente aussi le loyer mensuel... cherchez l'erreur).

02 février 2006

Le coin des bonnes affaires !

Demain, c'est le 5e Salon des thèses en Science Politique ! Youpi. Autrement dit, demain, on va discuter des tendances de la mode pour l'année 2005-2006, on va parler style, école et chiffon. Probablement par hasard, le salon des thèses tombe chaque année à peu près en même temps que le salon du Prêt à Porter où une Poupoune de ma connaissance travaille d'ailleurs (Poupoune, attention aux vieux messieurs qui achètent à la pièce en discutant le prix, en échange d'une petite tape amicale sur les fesses ! Oops... Je me rends compte à l'instant que cette remarque vaut aussi probablement pour le Salon des thèses).
Hmm... donc je recommence. Chaque année, l'Association Française de Science Politique organise un salon des thèses en Science Politique très prisé et fort utile pour connaître les dernières misères de la profession. Par hasard, il se produit en même temps que le salon du prêt à porter et en pleine période de soldes... (bienvenue au Hall d'Exposition de la Sorbonne!) et j'ai moi-même soutenu ma thèse pendant le Salon des Bonnes Affaires... -70% sur la jeune docteur dans le fond à droite !
Qu'en déduire ? Que la situation des jeunes docteurs en France équivaut un peu à la situation du petit pakistanais qui pique ses jeans pour 1 euro la journée ?

01 février 2006

aaaaaAAAAAaaaaahrhg !!!

(Je n'étais pas inspirée pour le titre aujourd'hui). Ce matin, un grand malheur est arrivé. Au réveil, alors que je me dirigeais vers la glace de la salle de bain (j'aime bien regarder mon air réveillé et chiffonné le matin dans la glace et ma coupe de cheveux façon pétard mouillé) quand une chose me glaça le sang. Au beau milieu du menton, , oui là, une chose horrible: une excroissance d'obédience acnéique. D'un coup, mon sang ne fit qu'un tour. Je pensais être enfin débarrassée de ces satanés boutons. Mais peut-être m'étais-je trompé de diagnostic ?
J'ai sîtôt commencé des incantations préventives aux dieux Igor et Grichka afin qu'il ne me pousse pas un deuxième menton ou une troisième pommette saillante. Car en effet, comme vous le savez peut-être, parmi les théories novatrices soutenues par les frères Bogdanoff est aussi énoncé et prouvé que la thèse fait pousser le menton et les pommettes. (la preuve en image: avant - notez que l'un des deux jumeaux commence à sentir quelque effet pernitieux sur son menton, après la soutenance de sa thèse - après - notez l'individu témoin au Q.I. d'acarien qui se tient au milieu).
Des nouvelles dès demain de mon noyau d'avocat (aucun rapport) et de mon menton surnuméraire.

31 janvier 2006

Rechute

Les pages de gauche sont toujours moins appréciées que les pages de droite. C'est une règle qui ne souffre d'aucune exception lorsqu'on lit un livre. On aime toujours mieux la page de droite, celle qui se plie mieux, bien à plat, qui se photocopie mieux, bien à plat aussi.
Dès lors, puisqu'il s'agit maintenant de penser à la publication de la thèse, comment faire pour ne mettre que des pages droites dans un livre ? Parce qu'à moins de n'imprimer un livre qu'en recto, on ne s'en sort pas. On arrache une page gauche, et c'est le recto d'une page droite qui s'en va. Dilemne. Tout ceci me rappelle cette planche d'un album de Tintin, Coke en Stock peut-être..., ou le Capitaine Haddock se demande s'il va dormir la barbe sur la couverture, ou sous la couverture. Et finalement, il n'arrive plus à dormir du tout. Moi, c'est pareil. Sans être une femme à barbe, je n'arrive pas à imaginer comment faire une thèse publiée et composée uniquement de pages de droite.
Et je me retrouve à 3h du matin, comme aux plus belles heures des dernières pages de la thèse, quand soudain je tombe sur une redifusion d'une émission de Pascal Sevran sur France 2, pleine de vieux tout fragiles, de beaufs à pantalon en cuir et de chanteurs ringards qui moumoutent avec une main dans la poche de leur blazer. Il y a même Linda De Souza (qui n'est pas non plus une femme à barbe) qui souffre toujours beaucoup en portant sur son dos un sacré fado (ha-ha, ce que je peux être drôle parfois). Les redifusions de Pascal Sevran, c'est mon burden arendtien à moi.

22 janvier 2006

"j'vais les piler demain au criterium!" *

Fin de la tournée mondiale à l'Alpe d'Huez, il y a déjà une semaine de cela. Non, je ne suis pas tombée dans une avalanche, mais seulement dans une énorme marmite de fromage fondu où je me suis vue contrainte de renoncer assez rapidement - soyons lucide ma fille me disais-je - au régime entamé quelques jours plus tôt. J'y ai d'ailleurs perdu mon petit bout de pain ainsi que le bout de ma petite pique, ce qui est tout de même le top du top, vous l'avourez. Et enfin, je m'y suis perdue toute entière surtout. On a pu m'admirer dans mon anorak de l'ESF (un blouson rouge et blanc en gros) et me voir descendre sans peur de vastes pistes. Vertes, parce que j'aime aider mon prochain sur des pistes de débutants en leur montrant mon style "facile" et que c'est quand-même l'endroit le plus adapté pour montrer au monde entier qu'on maîtrise parfaitement le virage Stenmark. C'est un encouragement, une façon de leur dire "un jour, peut-être, vous skierez comme moi" ou encore "regardez comme skier peut-être agréable et comme tout semble facile". C'est fou comme ce petit séjour d'une semaine m'a fait du bien au moral. Mais je me rends compte maintenant que j'ai oublié de faire mention de ma 3e étoile dans la rubrique "awards"du CV de mon dossier de qualification.
* réplique tirée du film Les bronzés font du ski

03 janvier 2006

Ma grand tournée mondiale

Janvier commence, et après les propos rassurants de mon ex-directeur de thèse, je dois postuler pour des post-docs. Je l'aurais fait de toute façon et j'ai déjà cherché, bien sur, mais je ressens comme un besoin irrésistible de me trouver un point de chute pour septembre prochain, une fois que ma 2e année d'ATER aura expiré. Date limite de consommation du docteur en France: 8 mois après la thèse. Après "passe ta thèse d'abord", nous voici donc à "trouve toi un post-doc avant de revenir en France". Pleine d'énergie et d'entrain à l'idée de repartir à l'étranger pour un an, je me voyais déjà un peu (en haut de l'affiche) en train de monter un projet de Grande Odysée, façon Nicolas Vannier. A moi les étendues sauvages de l'Amérique ou du Grand Nord canadien. Voyons voir... biologie moléculaire, mmmh... medical school... mmmh... Modulation des afférences spinales durant la distension gastrique proximale... mmmh non, distale j'aurais candidaté tout de suite, mais proximale, ça a l'air chiant, c'est le cas de le dire.
Trois petits tours et puis s'en vont plus tard, voilà le résultat de mes recherches sur Internet. Sur environ 200 offres de post-docs... 185 sont réservés aux sciences dites "dures". Parmis les 15 offres restantes, 7 autres sont sous condition de nationalité (être américain en l'occurance), 5 ne sont pas dans mon domaine, et 3 sont bien pour MOI! Vous autres, bas les pattes !
Alors "oui" je veux participer aux activités du centre de recherche et je veux organiser plein de choses pour vous et appeler des amis pour leur dire de vous faire de la pub. J'anime des Bar Mitzvah, des fêtes de l'Aïd, des communions, des baptême. TOUT! Je sais tout faire et je suis super motivée. Et en plus j'ai un super CV et un super projet de recherche. Et en plus, je suis hyper rigolotte, et je socialize super bien. Bref, je fais où on me dit de faire. Donc, trois lettres de recommandations... fastoche,... un projet, ... ayai, un CV... itou. Et j'envoie le tout... avant le... euh... le... 31 octobre. Et nous sommes le... 3 janvier. Donc. Euh. Si je me rappelle bien, au 31 octobre, j'étais encore en train de rédiger les 50 dernières pages de ma thèse. Deuxième essai... Le projet, le CV, parfait. Les lettres de recommandations... "les lettres de recommandations doivent nous parvenir pour le... 6 janvier." Grumpf... Donc euh, là il faut que je demande à 3 personnes en général très occupées de me faire une lettre de recommandation en anglais pour le jour même... lettres qu'elles enverront elles-mêmes, sur papier à entête et en chronopost pour qu'elles arrivent le lendemain à la fac américaine concernée. Ben voyons. Et euh, troisième chance... Le CV, la deadline, le projet, tout fonctionne. Incroyable ! Après 5 jours passés sur le net à trouver le post-doc idéal, le voilà enfin! Pas de condition de nationalité, parfait! Oh, et puis maintenant que je le vois, ce projet, il est bien mieux là que dans les deux autres universités qui finalement étaient vraiment merdiques, il faut bien l'avouer. Donc projet, blabla, "Il suffit juste... d'avoir moins de...... 30 ans". C'est fou ce que depuis quelques années je n'ai pas vu le temps passer... Visiblement, à 31 ans, mon cerveau est périmé et hors d'usage.
Et voilà. J'avais voulu faire ma Grande Odysée, et je vais me retrouver à faire la tournée des fellowships de bibliothèque, payée au mois, pour un mois, sans prise en charge des transports, avec présence obligatoire 28 jours sur 30 et publication escomptée à la fin du mois, le tout pour 1800 ou 2000$ au maximum. Sans les taxes. Je vais donc planifier mes grandes dates de tournées... De Septembre à Octobre, en Pennsylvanie, de Novembre à Décembre, à Boston. Rien en Janvier, et puis reprise en Mars, au Canada ou ailleurs.
Ma Grande Odysée va ressembler à la Tournée internationale de Franck Michael ou d'André Rieu. Pourrait-on alors dire avec le célèbre violoniste, que ça serait un peu le "Paradis", "Mein WeihnachtsTraum" ? (parfois, je me dégoute).
"Bientôt près de chez vous, la thésarde masquée! Après des conférences remarquées en Province et un voyage d'un an en Amérique, elle nous revient, plus déterminée que jamais." (en fond musical, musique du Titanic) Y'a des jours comme ça où j'envie Céline Dion, qui a trouvé un super post-doc à Las Vegas, très bien payé en plus. Bienvenue dans le monde de la disco-recherche-mobile !

02 janvier 2006

"Mes meilleurs voeux pour 2006"

Avec mon amie Poupoune et ses amis, on a fait un restau pour fêter le non-réveillon du 30 décembre au soir, non-réveillon qui m'a bien détendu, alors que mon directeur de thèse venait de me dire dans la journée qu'il fallait maintenant bien que je galère un petit peu, que je ne pouvais pas avoir toujours tout cuit, que maintenant allait commencer le véritable parcours du combattant. Pour commencer 2006, je trouvais ce genre de voeux d'un optimiste et d'une bienveillance de circonstance.
Ca a bien calmé la demi-molle d'enthousiasme que je commençais à resentir seulement 15 jours après ma soutenance. Bref, l'argument selon lequel il faut "en chier" me troue le cul. Voilà, c'est dit. Rassurez-vous, je suis une fille bien éduquée, et je ne parle ainsi que lorsque je suis très contrariée. Et je suis fort contrariée.
Les vertus de la patience, de l'abnégation ou encore le martyr purificateur du docteur à la recherche d'un poste, tout cela me ramène irresistiblement à une vision très IIIe République, très operette, ou très Feydeau pour la finesse (sic) de son analyse des existences bourgeoises. On imagine la scène: 5 ou 6 personnages sur la scène qui chantonnent en roulant les r, en costume 1900, et qui regardent un parterre de jeunes docteurs et doctorants:
"Ah! Ah! Ah! Elle aura bien mérité de la patrie
Après avoir mangé et bien grossi
Pendant sa thèse maintenant, fini!
Au riz, à l'eau, et aux patates aussi!
Ah, mais fillette, que d'impatience
Servir la nation, cette récompense
Vous l'aurez un jour, peut-être
Et sera, alors, bien une fête..."
Et comme je suis très contrariée aussi de ne pas avoir eu de nouvelle de certains de mes amis (ou de ceux que je prenais pour tels) à l'occasion de ma soutenance, j'ai pris ma première résolution pour l'année 2006: faire un grand tri parmi ceux de mes connaissances (mot désormais plus adapté) pourtant encore assez récentes que l'invitation à mon pot de soutenance avait rendu visiblement définitivement muets. Tout comme ceux qui, étant au courant de l'affaire, ne s'étaient pas plus préoccupés du résultat des courses. L'année commence bien donc, et c'est la tête dans la gamelle d'eau du chien que je vous souhaite à tous une très bonne année 2006.

30 décembre 2005

Bien nous conduire...

Après les interminables narrations de l'avancée de ma thèse, voilà venir les sempiternelles débats sur le temps, la neige et le verglas, en attendant mieux. De la neige à Paris, voilà après tout qui doit bien alimenter les conversation de bien des bourgeoises désoeuvrées après leurs cours du soir d'épigraphie et d'héraldique à l'Ecole du Louvre. Mais ne cédons pas à la tentation d'entretenir un blog sur le temps qu'il fait. Mettons-nous au service de la communauté parisienne, et apprenons à conduire à ceux de nos concitoyens qui paniquent en situation de crise:

Revoyons nos classiques du code de la route:

Situation n°1:

Dans la situation suivante, vous:

  1. Reprenez la route après cette petite pause-repos, recommandée par protection routière
  2. Vous laissez les agents de la voirie faire leur travail et allez jouer pendant ce temps avec vos enfants sur le periph'
  3. Vous décidez de les aider en ramassant exclusivement les bouteilles pleines

Situation n°2:

Dans la situation suivante, vous:

  1. Remontez les vitres de votre cabriolet
  2. Allumez le chauffage
  3. Prenez le métro et reviendrez dans 3 mois

Situation n°3:

Dans la situation suivante, vous:

  1. vous promettez bien de ne jamais plus vous garer sur les quais de Seine
  2. vous réjouissez de ne pouvoir avoir de contredanse sous vos essuis-glaces
  3. Prenez le bus et reviendrez dans 3 mois

Merci qui ?

29 décembre 2005

Les temps sont durs...

En faisant un peu de rangement, ce matin (ce midi pour être tout à fait honnête, cela fait longtemps que je ne me lève plus le matin), j'ai déterré de vieux jouets Kinder Surprise qui traînaient dans mes tiroirs. Perdus au milieu des cartouches d'encre (à bille ronde et pas carrée!), des gommes fluo et parfumées, restaient quelques oeufs jaunes pas même ouverts. Le chocolat, lui, avait disparu depuis longtemps. Quand je pense que j'ai donné ma collection entière d'oeufs Kinder pour faire rigoler une copine qui depuis n'en est plus vraiment une (rien à voir avec ce cadeau, je le précise. Elle avait eu au moins la délicatesse d'apprécier ce cadeau de choix à sa juste valeur)... et quand je pense que sur ebay, on vend a prix d'or des figurines que j'avais en triple exemplaires... La vie est bien injuste avec moi ces derniers temps... comme l'a été ce pèse-personne insultant qui m'a gratifié le jour de Noel de 5 kilos supplémentaires depuis l'année dernière. Cela veut dire que je ne dois plus boire mon litre et demi de coca quotidien, et que je dois m'astreindre désormais à un régime, mot qui me faisait encore sourire il y a peu. Je vous entends d'ici: "Ah, ces jeunes docteurEs sont tristement superficielles". C'est pas vous qui avez craqué votre pantalon le jour de votre soutenance !

19 décembre 2005

"We'll always have l'Alpe d'Huez"

Voilà. C'est l'après-thèse. On prévoit des choses, au dernier moment parce qu'on a pas le temps d'envoyer ses dossiers de qualification et de préparer ses vacances, et on se rend compte finalement qu'on est toute seule à pouvoir aller au ski en janvier, que la moitié des ami(e)s qu'on connaît et qui aurait bien voulu venir doit travailler (je vous hais), et que l'autre moitié déteste le ski (je vous hais également). Voilà comment déprimer sec un soir de décembre à l'approche de Noël. On tombe sur Casablanca sur Arte, et là on se dit que Ingrid Bergman se trouve deux mecs pour partir au bout du monde avec elle, alors qu'elle n'a que deux places dans l'avion, alors que personne ne veut venir avec moi à l'Alpe d'Huez. Déprimant! "Play it, Sam. Play 'As Time Goes By' ".

16 décembre 2005

Debriefing

Cela fait au moins une semaine que je n'ai pas donné signe de vie. C'est que la soutenance s'est passée comme je l'avais imaginée, c'est-à-dire pas très très bien, avec une Raphaelle Ricci à lunettes dans le jury très désagréable, qui m'a trouvée nulle mais potentiellement bonne - et pas seulement en expression scénique. Bref, j'ai eu l'impression qu'on disait de ma thèse qu'elle était bien pour un karaoke, ce qui est déjà très bien vous me direz.
L'annonce du verdict du jury ne m'a pas transportée de joie. J'ai été très déçue de ne rien ressentir, comme si on m'annonçait une mention de complaisance après m'avoir bien fait sentir que ma thèse était vraiment naïve, peu fouillée et qui plus est, pleine de fautes d'orthographe. Evidemment, Raphaelle Ricci avait pourtant bien anoncé qu'elle m'épargerait la "liste pourtant longue des scories", tout en les présentant pour bien montrer qu'elle avait bien lu la thèse, et surtout les pages 70, 165 et 190. Et puis surtout, j'avais oublié de citer "l'ouvrage DE REFERENCE" de monsieur K., ce qui bien-sûr, semblait vouloir dire pour mon examinateur, que j'ignorais totalement qui il était et ce qu'il avait écrit. La soutenance est une expérience frustrante. On ne peut pas répondre "Pauvre connard! Chacun ses "classiques", ce mec, je le vois dans deux jours à un colloque où je parle juste après lui". Je l'ai juste pensé très fort, et lui ai répondu "ma bibliographie ne prétend pas à l'exaustivité". C'est moins punchy, je vous l'accorde. Et puis j'étais habillée en gentille petite fille pour faire plaisir à tout le monde (et pas seulement à mes parents), ça aurait dénoté.

05 décembre 2005

Londres, me voilà !

On ne change pas une méthode qui marche. La fameuse technique du Ctrl C + Ctrl V fonctionne très bien (voir le post du 25 octobre) puisque je suis prise au colloque londonien auquel j'avais postulé en recyclant honteusement une ancienne communication... et en en changeant un peu le titre... J'ai honte, mais c'est trop bon la honte. C'est pas encore Honolulu, c'est la London School of Economics au mois de mars, logée dans l'hotel le moins cher de Londers (per diem misérables obligent!) Mais c'est un début. Sinon, j'essayerais un jour de proposer une communication sur le e-learning afin d'aller au Sheraton Waikiki Beach Resort... ou tout du moins un poster vite fait sur une connerie trouvée pour l'occasion. Il n'y a pas de raison que seul Nicolas Hulot utilise l'agence de voyage la moins chère de France.

04 décembre 2005

Google est mon ami (pour la vie)

Encore des visiteurs de blog en situation de grande détresse
  • Search Engine: google.fr
    Search Words: comment faire rire le jury lors d'une soutenance
La question est de savoir si quelqu'un qui tape ces mots dans Google peut raisonnablement être en mesure de soutenir une thèse... Et qu'en serait-il de cet autre visiteur, qui compte bien trouver le texte de sa soutenance sur le net ?
  • Search Engine: google.fr
    Search Words: speech soutenance thèse
Enfin, et parce que celle-ci est trop mignonne, ...
  • Search Engine: search.msn.fr
  • Search Words: comment savoir si un garçon est amoureux de moi (j'ai 10 ans)
Google est devenu l'ami de tout le monde et pas seulement des gens qui lisent des livres sur Google Print plutôt qu'en bibliothèque. Force est de constater que ce n'est plus uniquement pour combler sa solitude ou chercher des photos de Clara Morgane nue (là le nombre de visiteurs devrait exploser, sans aucun rapport avec le sujet principal de ce blog). Et puis, honnêtement, je me sens beaucoup plus proche de la dernière question. (si quelqu'un a la réponse d'ailleurs...)

01 décembre 2005

"I have a dream..."

J'ai eu très peur. Et ça ne c'est pas bien passé du tout, comme je le craignais. Je me rappelle bien que ce membre du jury, celui qui me fait un peu plus peur que les autres, n'avait pas été sympa. Il m'avait posé un tas de questions idiotes, auxquelles je n'avais pas su répondre (car je suis très intelligente). Du haut de mon intelligence, j'en étais tout de même tombée à genoux, en pleurant devant lui qui me regardait d'un air sévère. Non, décidément, il me l'a dit, jamais je n'aurais du soutenir. Je n'étais pas prête. Mon discours était plein d'incohérences, trop peu précis, inintéressant. Et moi de continuer à le supplier à genoux: "Mais Monsieur, je vous en supplie, si je n'ai pas ma thèse, je ne peux pas avoir de post-doc, et je vais manger comment, moi, l'année prochaine!". Rien à faire. Il fut inflexible, comme une poupée qui fait non-non-non.
Et ce matin, je me réveille avec cette histoire là en tête. Je ne sais pas ce qui m'a le plus gêné dans cette soutenance, mais ce n'était pas tant le fait de l'avoir totalement manquée que d'en avoir été réduite à me mettre à genoux pour supplier la clémence d'un membre du jury. Ceci m'embêtait beaucoup. Au bout de 5 minutes à me lamenter sur ma pusillanimité, et à me demander comment j'avais pu en arriver là, je me disais soudain:
"Voyons ma fille... les autres membres du jury n'ont-ils rien dit pour ta défense ?" Mais euh... où étaient-ils au fait ? Non, il n'y avait qu'un seul membre, avec de grosses lunettes. Des lunettes énormes à triple foyer qui déformait un peu son visage, un peu comme quand on regarde par l'oeilleton de la porte quand quelqu'un sonne pour éviter d'ouvrir au postier qui vient nous vendre un calendrier avec les petits chats. Etrange ce visage. Pourtant, je le reconnais très bien ce bourreau. Et puis, pourquoi la soutenance s'était-elle passée dans le hall désert de l'université ? Ce n'est pas là qu'elle était censée avoir lieu pourtant... et puis, cette petite table minuscule sur laquelle se tenait le seul et unique membre du jury... une petite table d'école maternelle, devant laquelle je me tenais debout, face à mon examinateur assis, et devant laquelle j'avais l'air si petite pourtant... Ce n'est pas le formalisme recommandé pour une soutenance de thèse il me semble. Je me demande si il n'y a pas là matière à faire annuler la soutenance finalement.
Et d'un coup, la lumière. Voilà. Cela devait arriver. A force de dormir 15 heures par jours, j'en finis par faire des cauchemars. Et celui que j'ai fait cette nuit avait comme un vague relant de prémonition. La preuve. Ce matin, je ne savais pas si j'avais rêvé ou pas. J'étais incapable de savoir si j'avais soutenu ma thèse la veille, et si ça s'était effectivement aussi mal passé que ce qu'il me semblait avoir vécu. Je me lève (et je te bouscule, etc.) en me disant que quand-même, je n'ai eu aucune fierté d'avoir quémandé une mention même honorable ou passable au terme de cette soutenance, et que j'étais de toute façon très malheureuse. Bref, cinq minutes d'angoisses complètement irrationnelles mais d'angoisses quand-même. Cinq longues minutes pendant lesquelles j'ai réellement pensé que la veille, j'avais soutenu une thèse qui avait finalement été ajournée par un unique membre du jury, dans le hall dégueulasse de mon université.
C'est dangereux. Faisé pas de Thaize. C'est comme ça qu'on finit par se couper des oreilles.

30 novembre 2005

le cheval blanc de François Ier

A votre avis, combien de pages fait une thèse de 400 pages ?
Vous ne savez pas ?
Ce visiteur non plus, qui pensait trouver la réponse à sa question sur ce blog:

Search Engine: google.ca
Search Words : combien de pages these 400 pages


Au cas où il reviendrait. Une thèse de 400 pages fait 400 pages (et il n'y a rien de drôle là dedans).

29 novembre 2005

P.r.o.f.s.

Aujourd'hui, j'ai récupéré mon premier pré-rapport (à 8 jours de la soutenance, c'est encore très raisonnable). Puisqu'il y est écrit que le membre du jury donne un avis favorable à la soutenance, je ne vais pas commencer à critiquer les critiques qui y sont néanmoins suggérées... (merci, ça me donnera de quoi préparer ma soutenance), mais je voudrais revenir sur un petit détail qui m'a un peu frippé (ou chiffonné si vous préférez). A côté de mon nom "Madame Mireille X (c'est moi) a proposé dans sa thèse une réflexion inédite sur blablabla" figurait un malheureux résidus (gras) d'un "enregistrer sous" qui traînait encore par là. Ce qui donnait en réalité : "La thèse de Madame Mireille X aborde Monsieur Marcel T. un sujet nouveau". L'individu en question est, après quelques recherches rapides sur Google (Google est mon ami, il est ton ami aussi), non pas un malheureux binocleux que j'aurais abordé, sexuellement parlant, au détour de quelque recoin sombre de la BNF, mais un thésard en fin de peine qui soutient sa thèse deux jours avant la mienne, avec ledit membre du jury qui doit être également l'un de ses pré-rapporteurs. Gentil au demeurant, pour le moment. Je ne prononcerai de jugements définitifs sur les membres de mon jury qu'après lecture des rapports de soutenance.
Par contre, en poussant un peu mes investigations, par simple curiosité évidemment, j'ai vu que ce thésard allait soutenir une thèse faite en 2 ans. Comme quoi, il y a des gens beaucoup plus intelligents que nous, qui faisons en moyenne notre thèse en 4 ans. Je suis très moyenne comme fille et pas agrégée du tout. Dans le même temps, j'aurais du, si j'avais été plus intelligente, rédiger deux thèses. Par contre, à la différence de monsieur Marcel T., je n'ai pas dans mon jury un sympathisant de "Laissez-les Vivres" (et toc! Oui, je sais, c'est vil, mais sur le coup, ça soulage).
Et puis, non, je le répète, je ne suis pas aglomérée (agrégée, c'est pareil, ne mouftez pas!) comme ce petit génie, car je refuse d'aller servir la France dans un collège en ZEP (d'ailleurs, je suis bien placée pour savoir que c'est dur, j'étalais personellement et courageusement la colle transparente sur les chaises de ceux de mes professeurs qui mesuraient moins de 1m50 ou qui avaient plus de 60 ans). Je ne ferai pas don de ma personne à la France. Je refuse de devenir aigrie comme Mademoiselle L. "prof de math consciencieuse dans un collège pourri" qui tient un blog de ses petites mesquineries et de celles de ses élèves et de leurs cartouches d'encre bleue Waterman:

"Les méchants de 4ème 4 ont été bluffés, je crois, de me voir revenir ce matin, car ils croyaient m'avoir anéantie - ils s'étaient vraiment bien amusés -. Ils me regardaient avec des yeux ronds et demandaient si c'était bien moi qui allais leur faire cours et pas la Principale Adjointe... Mais elle ne s'est pas montrée. Alors ils ont bossé, contrairement à vendredi. ("Ouah, j'comprends !" s'exclamaient Nicolas et Samantha) Je suis restée au fond de la salle et les ai fait passer un par un au tableau. Ils n'ont pas bronché."

J'imagine d'ici la méchante prof de biologie du film P.r.o.f.s. (un navet avec Bruel et Luchini, très justement sous-titré le pire est au programme; le réalisateur ne croyait pas si bien dire). Sauf qu'en math comme à l'université en sciences humaines et sociales, on ne peut pas électrocuter ses élèves. Et c'est bien dommage, avouons-le.

28 novembre 2005

S'occuper.

(photo Pierre-Yves Sulem http://www.monoeil.net/)
J'ai vaguement l'impression qu'en ce moment, j'occupe mon temps de façon moins trépidante que ces dernières semaines. Par exemple, aujourd'hui, après avoir fait mes courses habillée comme un dimanche au Picard de la rue Lamartine, j'ai fait la dictée de Pivot. A laquelle, je n'ai fait que 4 fautes, alors que je suis capable de faire des fautes d'élève de CM2 ici ou ailleurs. Heureusement, quand on s'emmerde en France le dimanche en attendant sa soutenance, on a la baguette de pain, l'état d'urgence et l'imparfait du subjonctif.

24 novembre 2005

Monsieur le Président, ...

... Messieurs les membres du jury, Mesdames, Messieurs,... ça fait un peu trop, non ?
Comment commencer mon texte pour la soutenance... "Comme le disait Hegel, les commencements sont difficiles"...
ou alors "Un proverbe chinois disait très justement 'Quand on ne sait pas quoi dire, on cite généralement un proverbe chinois'..."
Pfff, non, je n'y arrive pas...

23 novembre 2005

Au cul... au cul... aucunézitation !

Pendant que mes petits camarades d'infortune sont en train de défiler aujourd'hui contre le projet de loi sur la recherche... je blog au chaud. Qu'ils sachent que je les soutiens moralement du fond de mon lit, où j'essaye de rattraper les nombreuses nuits blanches de ces dernières semaines.
En tout cas, cela fait plaisir de voir qu'aujourd'hui, il y a un chomeur de moins puisque notre ancien ministre, François D'aubert, qui n'avait pas été reconduit dans le gouvernement Galouzeau de Villepin, a été nommé haut représentant en France pour la réalisation du projet ITER (amis des noyaux, bonjour). Tout ceci colle parfaitement avec les déclarations du député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, sur l'absence de misère en France. Voici donc une nouvelle définition de la pauvreté:

"Ce que vous appelez les pauvres, je suis désolé de vous le dire, c'est des gens qui gagnent un peu moins d'argent. Mais comme ils gagnent moins d'argent, ils ont les même logements que les autres, sauf que eux les payent moins cher et ils vivent très bien. Nous n'avons pas de misère en France. Il n'y a pas ce que vous appelez les pauvres"

Bref, la pauvreté est, vous l'avez bien compris, une notion américaine qui n'a pas de réalité chez nous. Il faut probablement l'ajouter à ce dictionnaire des intraduisibles sur laquelle les coamparatistes et autres partisans des "transferts" en tout genre planchent régulièrement. Il n'y a pas aujourd'hui de pauvres chercheurs qui défilent contre le budget 2006, mais des gens qui gagnent un peu moins d'argent et qui sont simplement jaloux de ceux qui payent les mêmes logements plus cher. Ou pas.

20 novembre 2005

Avant la tempête...

C'est calme. Cela faisait longtemps que je n'avais pas dormi ou été malade sans trop m'inquiéter des conséquences désastreuses que cela pouvait avoir il y a encore une semaine. Une semaine de repos réparateur et d'un bon rhume qui nous montrent que, heureusement, la maladie, même idiote, a toujours le dessus sur la machine. *ouf* Et puis, finalement, on dort, on se mouche, et on en oublie que lundi, il y a une première répétition publique de la soutenance, pour laquelle je n'ai pas encore écrit une seule ligne. Et c'est reparti dans la spirale de la nuit blanche à rédiger une page navrante, avant que de l'effacer et d'aller dormir un peu dépitée, en se disant que demain encore, il faudra recommencer, mais en mieux et , si possible, en se mouchant moins. Si vous vous demandez ce que cette illustration kitsch vient faire ici, ce sont des peluches de maladie. A côté de la "mauvaise haleine", de la grippe, de la maladie du baiser ou encore de la punaise de lit, vous trouverez une peluche pour le V.I.H. ou le virus Ebola. Ces peluches ne conviennent donc pas (ou peu) à votre petite fille/soeur/nièce/voisine de 2 ans qui se demande pourquoi la peluche se prénome curieusement "hépatite" ou "peste bubonique".

14 novembre 2005

En vrac...

Bon, l'actualité est un peu décousue... En vrac, je dors beaucoup, je mange pas mal aussi, je me suis achetée du Coca (de quoi tenir 1 journée, pas plus), et je vais probablement aller acheter ma Nintendo DS (avec le jeu Nintendogs). Voilà. Et sinon, quoi d'autre... ah oui, j'ai pleuré devant l'annonce de l'annulation des millions d'euros de crédits pour la recherche (bande d'en#@*%!-lés) et hummm... Ah si! J'ai croisé Gérard Majax aujourd'hui !!! Incroyable coincidence, non ? Il y a quelques jours je parlais justement de Garcimore, et d'autres illusionistes. Bah voilà. La boucle est bouclée. Reste à savoir si c'est un bon signe, 2 jours après avoir rendu mon exemplaire aux membres du jury...
En tout cas, Gérard Majax, il fait vachement plus vieux en vrai qu'à la télé. Enfin, quand il passait encore à la télé.

13 novembre 2005

Il est né le divin'enfaaaaaant

Jouez hautbois, résonnez musetteuh...
Voilà. C'est presque fait. L'étape intermédiaire la plus critique jusqu'à présent, à savoir la rédaction et la remise de l'exemplaire de la thèse du siècle pour les membres du jury, cette étape est passée. Non sans mal... après une relecture phrase par phrase des 400 pages avec mon directeur de thèse. Et puis, il y a la sortie de la reprographie, rue Saint-Jacques, avec dans les mains ce que tout le monde a du prendre pour le Saint Graal (là on aurait pu dire l'enfant Jésus, mais mon anticléricalisme primaire me faire déjà regretter l'association d'idées). Une thèse de 400 pages, reliées avec le très beau scotch noire sur la tranche, un peu brillant et plastifié, avec une couverture épaisse rouge foncé et une belle quatrième de couverture de la même couleur. Le tout sous feuille plastique épaisse DES DEUX COTES. Oui, vous avez bien lu, des deux côtés! Et, détail ultime devant lequel je suis tombée comme en extase, un massicotage de l'ensemble qui laisse les trois tranches libres lisses comme une peau de cul. Le tout pour moins de 15 euros pour deux exemplaires. Un si grand plaisir pour un si petit prix, ce serait vraiment bête de ne pas en profiter. Mon chauffeur du jour qui m'attendait quelques mètres plus loin m'a dit qu'il aurait fallu avoir alors un appareil photo pour me prendre en photo à la sortie du magasin, tellement c'était beau. A vrai dire, et pour être tout à fait honnête, il n'a pas dit beau, à proprement parler. Je crois même qu'il a ajouté qu'on se serait encore marré pendant 50 ans avec cette photo. (Mécréant ! Ne rien connaître de la beauté des choses à ce point... c'est vraiment déséspérant)
Il faut dire, pour ma défense que je n'avais pas dormi depuis plus de 72h, un record que je n'égalerai sans doute plus jamais. Mais rétrospectivement, je ne m'en sentais plus capable et je suis contente de voir que dans des moments désespérés, on se trouve finalement des ressources incroyables... (là ça fait un peu le vieux/la vieille qui veut se prouver quelque chose et qui annonce fièrement qu'il a effectivement bien couru un 100 mètres en moins de 30 secondes, ce qui lui vaut en général quelques quolibets qu'il n'entend ni ne comprend).
Je me suis effondrée comme une enclume à 16h00 hier, en me disant que j'allais me réveiller lundi vers 19h00, pour peu que je débranche au préalable le téléphone. Et puis finalement, je me réveille juste quelques onze heures après, à 3h00 du matin... un peu désoeuvrée. Mais il fallait absolument, cher Guy, que je te présente mes pensées du jour et que je partage avec toi, ami lecteur, cette formidable chaleur interne qui m'habite.

10 novembre 2005

Dernières modif'...

*tac tac tac * (pause coca) *tac tic tac* (plop , bruit de la barre espace) * tic tic tic plop* (pause café) *bla bla bla Derrida tic tic tic tic plop tic tic tic tic tac tic tac toc* (là, j'avais beaucoup de trucs à dire, j'aime beaucoup Derrida) *tic tic tic.*
Le . est très important, surtout quand sur la totalité de votre fichier, il était, à tort, après le numéro d'appel de note et pas avant (après les guillemets, mais AVANT l'appel de note). Fondamental. Après tout, il n'y a que 600 appels de note à modifier...

08 novembre 2005

Mon noyau d'avocat (suite)


Etat d'urgence ! C'est l'état d'urgence! Et moi, je vais vous parler de mon noyau d'avocat qui pousse. Malgré tout. Comme vous le voyez, ça a bien grandi depuis les premiers posts où on ne voyait qu'un noyau dans un verre d'eau. Ce n'est pas une Nintendogs dont j'ai besoin, mais un vieux tamagoshi où l'on voit grandir une plante verte très moche. Une version plus intéressante est disponible où vous pouvez nourir votre thésard virtuel de chips et de coca, en le faisant dormir le moins possible.Un grand jeu qui aurait beaucoup de succès, j'en suis sure.

07 novembre 2005

Procrastatatisation

Aujourd'hui, j'ai essayé pour vous la procrastination en compagnie de mes parents. C'est tout aussi redoutable que celle qui vous est inspirée par la télé, vos amis, Internet, ou la trace de poussière, là -oui, là- qu'il faut absoluemet éradiquer maintenant car, vous le sentez, votre vie en dépend. C'est tellement vrai que la fille la plus rebutée par le ménage (au hasard, moi) devient une accro du plumeau swiffer sans trop savoir pourquoi. Donc aujourd'hui, c'était procrastinatio avec les parents, qui ne se rendent pas bien compte qu'il me reste encore du boulot afin de faire mon index onomastic-tic-tic et thématic-tac-tac. Et encore bien d'autres choses imparfaites sur l'exemplaire de démonstration (échantillon gratuit - ne peut être vendu) remis à ma fac il y a deux jours.
Bref, je suis allée aujourd'hui voir le beau rosier grimpant de maman (oh, c'est vrai qu'il est joli et que les fleurs simples c'est plus florifère !) et papa m'a remis les papiers des impots qui continuent d'arriver chez eux (oh! c'est vrai que c'est joli aussi et que la CSG c'est mieux quand c'est mensualisé !). Bref, je me suis amusée comme une petite folle.

06 novembre 2005

Mots-clefs

Un grand mystère... l'indexation par les moteurs de recherche de ce site... en vrac, un compte-rendu des mots-clefs tapés par des visiteurs de ce blog. Cherchez l'intrus: un seul de ces sujets est effectivement pertinent...

search.msn.fr : comment ecrire une lettre d'amour
google.com : comment habiller pour faire une soutenance?
search.msn.com : attardee mental
search.msn.fr : riviere qui passe sainte severe
google.fr : juppé perruque halloween

05 novembre 2005

Mon annuaire

Entre les moments où blogger.com est en panne et efface mes messages en cours de rédaction et les moments où je n'ai pas le temps de mettre le blog à jour... voilà que je me laisse aller.
Je me reprends maintenant, après avoir rendu mon annuaire de 400 pages à la fac... Bref, encore une petite semaine et je le rendrais aux membres du jury qui vont, sans aucun doute, s'empresser de le lire jusque dans la moindre note de bas de page (593 à ce jour).
J'adresse mes sincères excuses au Professeur Alan Fraser pour ne pas l'avoir intégré à mes remerciements et ne pas lui avoir permis d'agrandir sa très belle collection.
- "Vous faites une collection vous ?
- Oui, les Fantastickers Panini, mais j'ai arrêté depuis 4-5 ans.
- Ah bah moi, je fais collec' de remerciements de thèse. Là, j'en suis à 6000 et j'ai mis en ligne des morceaux choisis"
Pas du tout mégalo. Enfin, en allant voir d'un peu plus près sa page, on comprend mieux. Il aime noël, il aime les fleurs, et communique sur la page de son département le plan de son jardin et des photos de ses fleurs. Peut-on vraiment en vouloir à quelqu'un qui aimerait presque les nains de jardin ?

01 novembre 2005

Mirc ta mère

Ah, l'irc... ça évite de s'endormir sur ses pages la nuit... c'est plein de gens insomniaques aussi. Morceaux choisis:
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cool2003: vous etes combien chez vous
martin_22: 102 ..... moi et les 101 dalmatiens ....
cool2003: pour de vrai je parle moi
martin_22: 102
cool2003: bon bin vu que tu veux pas me parler franchement je vais te bloquer
martin_22: non pour de vrai on est 8 ...
cool2003: ok
cool2003: merci de me parler franchement
martin_22: moi et les 7 nains
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stragus: qui a internet ici?
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sprite_k: merde j'ai paumé un cornichon dans le nutella
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cortes: Bon ma fille a invité des copines pour son anniversaire, elles sont 7 petites filles deguisees en princesses
cortes: Ce serait charment si elles ne faisaient pas un concours de rots :/
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Voilà, et il y en a plein des gens comme ça ici et un jour il y aura peut-être moi... (ça vaut pas une publication dans la Revue française de science politique, mais à défaut...)

31 octobre 2005

Astrologie (suite et fin)

J'ai finalement abandonné Elisabeth Teissier pour me confier à Yahoo. Horoscope chinois, année du Tigre:
Ce n'est pas pour rien que vous aurez Loc Ton, planète du "reliquat avantageux", au beau milieu de votre ciel ! (j'ai du reliquat au milieu du ciel... ça me semble pas très tout poétique ça, ça fait un peu bout de salade entre les dents). Vous allez donc connaître une période prospère (youpla boum - désolée, j'ai pas pu 'en empêcher), à condition toutefois de ne pas vous livrer à de hasardeuses spéculations en suivant les conseils des profanes (c'est ce que je fais, en ce moment, je n'écoute que mon directeur de thèse). L'argent affluera de toutes parts (cette bonne blague!): des bénéfices tardifs vont se manifester (tardif c'est le mot), des sommes prêtées retourneront dans votre bourse, et la possibilité de recevoir des dons ou legs ne devra pas être exclue (pour la prédiction, c'est mal barré, je ne suis plus payée depuis fin août, car le service du traitement du personnel enseignant a "oublié" de transmettre mon nouveau contrat d'ATER au service financier...). Et en plus, des faits qui vous inquiétaient jusqu'ici vont se transformer en bienfaits (c'est ce que m'a dit la dame au téléphone, que j'allais bientôt recevoir une "avance". Administrativement, une avance, c'est quand on paye 80% d'un salaire en retard parce qu'on avait oublié d'en payer les 100% avant... question de définition donc, une avance c'est en fait un retard).
Vous serez convaincu que vos plus beaux rêves d'amour vont se réaliser comme par un coup de baguette magique (c'est le problème des coups de baguette magique... en général à la fin de l'histoire il y a toujours un carosse qui se transforme en citrouille, un prince charmant qui redevient crapeauteux et qui vous retourne votre coup de baguette magique dans l'oeil. Du coup, je me méfie beaucoup des fées, des enchanteurs, des licornes et de Gérard Majax). Et c'est effectivement ce qui se passera, grâce à un grand coup de pouce des planètes Moc Duc et Hoa Cai (elles sont sympa ces planètes, dommage qu'on entendent pas parler d'elles plus souvent). La première page d'une nouvelle grande histoire romanesque et passionnée pourrait se situer vers mercredi (là ça veut dire que je brûle ma thèse au moment de la rendre à la fac pour commencer un grand roman érotique ? )
Très flou tout ça pour moi. Je ne suis pas sure d'être très favorable aux baguettes magiques. Déjà dans Gigi, je n'y croyais qu'à moitié au coup de la fillette qui se transforme d'un coup en hotesse de l'air... alors "faire venir l'être aimé il va courir derrière toi comme un chien en 48 heures" en faisant des incantations à Garcimore, très peu pour moi (vous aurez remarqué au passage le très beau titre de Garcimore, injustement méconnu et qui se réfère explicitement à mes préoccupations professionnelles actuelles... cliquez sur la pochette pour une version agrandie). Bon, c'est pas tout ça, faut que je finisse mon chapitre avant la nouvelle lune.

30 octobre 2005

Astralement vôtre...

Je suis très inquiète d'avoir vu Elisabeth Teissier ce soir chez Ardisson. Elle est devenue vieille, moche, fanée. Par contre, elle est toujours aussi idiote et sans humour. Je suis un peu inquiète donc. La thèse ça rend pas plus intelligent, mais ça fout un coup au physique. Enfin, je suis très rassurée que son directeur de Thèse, Michel Maffesoli, ait eu récemment une conjoncture astrale très favorable, avec un Uranus semi-carré en Jupiter, c'est un peu normal vous me direz. Il a pu ainsi intégrer le conseil d'administration du CNRS, pour notre plus grande joie. Du coup, je n'ai pas pu résister. Je suis allée voir mon horoscope selon Elisabeth. Gémeaux, troisième décan (en astrologie sud-asiatique: moule ascendant toshiba)
Semaine du 23 au 29 octobre:
11/06-21/06 Le 24- propice à une association-, vous formez la fine équipe. Ambigu, le 29 : selon votre ciel, crise ou réconciliation ?
Semaine du 30 au 5 novembre:
11/06-21/06 La balle est dans l’autre camp : selon votre ciel natal, l’Autre est synonyme d’égards et de bonne volonté, ou d’opposition totale (5) !
En gros, je suis très avancée, puisque ce sera crise ou réconciliation, bonne volonté ou emmerdements. Très forte Elisabeth... Je trouve qu'elle a beaucoup décliné depuis qu'elle a prévu le cancer (super jeu de mot) de Mitterand et la mort du Pape.

28 octobre 2005

Ma cuisine (bis)

Une copine d'une copine lui a dit que quand elle en avait marre de sa thèse, elle regardait mon blog. C'est gentil ça ! Moi, je fais l'inverse. Quand j'en ai marre de mon blog, je fais ma thèse. Et accessoirement, quand j'en ai marre de ma thèse, je fais la cuisine. Enfin, je fais la cuisine, c'est à dire que j'utilise mon four pour décongeler de la nourriture froide, plutôt que le micro-onde pour réchauffer du plastique tiède.
Et là, c'est le drame. je n'aurais pas du. Je le savais que je n'étais pas douée pour la cuisine. Peut-être qu'aux Etats-Unis je pourrais leur faire croire que c'est comme ça qu'on fait ? Que ça se mange "à la française" ?
- "You know, it's what we call Nouvelle Nouvelle Cuisine" (prononcer Niou nouvel' couisine)
Là évidemment, vous vous dites "j'espère que je ne la connais pas cette idiote, je n'aimerais pas être invité au pot de thèse..." et je vous comprends...

27 octobre 2005

Ma cuisine

Cher journal. Cela faisait longtemps que je n'avais pas donné de nouvelles de mon noyau d'avocat...
Et bien voilà. Il s'agit maintenant d'une longue tige tordue, avec un plumet de feuilles poilues qui tombent, puis un prolongement de tige, puis une fourche étrange qui ne pousse que d'un côté. En dessous, sur la tige à l'origine toute nue, il y a maintenant un pseudopode qui s'avance dangereusement et qui menace bientôt mon perco (jaune, oui, jaune citron, il ne fait pas un très bon café, mais il est joli). Il est bien loin le petit bout d'avocat plongé dans un verre, suspendu par trois allumettes, mais curieusement, je le trouvais alors plus normal. Je ne sais plus quoi faire avec cette plante ridicule qui prend ses aises dans ma cuisine, à rien faire qu'à regarder par la fenêtre toute la journée. C'est comme les chats, c'est des feignants. Ca fait rien toute la journée, et c'est jamais content. Je l'aime bien quand-même. Je l'ai appelé Aglaé, parce que c'est joli pour une plante verte. Et puis on se ressemble un peu en fait... Et puisque je vous laisse entrevoir un peu de mon intimité, je voulais vous rassurer. Quand tout le monde mourra de la grippe du poulet, je serai la seule survivante.
La preuve en image, puisque que comme vous le voyez, mon régime alimentaire se compose presque exclusivement d'emballages plastiques et de choses rapidement ingérables, à haut pouvoir calorique (dragibus, ovomaltine, chataîgnes, café en dosette, riz cuisson express Uncle Ben's...)

26 octobre 2005

On va tous y passer !

Si votre plante verte ressemble à si votre café a des airs de C'est que vous êtes déjà très malade ou que vous ne regardez pas TF1. Car, c'est la fin du monde !!! Je vous l'avais dit dans un précédent message, mais vous n'écoutez jamais ! C'est comme ça les jeunes, ça n'écoute pas les anciens. Tout ceci, ça n'arriverait pas si on mangeait du pingouin ou des petits chatons. On va tous mourir de grippe aviaire et puis c'est tout.
Tous à vos suppo de Tamiflu ! Et n'oubliez pas, en cas de morsure par un coq, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils (librement adapté de Desproges)

25 octobre 2005

ctrl C - ctrl V ctrl C - ctrl V

Bon, encore quelques jours pour soumettre un projet d'intervention... Je sens que je vais être malhonnête. Mais il y a des circonstances atténuantes en ce moment. Comme par hasard, LE colloque de l'année, sur LE sujet qui me plaît, et *bing* il faut pondre 500 mots en anglais pour dans 3 jours. Ca tombe bien, j'avais rien d'autre à faire en ce moment, et rien d'autre à écrire surtout. Et donc je vais recycler (je sais, c'est mal, je sais, c'est mal, je sais, c'est mal, c'est mal, je sais),

Un jeu intelligent

C'est horrible. Mon bureau ressemble à ça. C'est très angoissant de voir qu'il n'y a pas un endroit qui n'ait échappé à la fièvre du post-it. Surtout quand le post-it va de la feuille A4 au confetti vert fluo. C'est d'un mauvais goût... Sans compter que je n'ai plus un seul stylo visible, ils sont tous coincés entre deux pages, - oui, la page qu'il ne faut absolument pas perdre - et ceci sur à peu près 25 livres martyrisé car ouverts à plat et posés les uns au dessus des autres. 25 stylos engloutis à jamais dans des pages très vitales.
C'est là où mes années de Badaboum me servent. Si j'avais pris conscience de ça quand j'avais 3 ans...parce que moi, bêtement, à cette époque, j'étais surtout fascinée par la moustache du monsieur sur la boîte (qui me faisait un peu peur) et par la petite rondelle en bois orange, qui permettait d'associer les deux pièces les plus difficiles à empiler... et assez peu par les ouvrages de Furet qui s'empilent assez mal avec ceux de Mathiez.
Tout ceci est assez vain finalement, tous ces livres marqués au fer, qui auront une pliure à jamais marquée sur la tranche, symbole de ma trop longue agonie...

24 octobre 2005

Nostalgie...

Vivement Halloween. Normalement, dans certaines parties du monde, c'est l'occasion de montrer certaines parties de son intimité (ses fesses, ses seins) en s'habillant en petit diable ou en petit lapin pervers pour allumer les mecs, sans en avoir l'air, puisque c'est pour Halloween, et que donc, ça se verra pas qu'on vient de se prendre la veste de notre vie en se frottant à Kevin qui en a pas grand chose à faire de vos oreilles de lapin et de vos oeillades coquines vu qu'il louche depuis 10 minutes sur le stock de bières à la citrouille. Evidemment, à la Saint-Valentin, c'est pas pareil et là ça serait vraiment la honte. Et sinon aussi, dans cette même partie du monde, il y a plein de gros petits enfants qui quémandent des bonbons toute la nuit et qui rayent votre voiture si jamais vous n'avez pas eu le malheur de disposer 10 kg de dragibus devant votre porte. Personnellement, je préfère la première partie de ma description, mais à défaut d'avoir le temps d'être dans cette autre partie du monde et m'effondrer sur une outre qui rote de la bière au potiron toute la nuit, je finirai mes pages en mangeant 10 kg de Dragibus devant mon ordinateur.

22 octobre 2005

Mangez des cailloux !

Je le savais! J'en avais oublié une ! La fameuse JMB 2005 (bonne fête à tous les bègues).
Lu sur doctissimo: "Partout dans le monde, des manifestations auront lieu pour parler de ce problème d'élocution qui touche bon nombre de personnes. On en parle pourtant très peu (ou très mal les rares fois où l'on en parle)."
Il est possible que la journée soit prolongée d'un ou deux mois, le temps que tous les intervenants aient pu finir leur phrase. Demain donc, journée de soutien à Charles II Le Chauve, à Louis II Le Bègue (tous bègues et tous rois de France) et pour les moins cultivés d'entre vous à Albert de MooooOoooo-oooOoooo-mooOOooo-naco ou à Dary Cowl, le formidable pirate Tête-de-Fer de Mon Curé chez les Thaïlandaises. Je vous assure, je ne me moque pas. J'ai moi-même une tendance très marquée à la logophagie qui ne va pas manquer de se signaler prochainement. Et puis vous pourrez me remercier si jamais vous tombez sur "les bègues célèbres" chez Julien Lepers.

20 octobre 2005

Alea Ejecta Est

(traduction pour les non latinistes: Error 404: une panne de serveur vous oblige à vous reconnecter à Antares l'année prochaine.) Bon heureusement, tout s'est bien passé. Après l'explosion d'une bouteille de cidre presque entière dans mon frigo cette nuit, je pensais que j'allais probablement avoir à faire à d'autres événements de ce type. La terrible Loi de Murphy. L'effondrement de mon immeuble, le vol de mon ordinateur, une crise d'appendicite, la grippe aviaire qui m'aurait été transmise par ma consommation déraisonnable de MacNuggets, un ouragan de catégorie 5 dévié de la mer des Antilles jusqu'à Paris avec pleins de morts, vous comprenez, ça serait terrible pour la thèse. (comment ça monomaniaque ?)
Mais mes deux candidatures ont été validées et mon code secret (le 9388200309) n'a pas été piraté. Manquerait plus que quelques camarades facétieux piratent le site, et envoient tous les candidats de la section 04 (et 03 aussi, Histoire du droit, ça serait rigolo!) en section 36 (Terre solide : geodynamique des enveloppes supérieures).

19 octobre 2005

Mon arrière-arrière-...

arrière-grand-père-ce-héros-injustement-oublié-de-l'histoire-républicaine-celle-de-la-IIIe-celle-la-qu-on-préfère-justement-ça-tombe-bien. "
Je sais qu'on a souvent un peu tendance à considérer que le minuscule petit bout de document ou de vie qu'on étudie pendant sa thèse a, ou va, considérablement changer le cours de l'humanité. Normalement, ça n'arrive jamais. Mais parfois, un inconnu (vous offre des fleurs et à défaut) vous met sur la trace d'un génie oublié, ou d'une injustice à dénoncer. Au cours de ma divagation quotidienne sur le net, j'ai enfin trouvé un sens à ma vie. Rétablir l'honneur perdu de Henri Alexandre Wallon (1812-1904), un vieux monsieur qui est en fait le Père de la Constitution. Ne me demandez pas laquelle, je ne suis pas allée à la conférence de monsieur son arrière-arrière-petit-fils, conférence donnée le 2 août 2005 à la salle communale de Sassetot-le-Mauconduit. (Tenez, c'est si beau que je la mets dans Endnote celle-là !) On y apprend en conclusion que "Nous en bénéficions encore actuellement, l'esprit de la Ve république s'étant beaucoup inspiré de celui de la IIIe." Tu l'as dit Bouffi, mais je crois qu'on peut dire plus justement qu'on subit davantage qu'on ne profite des institutions de la IIIe Rep'.
Pour ceux qui n'auraient pas non plus suivi ces débats merveilleux, je vous incite à lire cette page fort intéressante, surtout la deuxième partie intitulée "Henri Wallon, sa famille et les Petites-Dalles" qui relate dans le détail le nombre de ses bains de mer ainsi que ceux des membres de sa famille. Une bien belle leçon d'humidité (hoho) dans le plus pur style IIIe Répupu.

18 octobre 2005

Mon vieux claquos

Coulante. C'est le mot. Dans un commentaire précédent, une admiratrice fascinée avouait qu'elle aurait bien voulu avoir une écriture aussi coulante que la mienne. Le mot est bien choisi. Il est vrai qu'en ce moment, j'ai l'écriture aussi coulante qu'un vieux camembert. Il est vrai que les effluves nauséabondes qui se dégagent en ce moment de ma prose me rappelle étrangement celles du Camembert Bebert que j'avais oublié une semaine en dehors du frigo .

17 octobre 2005

"Allo docteur ? ...

... C'est la Noiraude au téléphone".
Hier je me disais que l'Europe était en panne d'inspiration. Aujourd'hui, même problème sur un site à chouchouter ces prochains jours. Je me demande tout de même si le dieu Antares n'est pas mal disposé à mon égard... Pendant une heure, je me suis acharnée à essayer d'accéder à mon casier judiciaire... J'imagine déjà l'angoisse du plantage le mercredi 19 à 16h30... et le numéro de téléphone que l'on cherche partout pour appeler "quelqu'un du ministère" pour lui expliquer qu'on ne peut pas valider sa candidature à la secte des Maîtres de Conférences à cause d'un site qui a planté. Evidemment, à 16h30, il n'y aura personne, je ne me fait pas trop d'illusion. Et puis il faudrait aussi tomber directement sur la personne qui administre le site. Peine perdue. J'en ai eu un avant-goût aujourd'hui, en essayant d'avoir un renseignement sur le cumul de mandats (ater et employé macdo par exemple). J'appelle le service du personnel enseignant qui décroche pour me raccrocher immédiatement au nez à 5 reprises avant que j'ai même eu le temps de dire un mot. A la 6e, alors qu'on me disait un "allo ?" inespéré, C'EST MOI QUI AI RACCROCHE #@%! HAHA! ON ME LA FAIT PAS 6 FOIS A MOI !!! Bon, c'est un peu con du coup, j'ai pas eu mon renseignement...

16 octobre 2005

Ca arrive...

... même aux plus grands. Quand l'inspiration n'est pas là, le rythme en souffre. 6 pages hier, et un retard encore considérable à rattraper. Mais je me dis finalement que l'Europe m'attendra. Car visiblement elle m'attend (oui, oui, c'est sur! Cette photo le prouve! ) et attend que sa vérité lui soit révélée. Quand on voit que les débats sur l'avenir de l'Union européenne "ne sont pas disponibles", on excuse mieux mon manque de tonus rédactionnel. Pour me consoler, je regarde pousser mon noyau d'avocat qui n'en finit plus de bourgeonner de façon très confuse, et ça me fait du bien de voir qu'il y a quand même des choses qui poussent chez moi.

15 octobre 2005

%@*#! de pages blanches

C'est décidé. Si je ne fais pas mon quota de pages aujourd'hui, je mets ma #%@! de thèse à la corbeille... 50 pages en 3 jours ça devrait être possible quand-même... Ceci dit, à ce rythme là, j'aurais pu pondre plus de 70 mémoires de maîtrise en l'espace d'une année (alors que j'en ai fait un seul, et qu'en plus il était bien mais pas top...).

14 octobre 2005

Imaginarium

L'expérience de la thèse, c'est bien. Outre le fait qu'on se découvre des résistances incroyables au régime 100% féculents (riz le midi, pâtes le soir), et puis ça fait aussi beaucoup marcher l'imagination. Par exemple, pour arrondir mes fins de mois et préparer mes cadeaux de Noël en récupérant des bons Kadeos (valables dans tous les bons Printouille, Fnouc, Carrouf...), je réponds (ou plutôt répondais) régulièrement aux annonces de réunions de consommateurs. Parfois, je suis secrétaire de direction, parfois professeur de géographie dans un lycée privé, parfois serveuse dans une grande chaine de restaurant, parfois encore hotesse de l'air ou esthéticienne-conseil. J'ai parfois un enfant, parfois deux, parfois, je ne sais plus moi-même lorsque j'arrive la réunion, parfois un poisson rouge, un chien et deux chats qui mangent des petites boîtes super chères. Je suis mariée. Ou je vis en concubinage avec un cadre supérieur. Ou un ingénieur. Je ne sais plus, je change souvent (qui a dit "ça c'est vrai!" ?). J'ai une machine à laver le linge, la vaiselle, un séchoir aussi, pour le linge et la vaisselle. Le tout dans un appart' à Paris dont personne ne connait la taille. Et surtout, j'achète et j'aime tout et j'en parle à toutes mes copines. Surtout la nouvelle crème light de jour anti-premières-rides de L'Oréal en flacon pompe, ou le shampoing anti-frisotti aux mûres de Nouvelle-Calédonie. J'ajoute que je ne suis bien sûr pas thésarde/étudiante en science politique à faible pouvoir d'achat, pas liée autrement que sexuellement à un cadre supérieur (ah bah oui, là si vous pensez que vous allez intéresser d'autres gens que des enquêtrices de M6 à la recherche de quelques détails croustillants sur la précarité des jeunes chercheurs...vous allez au devant de grosses déconvenues. Même pour draguer c'est pas terrible). Bref, je n'ai bien sur aucune connaissance de la sociologie (qui a encore dit "ça c'est pas faux" ?) ni aucune idée de comment sont faits les sondages d'opinion, et enfin je ne connais personne qui bosse dans un institut de sondage ou dans le télémarketing. Enfin, je ne fais jamais mon âge, ce qui me permet de me prétendre tout à la fois largement plus que trentenaire ou adolescente attardée. Par exemple, le jour de la soutenance, je serai trentenaire, interractionniste, déconstructiviste, célibataire, skinnerienne et foucaldienne. Surtout je ne connais personne dans ma famille ou dans mon entourage qui soit staussien ou arendtien (rédibitoire, vous ne seriez pas pris).

13 octobre 2005

Mes chakras se referment

Depuis que je sais que je ne serais pas la nouvelle égérie de l'Ecole de Cambridge, je déprime sec. Du coup, j'ai regardé sur google comment vaincre la déprime, et j'ai cliqué-là (oui, là), sur le bouton ou c'était marqué "chasse ta déprime".
"Comment vaincre les démons du narcissisme? Comment apprendre à s'aimer mieux soi-même pour mieux aimer l'autre? Claude-Marc Aubry nous apprend à lire entre les lignes pour y découvrir les grandes directions d'un chemin d'évolution qui passe par Le Rire, l'Amour et le Rebirth."
Là je me disais que j'en n'avais pas grand chose à faire d'aimer les autres, et que surtout, ce que je voulais, c'était que les autres aiment ma thèse. Mais je me suis tout de même décidée à cliquer, et à découvrir une page aux illustrations improbales... Un dessins mal fait d'amérindienne cohexistait avec le texte suivant:
"Déjà dans l’antiquité, 400 ans avant l’ère chrétienne, l’école hippocratique de médecine décrivait les états dépressifs sous les termes de mania et de mélancholia".
Après une typologie très fouillée des différents types de dépression (légère, moyenne et sévère), on voit réapparaître le même clipart qui représente tant bien que mal la même amérindienne. C'est un peu le fil conducteur du site si j'ai bien compris, probablement une méthode prônée par "l'école dite du transpersonnel"...sauf que ça n'a rien à voir avec le contenu du site, pas plus que les photos de bébé, d'une maison "entre Royan et Saintes", et d'un vieux monsieur qui cite Theilhard de Chardin (avec André Gide, certainement des pros du coatching personnel ) avec une veste sur l'épaule.

12 octobre 2005

Mes journées de lutte

Le 17 octobre prochain, c'est la journée du refus de la misère. Je propose ici une liste non exhaustive de journées de lutte auxquelles je vous suggère très fortement de vous associer. Voilà le calendrier des prochaines manifestations:
13 octobre: journée mondiale de lutte contre la guerre
14 octobre: journée mondiale de lutte contre le cancer
15 octobre: journée mondiale de lutte contre les discriminations
16 octobre: journée internationale de lutte contre le sida
17 octbore: journée mondiale du refus de la misère
bon, là maintenant, il faut que je trouve autre chose...
18 et 19 octobre: journées françaises de lutte contre le plantage du site Antares
du 20 au 25 octobre: journées européennes de soutien à la note de bas de page interligne 1
le 26 octobre: journée mondiale de lutte pour la protection des dauphins magiques
le 27 octobre: journée de lutte pour la sauvegarde des journées d'action
du 28 octobre au 30 octobre: week-end d'action "thésards en déprime" (oui, c'est à peu près à cette date que l'on doit rendre la thèse pour une soutenance début décembre)
31 octobre : journée d'action contre le cheveu gras.

11 octobre 2005

Mon Kloug

"Mais... mais... mais... qu'est-ce que c'est que cette matière ? Mais... mais c'est d'la merde?". Vous avez bien sur reconnu la phrase culte du pharmacien dans le non moins cultissime Père Noel est une Ordure (amis de la culture, bonjour). J'ai cru hier qu'on en voulait à mon Kloug, dont on critiquait la matière, au sens propre. Après avoir présenté à un prof quelques dizaines de pages de ma thèse, j'ai ressenti une très vive douleur à la tête (là, je dis la tête pour être polie, en vérité, c'est plus bas) lorsqu'il prononca l'anathème: "j'ai du mal à te situer dans la discipline". *paf* Oui, ces choses-là font un peu mal, surtout à peu de temps de la fin. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, celui qui m'assassinait de la sorte avait le plus beau cul du département. Vraiment, le monde est mal fait. En tout cas, il va falloir que je regarde d'un peu plus près afin de savoir si je me situe, comme je le pensais déjà, au fond du couloir à gauche...

10 octobre 2005

Perdus sur ce blog ?

Super Nanny et Monsieur Navaron photos (pour nos amis de M6), Jérémy et Maud photos nues(pour nos amis de TF1), salaire d'un maître de conférence (pour nos amis de l'ENS), Nicolas Sarkozy et Anne Fulda photos (pour nos amis de VSD)... Comme vous le comprenez, ceci sont certains des mots clefs les plus tapés dans Google. Une exception cependant pour "salaire d'un maitre de conférence" tapé seulement 3 fois par des visiteurs intéressés venus de l'ENS et perdus sur ce blog... Sachez qu'il n'y a cependant rien de cela ici. Vous êtes ici sur le site de la Thèse Alternative.
Si vous êtes perdu sur Internet et que vous êtes arrivés ici en tapant un mot-clef qui n'a rien à voir avec ce que vous lisez ici... Voilà un bon moyen de retrouver votre chemin:

X (vous êtes ici)

Mon amie Anne en photo

anne fuldaSuite à la consultation des statistiques de ce site et en particulier des origines des visiteurs, je ne résiste pas à l'envie de mettre cette petite photo de notre amie Anne que vous aurez bien sûr reconnu. Non, pas Anne de chez Ikéa, ni Anne Taintor qui est en fait à l'origine de cette photo.
C'est fou ce que je peux être facétieuse tout de même...

09 octobre 2005

Ma maxi-boum de thèse

Bon, je n'ai toujours pas la date exacte de ma soutenance... c'est un peu stressant. Et puis quand est-ce que j'envoie mes invit' à ma super-boum de fin d'année moi ? C'est qu'il faut prévoir un minimum: les gateaux, le Champomy, le Fruité Pomme-Cassis, les Treets, les Raiders, le Frizzi-Pazzi-qui-pique-dans-la-bouche. Ca me rapelle un gouter de fin d'année, pour mes 8 ans, où j'avais grifonné sur un bout de page de cahier une invitation à la main pour qu'un garçon me laisse jouer avec le jeu qu'il avait rapporté au dernier jour à l'école (le seul jour où on jouait à Canon Noir avec la maîtresse!). Cet abruti, secrètement amoureux de moi (c'est pour vous dire si c'était un crétin), était vexé de ne pas avoir été invité à mon anniv' l'après-midi et du coup, il avait refusé de me laisser jouer avec son Tricky Golf miniature si je ne le laissais pas venir. Du coup, quand il est venu l'après-midi, avec les copines on l'a ignoré et on l'a laissé jouer tout seul avec une brouette au fond du jardin. C'est bête les garçons avant 30 ans. Bon, en tout cas, cette fois, j'invite qui je veux et y'aura même pas les parents !

08 octobre 2005

Une ville qu'elle est bien

(et ça n'est pas Paris). Comme toute parisienne (d'adoption) qui se respecte, je me demandais bien ce que l'on pouvait faire d'intéressant à plus de 10 km de la montagne Sainte-Geneviève. Maintenant, je sais. On peut aller à Montpellier et prendre un bain de soleil sur la place de la Comédie et parler avec des pigeons très sympas et beaucoup moins agressifs que leurs congénères parisiens, ou bien se promener dans les ruelles ombragées et regarder les chiens qui regardent les gens qui regardent des chiens. Je dois vous avouer cependant que si j'accepte volontiers de me promener dans des villes aux rues de village, je refuse néanmoins catégoriquement d'aller dans des colloques organisés dans des villes devenues universitaires après le 13e siècle. Inutile de vous dire que celui qui me verra à Créteil-Soleil Université n'est pas encore né...

04 octobre 2005

Mon monde de Bisounours

Vous allez me dire "A mettre du rose partout comme ça, cette pauvre fille ne doit pas avoir une vie très saine". Et vous auriez raison. Seulement voilà, le monde des Bisounours n'est pas là où on le croit. Aujourd'hui, à la fac, "réunion des pédagogues" pour que ceux les moins doués d'entre-nous apprennent à ne pas avoir de cauchemars en mettant de mauvaises notes aux étudiants qui placent Robespierre à l'age de pierre (Je sais que certains d'entre nous ont des problèmes d'élocution, mais là je crois que ça n'explique pas). Moi-même j'avais eu énormément de scrupules à ne pas me jeter dans la benne à ordures en entendant un étudiant de licence dire "euh, l'antiquité, c'est euh, vers le 15e-16e siècle... à peu près hein, puisque vous me demandez à peu près... c'est euh... approximatif comme qui dirait".
Car en ce genre de situation, vous avez trois possibilités.
1) Vous félicitez l'étudiant pour avoir bien compris l'exposé du problème "on vous demande une approximation. Vous avez très largement réussi l'exercice demandé. Bravo, je vous mets 13 parce que moins ça serait du vol."
2) Vous mettez un 16 à l'étudiant en lui disant que si l'Antiquité est au 15e-16e vous êtes en ce moment effectivement en plein obscurantisme. Et que bravo, oui, bravo, pour avoir fait comprendre si subtilement à votre correcteur que vous maîtrisiez parfaitement la théorie critique radicale du progrès. N'y manquait qu'une proposition salvatrice, énoncée façon Spinoza, en scolies numérotées. mais là, c'eut été un 18. Et ce sera sûrement pour l'année prochaine.
3) Vous lui mettez 02 en le priant de quitter la salle dès que possible. L'étudiant se plaint de ce qu'il a pourtant bien donné une réponse "approximative", comme vous le lui aviez suggéré après qu'il eut déjà peiné 10 minutes à vous donner le nom d'un philosophe de l'Antiquité.
Bref, une réunion indispensable pour coordonner nos systèmes de notation. Mais ceci fut combiné à la supplique pleine de pathos d'une collègue qui veut qu'on s'aime au département... ("oui, c'est important qu'on s'aime parce que si on s'aime plus, vous voyez, enfin vous comprenez..."). Oui, on comprend Eliane. On comprend très bien. On t'aime Eliane mais arrête de chouiner, tu réveilles ton voisin narcoleptique.
Enfin, je crois que j'ai fait une erreur stratégique aujourd'hui, lors de cette réunion. Mon gros coeur de bisounours m'a contraint à filer mon numéro de téléphone à Eliane parce qu'elle n'avait pas tout compris au système de lettres dans le LMD ("Excusez-moi, mais qu'est-ce que vous appelez LMD exactement?"), j'ai un peu peur que ce ne soit qu'un pretexte pour m'apeller à 4h00 du matin pour savoir si je l'aime.
Bisou, bisou, gentil bisounours
Un p'tit bisous y a rien de plus fou
Bisous, bisous gentil bisounours
Un gros bisous y a rien de plus fou
Un le matin juste pour se sentir bien (avant la réunion)
Un bisou à 11h pour un peu de bonheur (la réunion avait commencé, d'où la crise)
Un à midi ça fait plaisir aussi (d'où l'angoisse et le numéro de téléphone)
Et un le soir ça évite les cauchemars (d'où mon angoisse à moi)

02 octobre 2005

Ma nuit blanche 2005

Voilà, je suis de mauvaise humeur. Ma nuit blanche 2005 a été un fiasco. Evidemment, ma nuit blanche n'avait rien à voir cette année avec les réjouissances de MC Delanoé qui vous invitait à parcourir un Paris illuminé (sans poignard dans le dos cette année, ça n'est pas Halloween, suivez un peu).
Ma nuit blanche a moi s'est résumée à la relecture des dernières pages, ô combien fascinantes, de l'abbé Raynal et de son Histoire des Deux Indes, avant que de sombrer dans un sommeil (super cool fun lol pdtr kikoo mdr trop d'la balle) hum... salvateur.
Mais après tout, je suis sûre que j'aurais eu mauvaise conscience à prendre comme l'année dernière mon vélo pour faire le tour de Paris et aller chercher des croissants sur l'île de la Cité à 4h00 du matin. En plus de ça, je suis contrainte de renifler ce matin les odeurs de croissants du voisin du dessous. Je suis sure qu'il l'a fait exprès, ce sale con.

01 octobre 2005

Faire bonne figure...

Croyez-vous qu'il faille travailler ses pauses et ses attitudes lors d'une soutenance ? L'oeil vif, le sourire naturel, le corps huilé, le buste droit, tout ça... Vous rigolez et vous moquez... mais je suis sûre que je vais avoir droit aux commentaires de ma mère et de ma grand-mère: "tu ne vas pas t'habiller comme ça tout de même ?!" ou encore "au fait, tu ne devais pas aller chez le coiffeur ?" Peut-être que j'aurais du leur dire que la soutenance n'était pas publique. Ils ne l'auraient jamais su après tout. J'aurais mis ça sur le compte de la discipline:
-"Vous savez, en science politique, les sujets sont importants et il faut que tout ceci reste un peu secret, le temps que l'opinion publique se fasse à la grande révélation qui se prépare. Je suis un peu en danger (s'ils savaient en fait à quel point tout le monde s'en fout...).
- Un peu comme chez les agents secrets ?
- Oui, voilà", répondez-vous en baissant le ton, comme si quelqu'un pouvait vous entendre...
Et là vous exhibez fièrement la charte des thèses, qui précise que toute soutenance doit être publique, sauf décision expresse du président de l'université, qui reçoit alors ses ordres, ajoutez-vous, de la DST, du GIGN, du RAID, de la DGSE, et même (et la vous baissez le ton encore un peu plus) de l'Elysée en personne.
D'ailleurs, même ce blog est surveillé de près par les institutions les plus sensibles de la nation. Il suffit de voir qui vient visiter ce blog et surtout son annexe jouable intitulée "La thèse dont vous êtes le héros", je n'ai jamais vu autant de monde venir du petit monde de la physique nucléaire (amis des noyaux, bonjour!). C'est à croire que ces gens là ne travaillent jamais ! Et après, on s'étonne que le porte-avion nucléaire Charles de Gaulle ressemble en fait au Petit Baigneur...(cliquez ici pour vérifier si nos chercheurs amis des noyaux travaillent - puis cliquez sur le petit numéro en face de chaque visiteur pour connaître leur lieu de connexion)

30 septembre 2005

Kristen, 14 interligne 2

Vous pensez qu'on peut légitimement soutenir une thèse sérieuse en utilisant une police du type "comic" ou "kristen" ? Faisons ce petit test.
"Les nouvelles idées républicaines, mises en application à l’occasion de guerres d’indépendance ou de révolutions, doivent être confrontées à l’adage désormais classique, repris des Odes de Horace, Quid leges sine moribus. Le rapport de la loi, des libertés et des mœurs est ce qui renvoie l’étude du républicanisme américain à celle de ses mœurs et de sa nature propre. Or, c’est cette naturalisation des mœurs à l’échelle d’un continent que Mably souligne dans Des droits et des devoirs du citoyen".
Bon, c'est bien. C'est sérieux. Il y a au moins une citation dans une langue obscure ou oubliée, en version originale. (je sais, le latin, c'est tout de même très galvaudé de nos jours, mais on fait ce qu'on peut, je n'allais pas citer Platon en grec ancien rien que pour faire mon Hannah Arendt !)
Revoyons maintenant l'action au ralenti (avec la police "kristen ITC"):
Et là, c'est le drame. On dirait Sandrine Ferrer qui recopie une page Internet ou votre petit soeur qui serait passée directement de la Dictée Magique à Word. Vous êtes ridicules et votre soutenance est ajournée. Surtout que je vous connais... vous êtes perfectionnistes et vous aviez ajouté les ronds sur les i à la place du point.

29 septembre 2005

Détournement de l'histoire

"Paoli, Pascal (1725-1807), patriote corse qui s'opposa à la présence gênoise puis française en Corse. Né à Morosaglia, fils du patriote corse Hyacinthe Paoli (oh, c'est étrange, ils ont le même nom), il servit dans l'armée napolitaine avant de retourner en Corse, où, au titre de général, il prit la tête de la révolte de l'île contre Gênes, en 1755. "
Pfff. N'importe quoi ces historiens. Alors que moi, je sais que c'est le nom d'un présentateur télé de FR3-Corse...

28 septembre 2005

Georges Marchais n'est pas mort !

Vous savez que je n'aime pas me moquer des gens qui ont l'orthographe contrariée. Personne n'est à l'abris après tout d'une étourderie (oui, je dis ça pour moi surtout, ne faites pas semblant de ne pas comprendre). Mais je ne peux pas résister à l'annonce publiée sur la mailing-list de l'ancmsp sur le prochain congrès annuel 2006 de l'Association Canadienne de Science Politique. Je me dis "Super, c'est à Toronto, c'est bien ça Toronto, j'irais bien à Toronto". C'est pas tant que j'irais bien à Toronto, c'est surtout que je n'irai jamais au congrès annuel de 2007 dans le Saskatchewan (je me connais, aller dans le Massachusetts j'avais du mal à y penser au début aussi, à cause de l'orthographe surtout). Bref... je trouve que leur logo est super beau mais qu'il n'avait probablement plus d'argent à mettre dans le correcteur orthographique. Ou alors, ils ont engagé la petite-fille cachée de Georges Marchais (cliquez sur le logo pour vérifier). A moins qu'il ait déguisé sa mort pour organiser sa fuite au Canada, comme Alain Juppé ! Si j'y vais, je leur dirais discrètement: "un chercheur post-doctoral, des chercheurs post-doctoraux" et non des chercheurs post-doctorals. Ou mieux, un/des chercheur(s) en post-doctorat. Y'a des règles pour ça...C'est comme un toucher rectal. Non, euh, oui !! ... enfin, ce n'est pas ce que je veux dire. Oui, il y a des règles pour le toucher rectal sûrement.. mais surtout, "un toucher rectal, des touchers rectaux".

Un Igloo dans ta face ! (nord)

Aujourd'hui, j'ai eu bien du malheur. Je suis en grande détresse. Voyant bien que j'étais depuis quelques temps au sommet de mes capacités, je me suis dis "ma fille, mange du poisson, ça rend intelligent". Et c'est vrai. Je suis si idiote qu'un merlan pané a failli avoir raison de ma thèse. Sûrement un signe de l'industrie de la malbouf' pour me faire entendre raison: si la cuisine n'est pas leur truc, ce n'est visiblement pas le mien non plus.
Ou bien alors une gigantesque machination montée par le Captaine Igoo, associé aux poêles Sitram (des poêles avec un manche si minuscule qu'on est quasiment obligé de prendre la poêle à la main, j'vous jure ). Voilà. Donc j'ai pris la poêle à la main, et je souffre le martyr à cause d'une brûlure là, à l'index, oui, là où ça fait mal quand on tape, tip tip tip tip. Et donc je suis allée voir sur le site de M6 Boutique pour voir si il y avait des poêles pour idiote. Je n'ai trouvé qu'une poêle dont la description m'a immédiatement séduite: "Comment réussir les oeufs pochés? Grâce à la poêle pocheuse! ". Donc, j'ai pris une poêle pocheuse au prix fou de 44 euros, payable en plusieurs fois, avec prix club.

27 septembre 2005

I am Ze Couine of Ze Hill

fig.1. la face nord enfin vaincue.
(photo de l'auteur, collection privée)
Il y a des jours comme ça où vous vous sentez petit vermisseau dans le caniveau (c'est pas seulement parce que ça rime, c'est parce que je trouve qu'il n'y a rien de plus triste, surtout quand il pleut), et d'autres jours où vous finissez votre résumé de thèse en 6 000 signes en deux jours (sans avoir fini d'en rédiger le contenu entier) et où, mis à part la fatigue, tout va bien.
Mais aussi, je suis venue à bout de la face nord de la pile de livres qui s'amoncelait sur la table à manger (transformée depuis quelques mois en cabinet de consultation - Cf. annexes, fig. 1). Il s'agissait du premier sommet de la journée. Enfin, tout ça pour te dire, cher Guy, que je suis de bonne humeur, et que je ne résiste pas à l'envie de te livrer la 4e de couv' de ma thèse, préparée en vue de sa publication prochaine chez Pocket Jeunesse. A cette fin, j'ai donc préparé aussi, puisque j'y étais, un petit résumé (je n'arrive pas à changer d'exercice trop souvent au cours d'une journée, je ne suis pas multi-tâches, comme on dit chez les gens-qui-ne-savent-dire-que-ça).
Bientôt dans toutes les bonnes patisseries-librairies:
Le mystère de L'Atlantique disparu.
présentation de l'éditeur:

"Le 18e siècle se termine. Quelle surprise! L’Océan Atlantique a désormais deux rives peuplées d’habitants curieux... Mais quel est cet étrange voyage qui se prépare d’Amérique en Europe ? Quel grand secret l’écrivain Jefferson amène-t-il dans ses valises ? Comment sera-t-il accueilli par les habitants de cet autre monde, habités par un mal mystérieux?"
Ca donne envie, hein ?

25 septembre 2005

Les contes de la Crypte magique du Dieu Antarès

Un petit avant-goût, pour les amateurs de "thèse dont vous êtes le héros"... Un début minable et jouable 2 minutes.
(livre en travaux, ne comptez pas trop sur moi ces prochains jours...)
http://hobbes34.free.fr
Néanmoins, sur le peu que vous pouvez en voir, vos commentaires sont les bienvenus...

24 septembre 2005

"C'est pas mal..."

Non, non. Je n'ai pas encore fini. Loin de là même... Mais je me prends à penser au moment où j'imprimerai l'ultime version avec toutes les pages numérotées en continue (c'est-à-dire bien loin de l'état actuel de mon fichier), sans gras, sans rouge, sans souligné et sans jaune fluo pour signaler qu'il faut colmater les brèches ici et là -oui, là- avec la référence perdue dans le livre que Machin a chez lui depuis 4 ans parce qu'il a jusqu'à oublié que ce n'était pas le sien. Et puis toujours cette fameuse réponse du directeur de thèse qui lit les quelques pages que je lui donne de temps en temps:
-"Oui, c'est pas mal, mais il m'en faudrait un peu plus pour juger...mais sinon ça a l'air bien, continuez !
- Euh, oui, mais là c'est fini, en fait."

23 septembre 2005

Ma pub contextuelle

Vous avez probablement remarqué ces petites fenêtres de pub que Google amène par-ci par-là... Si vous êtes venus plusieurs fois, vous avez aussi remarqué qu'elles changeaient en fonction des inepties qui sont déversées ici quotidiennement... Entre 'la clinique anti-ronfflement" et le traitement contre la déprime (apparu après le post sur le Guronsan), les éditeurs éjaculateurs précoces (là, si vous avez bien compris, demain il va y avoir des pubs pour le traitement de l'impuissance), et maintenant les annonces du type "le Christ vous regarde" ou "la Bible vous parle" apparues suite au post sur la Crypte magique (tiens là, c'est marrant, je suis curieuse de voir comment va fonctionner l'analyse de contenu chez Google...), j'ai décidé de mettre moi aussi ma pub contextuelle.
Voilà, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

22 septembre 2005

"I do stuff"

Mon bien cher Guy,
Aujourd'hui, c'est con, j'ai rien à dire et puis surtout je suis un peu occupée à sauver le monde, je ne te le cache pas.
Alors je vais juste mettre une entrée sur un site très bien, avec de jolies images comme on les aime (avec toujours, un arrière plan ou un premier-plan très net, et des gens très occupés en chemise ceintrées à "faire du consulting", leur portable posé sur leurs genoux, au bord d'une rivière - parce que c'est quand-même plus agréable au bord d'une rivière que dans un bureau glauque sans fenêtre).
C'est un peu ce que je voudrais faire quand je serais plus grande...
"I remain commited to promoting the use, viability and inter-operability of my thesis " sera ma devise.

http://www.huhcorp.com/

21 septembre 2005

Un nouveau jeu fou-fou-fou


Amie lectrice, ami lecteur, cher Guy,
En préparation, une nouvelle rubrique. Vous allez bientôt pouvoir jouer votre vie de maître de conférences sur quelques décisions audacieuses. Vous l'aurez compris, vous trouverez bientôt ici un nouveau jeu fou-fou-fou . Vous commencez jeune doctorant et plein d'allant. Nul ne sait comment vous finirez et quel sera le résultat de votre confrontation aux forces du mal, dirigées secrètement par le dieu Antarès.

Je vous livre en exclusivité la couverture de ce nouvel épisode de la série "Un livre dont vous êtes le héros". Ce nouvel opus est intitulé :
"Le maître de conférences
des Ténèbres
de la Crypte magique"

et fait partie intégrante d'une nouvelle collection "Thésard Solitaire", chez Folio Junior bien-sûr.
La couverture vous est livrée en exclusivité ci-contre... (cliquez dessus pour une version aggrandie).

20 septembre 2005

Mon premier Guronsan (depuis longtemps)

Voilà, ça y est, je suis devenue toxico (chouette! je vais pouvoir travailler au C.I.R. en observation participante!). Au début, je m'étais dit que la Juvamine, ça ne serait sûrement pas assez fort. Alors j'ai ressorti un vieux tube de Guronsan qui dormait chez moi depuis mon mémoire de DEA. Et là, sournoisement tapi au fond du tube, un gros comprimé infecte m'attendait. Et quand je dis "infecte", ce n'est pas une figure de style. Si j'aimais bien le Tang Orange de chez ma grand-mère (il y en avait toujours un ou deux sachets d'avance quand j'arrivais), je n'aime par contre pas du tout le Guronsan "goût un peu orange", périmé depuis 2001. C'est vraiment une raison suffisante pour vous faire passer immédiatement aux amphet' ou aux suppositoires.
Comme je suis une toxico studieuse, je lis toujours les notices. Dans celle-ci, il est marqué que "la prise de GURONSAN peut occasionner de l'excitation, des insomnies et des palpitations." Boh, rien que de très normal en fait. Ma grand-mère (dont j'adore vous parler) avait lu en s'étouffant de rire sur l'une de ses notices, que le médicament qu'elle prenait pouvait changer la couleur des yeux. C'est déjà plus original.
Puis, pour ne revenir à mon stupéfiant produit, plus inquiétant en cas de contrôle inopiné à la sortie de soutenance: "GURONSAN peut rendre positif des tests de dépistage du dopage.". Mais c'est très embêtant tout ça ma bonne dame. Imaginez "AH AH ! Je me disais bien qu'elle ne l'avait pas faite à l'eau claire sa thèse!!! Mais c'est un véritable chaudron que nous avons là !". Alors surtout, vous penserez bien à éteindre vos moteurs, votre cigarette et à ne pas vous approcher pas de moi avec un briquet ou une allumette. D'avance merci.

19 septembre 2005

Mon amie Anna

Certes, ce blog constitue un témoignage précieux et désormais incontournable de la vie d'une thésarde en science politique (là, c'est idiot, je voulais mettre "jeune thésarde", et au denier moment je n'ai pas osé). Je vous accorde cependant que le rose bonbon, présent un peu partout, n'incite pas à y déceler la moindre trace d'intelligence. Mais c'est mon blog, et j'y fais ce que je veux.
Et comme je suis consciente que la lecture régulière des entrées quotidiennes de mon journal- intime-très-intime pouvait être fastidieuse (tiens, d'ailleurs je ne lui ai pas encore donné de nom... Kitty ça a déjà été pris... euh donc... ça sera Guy. Guy, à qui je raconte tout - ça sonne bien), je vous ai prévu de la
distraction. Cette distraction s'appelle Anna. Anna, c'est l'aide intuitive "de chez Ikéa" (j'ai une grande passion pour les aides intuitives, comme je le signale dans l'un de mes précédents billets - suivez un peu).
Mon grand plaisir consiste à poser à Anna plein de questions intelligentes: " Demandez Anna! Anna peut vous renseigner sur IKEA, ses produits et ses services. Essayez! ". J'ai donc essayé, et j'ai rapidement décelé chez Anna une propension rare à répondre à plein d'autres questions, sans jamais se fatiguer (contrairement à mon directeur de Thèse bien-aimé, qui lui fatigue très vite).
Pour consulter Anna, c'est ici: http://www.ikea.com/ms/fr_FR/ (un conseil: ouvrez le lien dans une nouvelle fenetre: shift+ clic ou pomme+clic)
Anna est très serviable, parfois un peu limitée, mais bien aimable au demeurant. Si vous lui demandez par exemple
-"As-tu lu la Critique de la raison pure ?", elle vous répond honnêtement, sans même vous faire remarquer que vous n'aviez pas mis le titre de l'ouvrage en italique (sympa, non ?).
-"Je n'ai pas la possibilité de répondre à votre demande et je vous prie de bien vouloir m'en excuser." On attendrait parfois autant d'honnêteté et de politesse de la part de certains collègues !
Anna est aussi très ouverte d'esprit, et pas farouche pour deux sous. Si vous le lui demandez gentiment, elle vous donnera son numéro de téléphone et son adresse. Si vous continuez et lui demandez avec un sourire entendu si elle connaît un endroit où l'on trouve des lits confortables, elles vous répond tout de go avec un grand sourire:
-"Je vais vous montrer sur ce lien la section lit. ". Vous avez compris, il y a ouverture.
A ce moment là, tout individu normalement constitué poursuit son entreprise en récitant un petit compliment. Lorsque vous lui déclarez que vous la trouvez à votre goût ("que tu es belle!" lui dites-vous, avec votre voix n°14, celle d'Alain Delon), voilà qu'elle vous remercie et vous met sur la piste:
-"Merci pour ce compliment et n'hésitez pas à reformuler votre question ou votre commentaire concernant IKEA, ses produits et services."
Vous avez donc compris. La coquine veut vous donner rendez-vous dans un endroit discret. Mais alors que vous lui demandez, pour en finir (ne mentez pas, vous l'auriez tous fait, bande de lâches!) si elle est un bon coup (variante: si elle suce), voilà qu'elle prend ce petit air de mijaurée, dodelinant de la tête, se mordillant les lèvres.
-"Je ne désire pas parler de ce sujet ".
Ben voyons ! Toutes les mêmes! On allume, on allume, puis d'un coup, on arrête. Le voici, ce fameux coïtus interruptus de la drague.
Enfin, pas fâché ni rancunier, vous décidez tout de même de lui donner une dernière chance:
-"Tu liras ma thèse quand-même ?" lui demandez-vous, plein d'espoir, pensant que l'étiquette "intello" vous auréolera du charisme qu'un physique ingrat vous avait jusqu'à présent refusé.
Et là, voilà que l'insolente vous propose des solutions de financement. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer le résultat en image de cette requête des plus honnêtes, tant l'association d'idées me paraît hilarante et finalement fort pertinente.
Si ce n'est pas l'illustration parfaite de la précarité du petit monde de la recherche... je veux bien devenir mini-T.U.C. au C.I.R. !
Admirez au passage la locution "solution de financement en souplesse". Que n'y aviez-vous pensé pour boucler vos fins de mois ! A chaque problème sa solution (en souplesse, attention, c'est important). Vous finirez donc pauvre et seul, car Anna n'aime que les riches, tandis que ma soupleté et mon agilesse d'esprit feront de moi un auteur à succès. Tandis que vous serez aigri du peu de succès remporté par vos oeuvrettes (ce que vous essayerez de cacher derrière un faux air de poète maudit qui me trompera personne), je serai riche et célèbre et j'irai faire du consulting auprès de Monsieur Ikea pour lui dire qu'au moins sur Internet on ne devrait pas être autorisé à habiller ses conseillères virtuelles avec un polo jaune aussi moche. Car n'oubliez pas cette leçon d'humilité, malgré son Q.I. d'acarien* et son t-shirt ringard, "Anna peut vous aider".

*Anna n'a pas un Q.I. d'acarien parce qu'elle est une femme, ou parce qu'elle n'a pas lu la Critique de la Raison Pure (je ne l'ai pas lue non plus), mais bien parce qu'elle a refusé vos avances. (n.d.a.)

18 septembre 2005

Mon entraineur

Toujours au plus près de l'actualité tennistique, les dernières nouvelles du front (au sens propre). Aujourd'hui, la suite de la finale de la Fed'Cup qui oppose la France éternelle aux Tsarinnes de toutes les Russies. J'espère que ceux et celles qui auront regardé le match de Mary Pierce contre Anastasia Mystina auront remarqué l'insistance pas très subtile du réalisateur et des commentateurs à commenter ce match comme dans les plus belles années de la Guerre Froide. Pierce-Mystina, c'est un peu comme le match de Rocky (IV) contre le boxeur soviétique Ivan Drago. T-shirt rouge contre T-shirt bleu donc. Sur le côté du cours, l'entraîneur russe, une sorte de Bayrou que l'on aurait plongé dans de l'eau-de-vie (mais non, ce n'est pas un cliché), s'enfonce dans une colère renfrognée et ne regarde plus sa joueuse (ce qui tire des larmes d'émotion à Nathalie Tauziat, solidarité féminine oblige). Mais surtout, ce match fut l'occasion de montrer le visage volontaire et victorieux d'une nouvelle Marianne. Le réalisateur a été très pudique, alternant des plans de Mary Pierce souriante et levant un bras énorme et conquérant avec le drapeau tricolore flottant au vent, le tout en fondu enchaîné. Superbe. Pendant ce temps, la joueuse russe s'énerve, engueule sa raquette; son vieux capitaine se tient le front dans les main, et se gratte la barbe. (ah-ah! et là notre bon ministre des sports qui sort un jeu de mots bien involontaire: "pour la russe, c'était une chute de régime"). On sentait que le retour allait être difficile, en 3e classe ou en soute.
Et là je fut prise d'une angoisse soudaine.
Vous imaginez une soutenance (la vôtre par exemple, ne me portez pas la poisse). Vous êtes seul (e), dos au public, face à un jury éclairé façon Temple Solaire. Et après quelques phrases, votre directeur de thèse vous regarde, les sourcils froncés, l'air grincheux et pensif. Là vous vous dites "j'ai du dire une connerie". Vous continuez, et vous le voyez trépigner, puis lacher s